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 Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]

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MessageSujet: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Dim 30 Aoû - 23:28





[color=#ffffff]Another Day in Paradise
« Oh think twice, ‘cos it's another day for you, you and me in paradise. »


La nuit avait été courte pour l'Officier Vignet. Elle avait passée son heure de repas a chercher un homme près a sortir en expédition avec elle et l'autre intrus, en vain. Elle avait tenter sa chance à nouveau le soir, auprès d'un groupe de soldat jouant aux cartes dans une salle commune mais là encore sa proposition n'avait pas rencontrée un franc succès. Anna avait même fait l'effort d'aller voir Avery pour lui demander son aide mais ce dernier était déjà commencé à puiser dans les résèrve d'alcool et était en trop bonne compagnie pour daigner accorder du temps à sa collègue.

Ok, très bien ! Si personne ne voulait l'aider, alors elle ferait le sale boulot seule. Dès le petit matin elle avait donné un coup de pied dans la porte en métal de la cabine de l'homme pour s'assurer qu'il ne traîne pas sous sa couette, avant de réveiller Avery pour qu'il lui rappelle le nom de l'américain. Matthew Ferguson. Ok. Elle tacherait de s'en souvenir le temps de la sortie.

La militaire avait avalé son jus de fruit en grosse gorgée et mangé son petit déjeuner en deux bouchés avant d'enfiler sa combinaison, son masque et fait une dernière tentative pour enrôler de force Larkin pour la journée. Malheureusement ce dernier était d'astreinte sur le toît et elle se refusa de prendre la responsabilité de lui modifier son affection. Lorsque l’américain s'était montré, Anna n'avait pas dit un mot et avait tourné les talons pour sortir. Non, elle n'estimait pas devoir s'expliquer sur l'absence du troisième soldat. En revanche, elle avait glissé plusieurs couteaus à des endroits stratégiques de sa combinaison, histoire de se défendre si ce soit disant soldat était en fait un psychopathe ou un violeur... Il avait quand même bien une tête de violeur maintenant qu'elle y pensait.

En continuant à marcher, elle lui expliquait le but de cette mission (ou plutôt fabulait puisque l'unique raison de cette balade était de tester ses aptitudes).

« Des infectés ont évoluer dans des directions assez... inattendues. Notre but c'est juste du repérage : on observe et on fait des rapports. On ne tire que si c'est vraiment nécessaire. On ne rapporte rien sauf si je donne l'ordre contraire. »

Elle ne l'avait même pas regardé du voyage et était finalement arrivés dans le centre ville. Ils avaient marchés vite et l'officier décida qu'une pause était nécessaire. Elle s'enfonça dans des ruines et s'installa sur ce qui était jadis des escaliers. Elle soupira : Anna n'avait aucune envie d'être ici, à faire du baby-sitting.


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Dernière édition par Anna Vignet le Mar 15 Sep - 13:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Lun 31 Aoû - 0:18

Matthew avait laissé Anna s'en aller sans dire un mot de plus. Il avait fermé la porte derrière elle, sans même prendre le temps de la reluquer. Il s'était enfermé et préparé psychologiquement à la prochaine sortie. Car s'ils étaient trois, il était surtout en présence de la jeune femme. Elle le détestait. Il ne serait donc pas étonné de se retrouver en joute face à cette dernière. Peut-être même que l'histoire du troisième homme n'était qu'un mensonge. Il le savait mieux que quiconque. Demain serait une nouvelle épreuve. Aussi, posant le livre à côté de son arme de combat, retirant le couteau, il s'allongea dans son lit pour dormir quelques heures.

La nuit fut courte. Entraîné à dormir par session de quatre heures, il se leva bien avant le Centre. Chacun dormait encore et, profitant du silence de la cafétaria, il grignota rapidement un repas. Aussi vint-il à remplir son sac pour la journée d'une tranche de pain ainsi qu'une boîte de conserve. Ce fut ensuite le temps d'une rapide douche, toujours avant que les hommes se lèvent et, avant même que l'enceinte ne s'éveille, il attendait sa responsable et l'autre militaire devant l'entrée et sortie du bâtiment.

** * **

Finalement, ils n'étaient que tous les deux. Aucun autre militaire ne les avait rejoint. Aussi, la mission ne relevait pas d'un nettoyage d'une quelconque zone mais seulement d'un repérage. Pas de quoi briller, en somme. Ce n'était ni de la récup', ni de l'abattage. Comment pouvait-elle espérer tester ses capacités ? Pas de quoi faire ses preuves.

Il s'était tu, tout du long. Equipé de son masque à gaz, qui lui donnait des élans de claustrophobie, marchant dans les ruines du vieux Paris, il observait en silence les débris. Parfois, ici et là, quelques cailloux roulaient encore, sous l'impulsion d'une bourrasque. Tantôt, là, c'était une fenêtre qui tombait, le verre se brisait sous l'usure. Les voitures rouillaient. L'herbe remplaçait l'asphalte. De Paris, il n'en restait que le nom. Car la Belle Ville avait disparu avec la Pandémie.

Une pause fut décidée. Ils avaient bien avancé quand Anna fit le choix de se poser. Avançant dans quelque bâtiment en ruines, s'installant dans l'ancienne cage d'escalier, elle vint s'asseoir. Il ne fit pas pareil. Toujours sur le qui-vive, loin de trouver le lieu sécurisé, il restait à l'affût du moindre indice d'une présence mortelle. Aussi, bientôt, il vérifia chaque pièce et, lorsqu'il tomba sur un Infecté, il usa de son arme blanche plutôt que ses précieuses balles.

_ Merci de m'avoir offert cette sortie, ma'am. » Juste pour essayer d'oublier le silence de son casque. Juste pour effacer le malaise entre les deux. Il ne sait pas vraiment quoi dire. Ils ne sont pas intimes. Elle ne l'aime guère. Autant dire que les bases sont mauvaises, voire inexistantes.

Au loin, on peut entendre le râle d'Infectés qui, d'en haut et d'en bas, se dirigent vers les deux intrus. Pourtant, ni l'un ni l'autre, dans le silence angoissant de leurs casques, n'a encore entendu les monstres. Bientôt, ils seront pris au piège. Une tenaille ingénieuse.
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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Lun 31 Aoû - 17:50





Another Day in Paradise
« Oh think twice, ‘cos it's another day for you, you and me in paradise. »


Anna regardait l’américain. Il s'activa pour vérifier les alentours. Elle le regardait faire, un petit sourire en lèvre. Bien, il ne se débrouillait pas mal. l'officier sorti un gourde de son sac et plaça la paille dans le trou de son masque prévue à cet effet. La combinaison et les protections étaient lourdes et tenaient chaud. Les conditions ne sortie n'étaient pas optimales, fichu épidémie. Il était plus dur d'être efficace ainsi.

« Merci de m'avoir offert cette sortie, ma'am. »

Ma'am... Sérieusement ?! Elle serra les dents mais se retenue de lui cracher son venin. Elle était la pour faire la paix et apprendre à tolérer sa présence. Elle fit un petit hochement de tête pour signifier qu'elle avait entendu.

« Je ne suis pas celle qu'il faut remercier.  »

Non, il fallait remercier les autres membres du conseil, ceux qui avait voté pour qu'on l'accepte parmi les soldats. Elle n'avait rien fait pour lui et elle voulait qu'il le sache. Mais à peine avait-elle finit de parler que ses sens furent en alerte : quelque chose, sûrement des infectés vu la vitesse, approchait. En haut, en bas, Anna comprit vite que la situation était délicate. Elle sorti un couteau, espérant pouvant nettoyer ça sans alerter tout le voisinage. Elle s'était levé, regardant au dessus d'elle.

« Vous avez repéré des issues à proximité ?  »

Elle en doutait, mais on pouvait toujours demander. Elle se plaça dos contre celui de Matthew afin d'optimiser la couverture visuelle.

« Vous gerez le bas, je prend le haut et dès qu'il y a une voie de sortie on fonce. Vous amusez pas à jouer les héros. »

Non pas qu'elle n'aimait pas les actes héroïques, juste que ça ne marchait jamais et ne faisait qu'empirer les choses. Surtout qu'ils étaient bien trop loin pour être secouru... Merde. Anna vu le premier infecté et lui planta le couteau dans le cerveau et le laissa tomber au sol. Derrière lui, trois autres se jetèrent sur elle. Elle repoussa hein le temps de s'occuper du deuxième. Le troisième se prit une lame entre les yeux. En revanche, le premier revint à l'assaut. Anna l'attrapa et chercha à le faire tomber dans la cage d'escalier mais ce dernier était bien plus lourd qu'elle, l'emportant dans le début de sa chute.

La soldat se retrouva ventre contre beton, le bras dans le vide avec un monstre accroché à elle. Son couteau tomba dans les étages, produisant un clink métalique à chaque choc. Putain de merde.


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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Lun 31 Aoû - 22:33

Des Infectés. Nombreux. Cela venait d’en haut. Et d’en bas. Comment avaient-ils donc su qu’ils étaient là ? Le Seal vint à déglutir. Ils étaient cernés. Un instant, l’homme se demandait si tout cela n’était pas qu’un piège soigneusement préparé par la Commandante. Peut-être avait-elle su qu’ils viendraient en nombre. Elle imaginait déjà sûrement s’en sortir sans aucune égratignure et, si les malades ne l’achevaient pas, elle pourrait encore s’en occuper sans que personne ne sache ce qu’il était réellement advenu de l’homme.

Il pensait à ses femmes qui, outre-Atlantique, l’attendaient peut-être encore. Ou peut-être était-il définitivement seul. Cerné d’ennemis et de cette femme. Peut-être était-ce elle qui, de tous, était la réelle adversaire. C’était elle qu’il devait convaincre. Elle qu’il devrait affronter s’il n’était pas à la hauteur de ses attentes. Aussi, sans un mot, il redoutait le moment de l’affrontement. Car, aujourd’hui, il devait faire ses preuves. Il se devait de prouver sa valeur.

Elle lui posa la question fatidique. Des issues ? « On peut sortir par les toits. J’ai vu quelques fenêtres brisées. Il faudra seulement trouver un point de sortie. » Autant dire qu’ils pouvaient courir un long moment et se retrouver finalement acculé sur un toit sans aucun moyen de descendre. Ils ne devaient donc pas tenter leurs chances sur une telle hypothèse. Le mieux était donc de vaincre les ennemis qui se présentaient à eux et de se sortir de ce bourbier.

Soudainement, ils étaient tous les deux l’un contre l’autre. Dos contre dos. Plaçant son arme sur son flanc, dégainant la lame déjà salie par le sang d’un infecté, il se préparait à recevoir la petite troupe surprise. Un premier se présenta. Son couteau de combat se planta dans la tempe sans aucune difficulté et, virevoltant sur le suivant, il passa la lame en travers de la mâchoire et, d’un coup de poignet, fit exploser ce dernier. S’arrachant à son emprise, il botta d’un coup de pied sûr un troisième infecté qui se renversa sur deux autres.

C’est à cet instant que, engagé sur la première marche de l’escalier, il entendit un cliquetis. Se tournant vers l’origine du bruit, il découvrit le couteau de sa partenaire faire une chute vertigineuse, avertissant sûrement tout le voisinage de leur présence. Sifflant dans son casque, il releva légèrement la tête pour découvrir cette dernière dans une position acrobatique. *Ne pas jouer les héros, hein. Ce n’était qu’un avertissement pour moi, je suppose.* Ne disant nul mot, préférant se taire, le militaire recula vers la position de sa partenaire.

Il avait dû opérer un choix. Ou il reculait et sauvait la vie de sa partenaire. Ou il continuait et se dégageait une issue. Deux possibilités qui conduisaient à deux solutions. Dans le deuxième cas, il aurait eu difficile à expliquer la disparition de sa partenaire et il devrait abandonner son poste auprès de l’Espoir. Dans le cas où il lui sauvait la mise, bien qu’elle ne lui serait jamais reconnaissante, elle saurait qu’elle pouvait compter sur lui. Aussi, alors qu’il reculait et continuait de faire face aux quelques Infectés qui montaient – d’ailleurs bientôt rejoint par de nouveaux arrivants ayant entendu l’appel -, il se dirigeait vers sa partenaire.

_ Sorry. Mais je ne peux pas vous laisser mourir. Je vais devoir jouer au héros. » Une idée bien « à la con ». Poussant un soupir devant sa nouvelle brillante idée, le soldat se préparait à exécuter cette dernière. « You gonna have to trust me, Officier Vignet. » Repoussant encore deux Infectés d’un coup de botte bien senti, il se coucha juste à côté de sa partenaire et, lui souriant à travers le casque, il visa de son arme à feu. D’abord le bras, qui explosa sous l’impact silencieux, puis une autre dans la tête, achevant sa cible.

Car son arme était équipée d’un silencieux, il détestait néanmoins user ses balles à tout va. La situation exigeait pourtant qu’il agisse de la sorte. Se remettant illico sur le dos, le militaire exécuta le nouvel Infecté qui s’approchait de lui d’une nouvelle balle. Plus que 25 dans ce chargeur. Il ne lui en restait qu’un dernier, de 40 balles. 65 balles restantes. Relevé, il jeta encore un zombie par-dessus le rebord. Le bruit sourd du crâne qui s’explose sur un étage résonnant bientôt dans le bâtiment abandonné, l’homme s’était remis en position. Remettant son arme à feu sur le côté, reprenant son arme blanche en main, il était prêt à affronter les nouveaux ennemis.

_ Follow me. » D’une tape sur l’épaule de sa partenaire, il se mit en tête de dégager un chemin vers le rez-de-chaussée du bâtiment, avançant avec prudence vers le nouveau palier.

Il devait sortir.
Il ne pouvait pas mourir aujourd’hui.
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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Mar 1 Sep - 0:51





Another Day in Paradise
« Oh think twice, ‘cos it's another day for you, you and me in paradise. »

Elle allait mourir. Elle allait mourir, elle le savait, il n’y avait pas d’autre issue possible. La panique commençait à la gagner, embrouillant son esprit. Anna n’avait jamais pensé finir comme ça, elle devait être là lorsqu’ils sauveraient l’humanité, a quoi ça aurait servi de survivre aussi longtemps dans des conditions pareilles si ce n’était pas pour revoir un jour le monde d’avant ?! L’officier s’était battu chaque jour pour être là à l’Happy End et on la recalait à l’entrée ?! Elle ouvrit aussi grand la bouche qu’elle pouvait malgré le casque. L’air avait du mal à gagner ses poumons. Putain. Elle  ne pleurait pas, elle était énervé et n’était plus sûre de comprendre ce qui se passait autours d’elle. Les secondes semblaient s’écouler tellement lentement…
En revanche, les idées fusaient, mais aucune ne semblait pouvoir lui servir. La première, tenter de se dégager, mais c’était peine perdue : l’infecté était plus lourd qu’elle et risquait de l’emporter dans le vide avec lui. La deuxième, le remonter et aviser après. Mais là encore, son poids la désavantageait et se relever risquait d’attirer l’attention des autres sur elle. Si elle ne dégageait pas ses bras assez vite, c’était foutu. La troisième, se laisser tomber avec lui, espérant qu’il la lâche et priant pour pouvoir attraper quelque chose avant de s’exploser comme un œuf sur le sol. La militaire comprit vite qu’il fallait l’oublier celle-ci.
Une douleur venant de ses bras vint mordre ses nerfs, l’obligeant à serrer les dents. Pitié, dîtes moi qu’il n’a pas entaillé ma combinaison, pitié.

« Sorry. Mais je ne peux pas vous laisser mourir. Je vais devoir jouer au héros. »

Putain, il manquait plus que lui. Va-zy fils de pute, fait le malin. Parles moins et agis plus.

« You gonna have to trust me, Officier Vignet. »

Effectivement she has to. Pas le choix, mais elle s’y refusait. Elle était presque prête à exécuter sa troisième idée plutôt que le laisser faire.

«Le propre du héro c’est qu’il ne sait pas qu’il l’est.  »

C’est fou comme cette dame trouvait toujours un moyen d’être agressive, même dans les pires situations. En fin de compte, là, elle n’avait pas grande chose d’autre à faire que de l’insulter et attendre qu’il fasse ce qu’il avait à faire. Anna prit une grande inspiration et compta doucement dans sa tête. Trois… Il se dégage et s’allonge lourdement sur le sol. Deux… Il sort son arme et se met en position de tirer. Une… Il vise et elle ferme les yeux. S’il frôle sa combinaison, elle risquait l’infection. Zero, le poids qui l’attirait vers le fond disparait soudainement… Putain. Sans accorder un regard à son soit disant héro, Anna se remit sur ses pieds et sorti une des lames cachés dans sa ceinture. De nouvelles armées, elle put se défendre d’elle-même. Son poignet gauche était blessé, sûrement foulé. La précision de ses mouvements laissait à désirer et elle ne pouvait y mettre de la force sans serrer les dents.
La main sur son épaule la surprise et elle faillit l’attaquer d’un coup de couteau.

« Follow me. »

Elle poussa un dernier infecté d’un coup de pied, le faisant tomber. Elle se pencha, vérifiant qu’il tombait bien pour le petit côté plaisir sadique et sourit en voyant son œuvre. L’officier bouscula légèrement le soldat, passant en tête.

«Vous rêvez mon vieux.  »

Ok, il avait bien joué sur son dernier coup, mais ça ne faisait pas de lui le chef de l’opération pour autant. Elle prit son arme et tira vers les infectés qui montaient vers eux. Peu importe le bruit, dans son plan ils ne seraient plus là quand la deuxième vague arrivera. Un passage entre deux ? Elle s’y précipita, jetant un minuscule coup d’œil derrière elle pour s’assurer qu’il la suivait.
Elle perdit pas mal de munition pour atteindre le rez-de-chaussée, mais le plus important était de retourné dans la rue pour ne plus pouvoir être coincé. L’adrénaline était monté : Anna adorait cette sensation.


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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Mar 1 Sep - 9:41

Shit. C’était vraiment une sacrée femme, cette Anna. Alors qu’il venait de la secourir et de lui sauver ses miches de la mort, elle était encore une véritable pain in the ass. Et c’était donc elle la cheffe du groupe ? Comment avaient-ils donc pu accepter un tel Commandement ? Il devait bien l’avouer, elle n’en restait pas une femme fascinante. S’il n’était pas en situation où la mort le guettait, il aurait peut-être pris le temps de l’admirer quelques instants.

Alors qu’elle lui passait devant, lâchant un juron tout droit sorti de son Oregon natal, Matthew savait ce qu’il devait faire. C’était à son tour de défendre le point de sortie dans leur descente. Il devait maintenant s’assurer qu’aucun Infecté ne les suivait de trop près.

Ce n’était pas elle qui avait demandé à ce qu’il ne joue pas les héros ? Alors, pourquoi agissait-elle de la sorte ? Devait-elle donc tant se prouver à elle, autant qu’à lui, qu’elle était bel et bien la meneuse ? Il la trouvait suicidaire d’agir de la sorte. Encore plus d’utiliser son arme à feu de la sorte, faisait connaître à tout le voisinage leur présence. Gardant son couteau dans la main, passant tantôt dans la main gauche, tantôt dans la main droite, il jeta parfois un Infecté par-dessus l’escalier, le faisant s’écraser un peu plus bas.

Si elle avait été sous son Commandement, elle aurait ramassé à leur arrivée au rez-de-chaussée. Ce n’était arrivé qu’une fois dans toute sa carrière qu’un homme agisse de la sorte. Matt’ l’avait alors plaqué contre un muret et lui avait littéralement explosé le nez. Depuis, l’homme s’était retrouvé le nez tordu. Mais, aujourd’hui, il n’était pas l’homme qui donnait les ordres mais celui qui en recevait. Pourtant, il ne pouvait s’empêcher de se demander si elle-même n’avait pas oublié son propre ordre. Ne pas jouer les héros. Ne pas abattre les Infectés.

C’était une mission de reconnaissance. Mais tout cela n’était que de l’abattage à grande échelle, à l’aide d’une arme à feu retentissante. Avec tout ce bruit, ils allaient être accueillis une fois en bas. Se tournant pour voir où se trouvait sa partenaire, il vit déboucher sur un elle, d’un couloir, un autre Infecté. C’était sans compter sur son entraînement d’élite qui, tenant toujours le couteau, récupéra son arme pour faire exploser la cervelle. 64 balles. Il allait encore devoir en utiliser avant la fin, il le savait. Rangeant à nouveau son arme, il continua à garder les monstres à distance.

Rez-de-chaussée. L’arrivée. Mais ils étaient bel et bien là, les attendant. Ils étaient cueillis. Faits comme des rats. Ils n’étaient pas autant au tout début de l’attaque. Elle les avait rameutés par son action. Mais ce n’était pas le moment de trouver un coupable ou de juger son acte. Ce qui était fait ne pouvait être défait. Aussi, rangeant le couteau dans le fourreau dorsal, Matthew s’arma de son fusil d’assaut. Il se mit à faire feu. Une tête. Deux. Trois. Quatre.

Il fut plaqué au sol, face contre terre. Aussitôt, il s’inquiéta pour son casque. Aucune fissure. Merde. Il n’avait plus son couteau en main. La crosse de son arme touchait une côte. Toute sa combinaison le protégeait d’une morsure mais il était incapable du moindre mouvement. Et si les malades commençaient à se jeter sur lui, il craignait pour la solidité de la glace de son casque.

Putain. Il allait crever.
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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Mar 1 Sep - 15:21





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Ce Matthew savait protéger les arrières. Même Anna reconnaissait qu’il arrivait à faire aussi bien que ses hommes. Plusieurs corps étaient tombés des escaliers pour s’allonger sur les dalles de carrelages. En bas des marches, un joli comité d’accueil. Génial, Anna adorait être populaire. Elle grogna et tira de plus belle. Pas le choix, elle ne pouvait pas prendre les combats à l'arme blanche. Elle voyait un passage derrière les corps décomposés. Ils allaient s'en sortir, elle le savait. L’officier concentra ses tirs sur le passage, cherchant à avancer. L’américain tirait lui-aussi à présent, sûrement qu’il avait enfin compris la notion d’urgence. Anna réussissait à ouvrir un couloir très fin entre leur assaillant et allait s’y engager en courant lorsqu'elle entendit un bruit sourd derrière elle.

Elle fit volteface, cherchant le soldat des yeux. Elle ne le trouvait pas. Putain, elle ne le trouvait pas. Son corps battait à toute vitesse mais finalement ses yeux le repérèrent.  Il était au sol, des infectés cherchant à l’atteindre. Anna hésita durant deux secondes. Elle pouvait s’en tirer seule, c’était presque certains. Si elle courrait jusqu’à la sortie, tout irai bien pour la suite. Si elle tentait quelque chose, il y avait une chance sur quatre qu’ils s’en sortent à deux et une autre chance sur quatre que seul l’un des deux puisse retourner au centre. Fait chier. Elle leva son fusil et tira dans la tête d’un infecté qui tentait de mordre le cou du soldat. Le corps lui tomba dessus, faisant obstacle aux attaques des autres.

« Fais-toi oublier quelques instants, tu veux ? »

Dans son plan, il ne fallait pas qu'il bouge de suite. Il était à l'abri pour au moins quatre bonnes secondes. Elle escalada un bout de mur en ruine, se débattant contre les bras qui tentaient de la ramener au sol.  Une fois à l’abri, elle se mit à tirer un à un sur les infectés autours de Matthew, cherchant à lui dégager un passage. De temps en temps elle visait ceux qui lui en voulaient à elle avant de revenir sur l’américain.

« Je te fais un couloir, tu cours. »

Grouilles de te lever, c'était ça le message. Plus question de faire le mort maintenant. Elle rechargeait, recommençait. Ça bouffait les munitions à une vitesse folle mais elle n’avait pas le choix : elle ne pouvait pas s’improviser lanceuse de couteau et n’avait pas d’autre arme. Si cet incapable trébuchait encore sur un cadavre, c’était foutu. Elle avait réussi à créer un chemin, il serait dehors en un rien de temps. L’officier se déplaçait avec précaution sur le haut du mur, arrêtant de tirer le temps de vérifier ses appuis. Il fallait penser à s’éclipser aussi. Anna repéra un trajet qu’elle pouvait faire. Elle commençait à le rejoindre. Elle ne l’avait pas sauvée pour mourir à sa place, ça il en était pas question.  

« On se retrouve dehors, Ferguson. »


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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Mar 1 Sep - 16:32

Soudainement. Un poids mort. Il le savait, Anna venait de faire son travail. Elle venait d’abattre le premier des Infectés, le plus agressif, celui qui aurait pu lui arracher la jugulaire. L’Américain était étonné du geste de sa partenaire. Elle aurait pu le laisser crever. Hier soir, elle l’aurait laissé crever. Mais, son comportement avait quand même changé. Bien qu’elle n’en montrerait rien, n’en dirait rien, Matthew savait. Aussi, dans le silence de son casque, il souriait. Elle ne l’avait pas abattu, non plus. Elle aurait pu. C’était le moment idéal pour l’exécuter. Personne n’était là. Personne ne saurait jamais ce qui était advenu. Mais elle n’avait rien fait de ce qu’il lui aurait prêté comme intention.

Il faisait le mort, ne bougeait pas, attendait le signal. Puis. Elle avait dégagé le couloir pour sa sortie. Aussitôt, il se retourne, bousculant l’Infecté et, reprenant son arme, ouvre le feu. De nouvelles balles tombent. Alors que son chargeur se vide, il récupère son couteau, le plante dans une nouvelle tête. Arrivé à la sortie, il se tourne pour retrouver sa partenaire du regard. Déjà, c’est à son tour de la couvrir. Encore trois balles. Deux. Une. Chargeur vide.

Il n’avait pas le temps de recharger. Ce n’était pas le moment pour une telle idée. Mais il n’avait pas le choix s’il voulait couvrir au mieux Anna. Donnant un nouveau coup de botte dans un Infecté, il se déplaça pour sécuriser la nouvelle position, une fenêtre en hauteur, où elle devrait bientôt se retrouver. Alors qu’il courait vers la nouvelle localisation, il balança son ancien chargeur, plaçant les quarante dernières balles. Un souffle. Il détestait cette sensation d’être tenu à la gorge. Il devait faire attention.

Deux Infectés les y attendaient. Balançant son arme de côté, reprenant son couteau, il le planta aussitôt dans les tempes, avec tout l’entraînement acquis au cours de cette dernière année. Puis, sachant que sa partenaire s’approchait dangereusement du point de sortie, le militaire trouva dans les décombres une échelle sur laquelle elle pouvait s’appuyer pour descendre sans danger. C’est, à la suite de ce dernier mouvement, qu’il reprit son arme à feu, vérifiant que les alentours étaient bel et bien vides.

Lorsqu’elle vint à sortir finalement, les deux soldats se mirent à courir vers un nouveau point d’extraction. A nouveau, il la couvrait. Il la suivait et, à chaque intersection, l’homme visait et, s’il le fallait, abattait silencieusement les ennemis. Bientôt, dans le silencieux Paris, ils se retrouvèrent au rez-de-chaussée d’un ancien hôtel, maintenant à l’abandon. Il y restait encore l’accueil, quelques impacts de balles sur son mur. Et une semi-obscurité. Seul le silence régnait sur ses lieux délaissés. Plus personne ne vivait dans ces appartements. Plus personne pour accueillir la clientèle d’un large sourire hypocrite.

Vérifiant son dernier chargeur, il compta rapidement ses balles. Trente-deux. Shit. Il déglutit. Il en avait usé énormément lors de cette escapade à deux. Ce n’était absolument pas prévu. Aussi, alors qu’il laissa la Commandante s’installer sur un des divans de l’accueil, le soldat vérifia les cages d’escalier. Les ascenseurs étaient encore à quelques étages et les Infectés étaient incapables de les utiliser. D’autant que les coupures de courant étaient quotidiennes. Rangeant de côté son arme, il se dirigea vers sa partenaire et vint s’asseoir en face d’elle. « Thanks. » Il sourit à son adresse. Il n’y avait pas besoin de plus entre les deux. « Vous êtes douée avec votre arme. » Il cherchait seulement à faire la conversation mais, face à lui, une femme distante et froide qui ne voulait pas de sa présence.

Il pouvait tenter de briser la glace, ce serait surtout à elle de le faire. Aussi, se garda-t-il d’en dire plus.
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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Mar 1 Sep - 18:26





Another Day in Paradise
« Oh think twice, ‘cos it's another day for you, you and me in paradise. »


Anna réussissait à avancer, marchant avec précaution sur les ruines. Elle protégeait le cul de l’américain et ce dernier faisait de même avec elle. Le plan marchait plutôt bien. Il avait de la technique et sûrement plus d’expérience que l’officier. C’était pour ça qu’elle ressentait tant de haine envers lui : il savait quoi faire, il n’était pas un homme perdu sans hiérarchie fixe comme la plupart des membres de l’armée après la coupure des communications. Il n’était pas influençable et malléable, c’était un soldat du temps d’avant qui n’avait pas perdu de son caractère. Mais ce n’était pas pour autant que la femme allait lui accorder toute sa confiance. Il l’avait sauvé à un moment où la fuite aurait été de toute façon très compliquée alors que elle, lorsqu’elle lui avait sauvé la mise, elle était sûre de pouvoir s’en sortir indemne.

Les balles fusaient. Ils ne devaient plus en rester beaucoup lorsque les deux sortirent. Mais ils étaient entiers et à première vue leurs protections l’étaient aussi. Les soldats pénétrèrent dans un ancien hôtel, refermant les lourdes portes derrières eux. La pièce était sombre mais leurs yeux allaient s’habituer. Anna fit le tour rapidement de la pièce, vérifiant si parmi les bouts de meubles éparpillés il y se trouvait un objet intéressant et déchirant un bout de rideau.
L’officier s’installa sur un fauteuil, prenant enfin le temps de reprendre son souffle. Ferguson fit une ronde, vérifiant les alentours. Tout avait l’air vide. Bien. Anna posa son arme à côté d’elle, sorti les deux couteaux qui lui restait. Elle avait bien fait de se surarmer finalement. Bien qu’à la base, elle ne pensait pas devoir s’en servir contre des infectés. D’ailleurs, celui dont elle se méfiait autant vint s’installer en face d’elle, lui créant un léger malaise. La femme croisa les cuisses, s’installant plus confortablement dans le fauteuil.

Il la remercia avant d’ajouter avec un petit sourire :

« Vous êtes douée avec votre arme. »

Oui, sinon elle ne serait pas là où se trouve aujourd’hui. Elle ne lui rendit pas son sourire mais son visage s’adoucit légèrement. Il n’allait pas la violer et n’allait pas contredire ses ordres. Anna commençait à assimiler cette idée.

« Merci. Heureuse de pouvoir enfin voir ce que vous valez. Nos sorties sont rarement aussi acrobatique. »

Elle n’avait pas pensé nécessaire de lui dire qu’il se débrouillait bien. Le soldat le savait sûrement, sinon il ne se montrerait pas si arrogant. Ainsi, pour se donner une contenance elle prit la bande de tissus et essaya de se bander le poignet pour le faire tenir en place le temps du retour. C’était douloureux, le bouger était désagréable et le recul de l’arme lorsqu’elle tirait ne faisait que le lui rappeler. Les scientifiques se chargeront d’elle une fois au centre. Ce n’était quand même pas évident de se soigner soi-même sa main maîtresse. Trop lâche, mal placé, elle dû s’y reprendre plusieurs fois et fit tomber son bandage au sol. Elle leva des yeux de petite fille vers Matthew mais se refusa de lui demander de l’aide. Ca ne faisait pas si mal que ça après tout.


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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Mar 1 Sep - 20:18

Le rez-de-chaussée était silencieux. Sombre. Aucune lumière n’illuminait un seul con. Seules deux âmes étaient assises, l’une face à l’autre. Elles étaient armées. Toutes les deux portaient un casque ainsi qu’une combinaison complète qui ne laissait aucune parcelle de peau à l’air libre. A l’intérieur, une chaleur irradiait le corps, donnant souvent l’impression d’étouffer. Cela faisait parfois naître une étrange sensation, proche de la claustrophobie. Après chaque sortie, une douche était nécessaire pour s’enlever toute la sueur accumulée. Certaines personnes prenaient alors le temps de nettoyer aussi l’équipement, préférant ne pas attendre. D’autres attendaient leurs nouvelles assignations avant de s’occuper d’un tel nettoyage.

_ Merci. Heureuse de pouvoir enfin voir ce que vous valez. Nos sorties sont rarement aussi acrobatiques. », avait-elle dit à son interlocuteur. Il avait seulement hoché de la tête. Il n’avait pas répondu de suite, tandis qu’elle s’occupait comme elle le pouvait de son poignet. Seule, elle essayait de remédier à sa blessure. Tout cela était purement interne. Sa combinaison ne s’était pas fracturée et elle n’était donc pas contaminée par le virus. Alors qu’il l’observait se débrouiller tant bien que mal, l’homme, un homme à la carrure entraînée par les années, s’était levé, délaissant son arme à feu. Il s’était assis à côté d’elle et, lui prenant le bandage des mains, doucement, sans la brusquer, il se mit à lui faire un soin propre.

_ Cela m’a rappelé une mission à Marrakech. Excepté que les opposants étaient encore bien vivants. », vint-il à dire, sourire aux lèvres tandis qu’il s’occupait de son bandage. Prenant soin de faire attention à sa partenaire, il réagissait à chaque fois qu’elle sursautait ou qu’il la sentait se raidir. Le but n’était pas de l’effrayer ou de la faire souffrir mais qu’elle puisse tenir son arme sans en ressentir une trop large gêne. « Cela m’avait manqué de faire équipe. » Alors qu’il finit le bandage et qu’il se relève déjà pour reprendre sa place, il ajoute encore quelques mots. « Heureux que ma première sortie ait été en votre compagnie, Boss. »

Alors qu’il se posait de nouveau face à sa Commandante, le militaire était réellement fasciné par les aptitudes de cette dernière. Il l’avait peut-être plus mal jugée qu’il ne l’aurait cru. Mais, à ses yeux, il comprenait la raison qui avait poussé cette dernière à obtenir le Commandement du Centre. Elle avait les capacités, la volonté et la ténacité nécessaire. Nul doute que sa force de caractère avait convaincu chacun. « Je crois que … » Un bruit assourdissant se fit entendre. Il savait ce que c’était. Pour avoir passé autant de temps à l’extérieur, il reconnaissait trop bien ce son pour ne pas y être habitué. Des avions de reconnaissance. Ce n’était donc pas le moment de sortir.

_ Et si nous visitions le bâtiment, Cheffe ? On pourrait peut-être nettoyer l’endroit et en faire un abri futur ? » Il jette cela sans être certain qu’elle l’écoute réellement. Peut-être même va-t-elle encore refuser de l’écouter et n’en faire qu’à sa tête. Après tout, elle ne pouvait pas le supporter. Toute idée venue du militaire, elle devait la rejeter et faire en sorte qu’elle venait bien d’elle. Il avait bien compris l’astuce et, prenant son arme, il s’engagea vers la première cage d’escalier.

Là-haut, dans les étages, un vase venait de se briser …
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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Mar 1 Sep - 22:59





Another Day in Paradise
« Oh think twice, ‘cos it's another day for you, you and me in paradise. »

Sans qu’elle ait besoin de parler ou demander, Matthew se leva pour se déplacer à côté de l’officier. Avec douceur, il prit le relais pour le bandage. Lentement et en s’y appliquant, il passa les tissus autours du fin poignet.  Anna aurait voulu le faire seule. Elle aurait préféré ne pas montrer sa faiblesse de poignet et gérer cela seule. Elle n’aimait pas se sentir assisté mais là, elle avait eu besoin d’aide et il était venu. De façon totalement incohérente, Anna lui en voulait presque de cette attention. Pourtant, son visage s’était adouci et elle le regardait faire paisiblement.  Parfois, lorsque ses doigts touchaient une partie sensible, elle serait les dents mais ne disait rien, attendant que la douleur passe.

Ferguson commença à raconter une histoire de guerre sur Marrakech que la militaire écouta poliment. Pour elle, ils n’étaient pas assez proches pour échanger leur expérience en rigolant et en buvant, de la nostalgie plein les yeux. Il souriait. Anna observait son visage, cherchant à comprendre ce qu’il ressentait. Pendant combien de temps avait-il été seul dehors ? Son histoire, surtout celle des derniers mois étaient vague. Ce mystère piquait la curiosité mais également la pitié d’Anna. Elle-même avait eu une année particulièrement difficile pourtant elle avait vécue dans un complexe de recherche encore électrifié et doté d’un confort sans pareil. Alors quand on avait vécu seul dans les décombres…

« Heureux que ma première sortie ait été en votre compagnie, Boss.»

Elle lui fit une esquisse de sourire et fit un petit mouvement de la tête pour le remercier. Pour un citoyen d’outre-Atlantique, il se montrait respectueux et elle commençait à apprécier ça, d’un point de vue totalement professionnel.  

« Vous serez de nouveau de sortie bientôt. »

Elle l’avait dit de façon un peu sèche, comme d’habitude, pourtant cette fois c’était un compliment déguisé : il avait fait ses preuves, Anna lui accorderait la confiance nécessaire pour le laisser sortir en compagnie d’autres hommes et de scientifiques. Bien que dans un premier temps, il serait sûrement sur les mêmes sorties qu’elle, elle ne faisait confiance en personne d’autre pour le garder à l’œil.

Matthew se releva du fauteuil pour s’installer à sa place initiale. L’officier le suivit des yeux. Alors que l’homme s’apprêtait à briser le silence, un vrombissement le força à se taire. Anna soupira, tous les habitants de Paris savaient reconnaître ce bruit annonçant un avion. Hors de question de sortir maintenant. Personne ne savait ce qu’ils faisaient ou cherchaient, mais tout le monde préférait rester à l’abri. Elle se redressa et s’approcha d’une fenêtre pour observer discrètement ce qui se passait. Trois avions. Ils finiront par s’éloigner.

« Et si nous visitions le bâtiment, Cheffe ? On pourrait peut-être nettoyer l’endroit et en faire un abri futur ?»

Elle fit oui de la tête sans le regarder et attrapa son arme pour la mettre en bandoulière. Anna se dirigea vers les pièces à l’arrière du bâtiment mais fut stopper par une porte qui résistait. Son poignet n’aidant pas, elle ne parvenait pas à l’ouvrir et préféra utiliser la manière forte en se jetant l’épaule la première plutôt que demander de l’aide une nouvelle fois. Finalement, elle n’était pas si coincée que ça et l’élan d’Anna la fit tomber sur le sol après avoir ouvert l’accès. L’officier de leva, le visage rouge de honte et retirant la poussière de sa combinaison pour se donner un semblant de contenance. Le pire, c’était qu’elle avait fait ça pour un pauvre placard à balais…


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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Lun 7 Sep - 12:22

Elle avait seulement hoché positivement de la tête à sa proposition. Elle ne l’avait pas non plus remercié pour son geste. Sûrement qu’elle était trop fière pour oser s’abaisser à un tel aveu. Il ne lui en voulait pas. Il avait saisi la femme. Une militaire qui avait dû trouver sa place au sein d’un groupe fait d’hommes. Une femme froide et dure en apparence mais qui, derrière ce premier masque, se montrait sensible. C’était maintenant à elle de montrer qu’il ne s’était pas trompé sur sa question.

Alors qu’elle se levait déjà à la suite de l’idée proposée, Matthew la suivit dans son geste. Reprenant son arme en feu sur ses gardes, il plaça le couteau dans sa main gauche. Aussi, se mit-il en formation et, la suivant un instant, il prit sur sa propre gauche pour se rendre dans la cage d’escalier tandis qu’elle continuait vers les locaux du fond. Aussitôt, la crosse contre l’épaule, il leva la tête pour poser son regard dans les obscurités des différents étages.

Silence. Même le vent ne soufflait plus. Il n’entendait que sa propre respiration dans son casque. Une nouvelle sensation. Cette claustrophobie qui l’attrapait à la gorge. Il suffoquait à nouveau. Se concentrer sur ce qui se passait devant lui.

Une marche. Une autre. Une troisième. Le silence continuait de l’engourdir. Il étouffait. Il le consumait tandis qu’il s’enfonçait un peu plus dans les ténèbres du premier étage. Matthew déglutit péniblement. Il déteste cette sensation. Une porte devant lui. Il se pose contre le mur, s’y plaque et, écoute. Rien. Aucun bruit. Même l’Officier Anna Vignet ne semble plus donner aucun signe de vie. Se serait-elle aussi engouffrée dans le silence ?

Dans sa tête, il compte les secondes. Trois. Deux. Un. Il bouge. Un couloir vide. Quelques tâches ensanglantent les murs blancs de l’édifice. Là, à quelques mètres, une porte est entrouverte pour découvrir les ténèbres. Aucune lumière. Aucun signe de vie. Un instant, il hésite à descendre à nouveau. Il déteste toujours autant marcher dans les décombres de l’ancienne civilisation. Faire demi-tour est une possibilité. Mais que penserait la Commandante ? Alors, observant la cage d’escalier silencieuse une nouvelle fois, il s’enfonce dans les ténèbres de ce couloir.

Il pousse une première porte qui donne sur une chambre. Vide. Nul bagage. Nul lit défait. Elle lui donne l’impression de ne pas avoir vécu l’Apocalypse et, sous son masque, l’homme sourit. Il se rappelle sa lune de miel. A s’y méprendre, il se serait cru encore en vacances. Jusqu’au moment où le miroir lui renvoie son reflet. Une armure. Une arme à feu. Un masque. Il n’était pas en vacances. Il ne l’était plus depuis longtemps. Il détestait cette nouvelle assignation qui l’avait envoyé loin de sa famille. Loin de ses filles. Aussi, se détournant de cette scène mélancolique, l’homme ferma la porte, voulant préservant à jamais ce bijou.

Ouvrant une deuxième porte avec la même précaution, il découvrit une toute autre scène. Ici, les bagages avaient été balayés par la fureur. Là, il pouvait voir une chemise. Ici, c’était une ceinture. S’avançant encore, il pouvait même découvrir quelques vêtements féminins, telle une robe ou un chemisier. Un couple avait été chassé de ces lieux par l’Apocalypse. Aussi, dans sa tête, il s’imaginait cette nouvelle situation où le couple, apeuré, cherchait à survivre. Eux aussi, la Pandémie avait eu raison d’eux. Comme tout à chacun, à sa façon particulière.

Il était temps d’ouvrir une troisième porte. Là encore, il s’imaginait un couple être balayé. Il entendait les cris. Il ressentait la tristesse des lieux abandonnés. Il détestait ce travail. Il détestait cette Pandémie. Il détestait ce Nouveau Monde. Et, plus que tout, il détestait sa mission.

Une quatrième porte lui fit découvrir un triste spectacle. Deux Infectés y avaient été soigneusement enfermé. Rapidement, d’un geste expert et habitué, Matthew se débarrassa des deux morts. Il était habitué à ces combats. Il était tellement habitué par ses propres gestes qu’il les effectuait sans y penser. Il les connaissait.

C’était la dernière porte. Deux Infectés. Trois chambres retournées et une dernière qui semblait tout droit sortie d’un rêve. Il hésitait à la mentionner. Puis, vérifiant la cage d’escalier et ses hauteurs, il se rendit auprès d’Anna qui se trouvait encore au rez-de-chaussée. « Premier étage dégagé. Deux Infectés dans la Chambre 04. La 01 est dans un état impeccable. »
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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Lun 7 Sep - 18:35





Another Day in Paradise
« Oh think twice, ‘cos it's another day for you, you and me in paradise. »

Il s’était éloigné. Alors qu’Anna se relevait péniblement, sans l’aide de son poignet douloureux, elle se rendit compte que le militaire n’avait pas assisté à la scène. Il avait dû comprendre que ce n’était qu’un placard sans intérêt et se diriger autre part… L’officier soupirait. Pourquoi pensait-elle avoir quelque chose à prouver ? La jeune femme avait gagné le respect de bien d’autres hommes en étant elle-même, faisant ce qu’elle pensait être bon et utile. Certes, il était plus vieux qu’elle d’au moins cinq années, si ce n’est plus, mais ce n’était pas le seul dans le laboratoire… Il était nouveau. Il apprendra tôt ou tard que c’était elle qui avait dirigé les bombardements et il ne pourrait pas comprendre. Ceux qui n’étaient pas là lorsque la situation avait dégénéré ne pourraient jamais comprendre. C’était donc ça, Anna avait peur du jugement que les autres portaient sur ses actes et cherchait à renvoyer une image assurée, sachant toujours ce qu’elle faisait. Une image partiellement faussée, en somme.

La demoiselle sortie de ses rêveries pour fouiller rapidement la petite pièce. Des produits ménagés poussiéreux, des balais, quelques étagères cassées. La militaire en ressortit, jetant un regard derrière elle pour maudire silencieusement cette porte. Elle se dirigea vers une porte qui menait à la salle de restauration, vérifiant si son collègue n’y était pas déjà. Le silence répondit à sa place. Elle en fit le tour rapidement, scannant du regard chaque objet. À vrai dire, elle cherchait la cuisine. Là, ils devraient trouver quelques boîtes à rapporter, peut-être même une bouteille de gaz si cette dernière n’était pas trop lourde.

Mais encore une fois, les portes n’étaient pas de son côté. Cette dernière, déformée par le temps et les intempéries restaient bloquées dans le cadre et l’épaule d’Anna lui suppliait de ne pas refaire le même coup que la dernière fois Elle savait qu’elle allait avoir un bleu le lendemain, elle ne voulait pas risquer de se démettre un membre en plus. . Une casserole tomba de l’autre côté du mur : un infecté, si ce n’était plusieurs, devait y être coincés. L’officier tourna les talons pour revenir à la première salle. Matthew y pénétra en même temps qu’elle, venant probablement de l’étage.

« Premier étage dégagé. Deux infectés dans la Chambre 04. La 01 est dans un état impeccable. »

Elle le regarde des pieds à la tête. Il ne transportait rien. L’officier comprit qu’il n’y avait rien à récupérer et ne posa pas la question. Dieu seul sait pourquoi, la fatigue lui était tombée dessus d’un coup. La lassitude de se rendre compte qu’on joue un rôle, l’envie d’abandonner son masque et de mettre la partie en pause un instant. Anna se retenait devant le soldat qu’elle connaissait encore peu, mais elle avait envie de s’asseoir dans un coin, ramener les genoux contre elle jusqu’à ce qu’ils touchent son masque et les entourer de ses bras. Elle resterait comme ça, silencieuse, jusqu’à ce qu’ils puissent rentrer au centre où elle s’enfermerait dans sa cabine pour quelques heures.

Sauvant un peu les apparences, elle s’avança près des canapés et se laissa lourdement tomber sur le premier à sa portée. D’un geste de tête soulevant ses cheveux, la militaire désigna le fond du bâtiment.

« La porte des cuisines est bloquée, je n’ai pas pu y jeter un œil. On y retournera avant de partir. Ça ne presse pas, je suppose, on va être bloqué ici pour quelques heures encore. »

Elle se pencha en avant, posant les coudes sur ses cuisses et prit son visage dans ses mains. La cheffe de l’opération ressentait une envie de sommeil qu’elle devait combattre.


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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Lun 7 Sep - 22:05

Anna s’était largement calmée. Ou, pour le moins, le militaire ressentait une différence dans son comportement. Elle n’était plus la femme agressive qui tentait de se prouver, autant à lui qu’à elle-même, qu’elle était la supérieure. Elle était une autre femme, sans qu’il ne sache ce qu’elle était exactement. Sûrement resterait-elle encore un mystère durant un temps. Mais, pour le moment, il semblait au soldat qu’ils s’étaient trouvé un terrain d’entente.

Sûrement par mesure de précaution, la Commandante ne voulait pas sortir avant un moment, leur laissant ou le temps de découvrir l’hôtel ou d’apprendre à se connaître. Pourtant, Matthew ne savait comment réellement s’y prendre. C’était sa femme l’être sociable du couple. Elle qui faisait en sorte que le couple était invité ici et là. Il avait toujours eu le mot pour rire une fois qu’il était introduit. Mais, il était encore face à une étrangère. De surcroît, une étrangère qui se considérait comme supérieure. Autant dire qu'engager la conversation avec elle relèverait d’un sacré défi. Défi qu’il n’était pas prêt d’assurer.

Alors qu’elle allait s’asseoir dans les divans du rez-de-chaussée et qu’elle expliquait la situation, l’Américain déglutit un court instant avant de prendre la parole. Il ne se sentait pas encore assez à l’aise pour se permettre d’être en présence de la Commandante dans une telle position. Il ne doutait pas un instant qu’elle pourrait le comprendre. Aussi, s’approchant de quelques pas, il prit la parole brièvement. « Je vais aller vérifier les deux autres étages, m’assurer que la situation est sans danger. »

Sans plus attendre, tournant les talons et reprenant son arme en garde, la main gauche tenant et la poignée et le couteau, il s’élança à l’assaut d’un deuxième étage entièrement vide. Les quatre chambres qui composaient le couloir noir étaient inhabitées. Bien qu’il y avait eu de la vie à un moment, tout cela avait disparu.

Aussi, alors qu’il montait vers le troisième étage, Matthew s’attristait de la situation. A une époque, l’hôtel devait être une de ces places fréquentées et fréquentables, où les jeunes couples se rendaient pour passer quelques nuits de folie dans le Vieux Paris. Certains s’y rendaient pour se retrouver une nouvelle jeunesse. Mais tout cela n’était plus. Loin des rires et de l’animation de l’époque, le silence et la mort rôdaient dans ces couloirs sombres.

C’était le tour du troisième et dernier étage. Les quatre portes étaient ouvertes, à la surprise du soldat. Aussitôt, il vint à se raidir. Ses sens en alerte, son ouïe autant que son audition et sa vue sur le pied de guerre, il s’élança à travers les quatre chambres. Vides. Toutes. Soudainement, il se rendait compte qu’il avait fait preuve d’une forme de négligence. Vouloir s’assurer de la sécurité d’étage demandait obligatoirement deux personnes. Seul, la cage d’escalier se trouvait sans surveillance. Or, là, en bas, Anna se reposait quelques minutes.

Son cœur battant brutalement à la chamade, à se rompre les veines, il s’élança dans les escaliers, sans faire attention à ce qui pouvait bien surgir du couloir assombri. Courant à perdre haleine, son arme à feu jetée dans le dos, il sauta les quatre dernières marches d’un trait. Aussi, arrivé au rez-de-chaussée, il découvrait une scène qu’il avait toujours eu peur d’observer. S’avançait vers la Commandante un Infecté. Ni une, ni deux. Délaissant son arme à feu sur le sol même, Matthew plongea sur son adversaire, comme il l’avait tant fait au collègue, plaquant brutalement l’ennemi à terre. Et son couteau de s’enfoncer dans la tempe.

Se retenant d’un accès de colère, il vint s’empêcher à ravager le visage de l’Infecté. Bien qu’il n’était plus un humain à proprement parler, Matthew respectait encore l’âme du défunt et de l’homme qui devait vivre auparavant. Aussi, se relevant vers une Anna interrogative mais encore assise, il exposa la situation aussi clairement qu’il le pouvait. « Il s’est faufilé dans mon dos pendant que je surveillais le deuxième étage. C’est de ma faute. » Aussi, allant reprendre son arme à feu, il continua. « Excusez-moi d’avoir mis votre vie en danger. »
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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Mar 8 Sep - 0:07





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Si Anna n’avait pas été en situation nécessitant son attention, elle se serait laissé sombrer dans le sommeil. Elle avait un coup de barre. Ce n’était pas son corps, mais bel et bien psychologique. Quand on commençait à créer une brèche, cette dernière devenait vite un canyon sans prévenir. Putain, pourquoi avait-elle eu besoin de réfléchir à ça maintenant ?! La militaire souffla dans ses mains, réchauffant son visage. Comme si ça allait changer quelque chose… Elle n’allait pas faire une crise existentielle et changer de tout au tout, alors pourquoi se torturer ? La jeune femme soupira de plus belle, s’enfonçant un peu plus dans le canapé et ramenant ses genoux contre elle. Elle avait à peine fait attention à ce que l’Américain lui avait dit, mais il était parti. Il l’avait laissé seule et l’officier comptait en profiter pour se réveiller un peu. Ça ne lui ressemblait pas de faiblir de la sorte. Cette fin du monde l’affectait plus qu’elle ne voulait bien l’avouer.

Un bruit la mit en alerte, Anna releva la tête. Un infecté avançait vers elle, la mâchoire pendant au bout d’un lambeau de peau. En une fraction de seconde, elle avait récupéré son arme, mais avant qu’elle ait le temps de viser et tirer que la chose était au sol, plaqué par le blond. La militaire ne put s’empêcher de sourire en voyant la scène, la surprise n’ayant pas encore totalement quitté son regard. Elle était loin de la jeune princesse sans défense qu’il fallait secourir, mais l’attention était bonne.

« Il s’est faufilé dans mon dos pendant que je surveillais le deuxième étage. C’est de ma faute. Excusez-moi d’avoir mis votre vie en danger.  »

Elle était loin de la jeune princesse sans défense qu’il fallait secourir, mais l’attention était bonne. Mais là, elle n’avait pas la force de montrer les crocs. Passer pour un chien de garde demandait plus d’énergie qu’on pouvait imaginer. Dépliant les jambes pour poser ses pieds au sol, prenant ainsi une position plus ouverte. D’un signe de tête en direction de l’autre fauteuil, elle lui signifia de s’asseoir également. De toute façon, il ne leur restait que ça à faire, ou visiter cette cuisine… Non, Anna n’en avait pas le courage.

«Restez un peu en place. Nous commençons tous les deux à faire des erreurs, autant limiter la casse. »

L’officier avait pris sur elle pour dire le « tous les deux ». Elle avait fini par accepter l’idée qu’il était bête de se battre pour quelque chose qu’il avait dû constater. Sa fierté l’avait emporté toute la sortie, lui faisant commettre plusieurs bourdes.

Machinalement, elle ramena les genoux contre elle et les entoura de ses bras. Elle aimait bien cette position, lui créant une espèce de bulle d’intimité. Elle regardait l’homme sans émotion dans le regard. Elle le regardait, c’était tout. Il fallait bien poser ses yeux quelque part.

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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Mar 8 Sep - 18:41

Elle ne lui fit nulle remarque. Elle n’avait rien dit sur son manque d’attention. Elle s’était seulement relâchée. Dépliant ses jambes vers le sol, elle l’invita à se poser, lui aussi, durant quelques minutes. Comme elle le soulignait à juste titre, il se mettait à commettre des erreurs. Puis, ce fut le silence. Elle vint se taire. Aussi, alla-t-il s’asseoir en face d’elle.

Retirant l’arme de son épaule, et rangeant son couteau dans son fourreau dorsal, le militaire posa ses coudes sur ses genoux et, en avant, observa la militaire se fermer lentement. Elle était pour le moins étrange. Fascinante. Mais mystérieuse. Il se demandait comment elle en était arrivée à devenir une telle personnalité. Qu’est-ce qui avait construit son identité ? Comment vivait-elle cette Apocalypse ? Bien que des questions se chevauchaient dans l’esprit blond, il se taisait encore.

Finalement, il s’abandonna au fauteuil. S’y adossant un peu plus, détendant quelques instants les muscles raides de concentration, il poussa un soupir dans son casque. Il détestait ce dernier. Il détestait l’équipement. Il ne désirait qu’une chose, retrouver la liberté de l’Ancien Monde. Mais il devait faire avec les nécessités que lui imposait ce Nouveau. Croisant les mains, la tête en arrière vers le plafond noir, il se mit à parler légèrement.

_ You know, Boss, je n’ai pas demandé à être une plaie pour vous. Être mercenaire, », c’était sa couverture. Il ne pouvait pas lui révéler son exact rôle. Il aurait aimé le lui dire, lui faire savoir qui il était en réalité. Et bien qu’il avait abandonné sa mission, il doutait qu’elle puisse lui faire confiance. « Cela nous apporte une grande liberté de mouvements. Mais il manque l’ordre, la discipline, que l’armée nous apporte. Nous sommes souvent traités comme de vulgaires chiens assoiffés, cherchant une guerre où opérer. J’en ai connu quelques-uns qui en perdirent leur humanité. » Il disait vrai, parlant de quelques expériences personnelles. « Quand je suis venu à Paris, ce n’était que pour discuter avec un contracteur. Il avait déployé quelques moyens impressionnants pour me contacter et j’avais accepté de le rencontrer en personne. Deux jours après, la ville était évacuée avant les bombardements. » Il parle sans aucune émotion particulière. Certes, il était bloqué en ces lieux. Mais il croyait encore en quelques phénomènes pour le sortir de ce pétrin.

_ Quand je suis revenu sur la city, je me suis installé dans l’appartement où aurait eu lieu la rencontre. Ma valise avec mes armes personnelles s’y trouvait encore. J’ai pu me défendre. J’ai largement usé mes munitions, sans y prêter attention. » Puis il posa son regard sur son arme. « Cela fait quatre mois que je fais attention à cette arme. » Se posant de nouveau sur ses coudes, un petit sourire aux lèvres. « Vous avez fait un sacré travail. Il y a deux mois, alors que je faisais une reconnaissance, j’ai entendu deux adolescents parler de votre petite organisation. J’ai commencé à observer votre établissement et lorsque j’ai voulu sauver votre homme, j’ai échoué. J’osais espérer qu’il puisse me faire entendre mais cela a été un échec cuisant. »

_ And you, what’s your story, Boss ? »
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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Mar 8 Sep - 20:40





Another Day in Paradise
« Oh think twice, ‘cos it's another day for you, you and me in paradise. »


Le regard des deux militaires se croisa un instant, alors que l’Américain acceptait de s’asseoir en face d’elle. Anna se demandait s’il le faisait parce qu’il l’avait pris comme un ordre ou parce qu’il pensait lui aussi que c’était la meilleure chose à faire : attendre. Il bougeait trop et Anna prit ça pour un malaise, mais peut-être se trompait-elle. C’était juste qu’elle ne voyait pas l’Américain comme quelqu’un capable de rester en place plus de 3 heures. Matthew soupirait, remuait, regardait le plafond pendant que l’officier le fixait toujours. Est-ce qu’elle cherchait à l’analyser ? Non, elle n’était pas douée pour cela, c’était connu. Elle l’observait, c’était tout.

« You know, Boss, je n’ai pas demandé à être une plaie pour vous. »

La militaire ne put retenir un soupir à son tour. Trois raisons : c’était des excuses ça ? Allez mon grand, tu peux mieux faire. Deuxièmement, s’il ne voulait pas être une plaie, il aurait pu tracer son chemin au lieu de rentrer le complexe. Enfin, troisièmement, un début comme ça, ça signifiait qu’elle allait avoir le droit à la suite de son histoire. La femme avait l’habitude des militaires et ces derniers arrivaient toujours à un point où ils racontaient leur vie, pourquoi ils avaient choisi ce boulot et blablabla. Ce n’était franchement pas sa partie préférée des soirées. Pourtant, Anna l’écouta. Elle était poussée par sa curiosité et – toujours et encore – sa fatigue de se montrer froide.

L’Américain commençait à parler de son choix de vie. Heureusement que le masque camouflait la partie inférieure de son visage, car la supérieure grimaçait en l’entendant parlé. Les mercenaires étaient la pire espèce de charognard, l’équivalent d’une pute qui consomme des munitions. Aucune loyauté propre, c’était à celui qui payait le plus cher. On ne pouvait jamais croire un mec qui acceptait de tuer des gens pour payer son loyer et une robe à sa pétasse de copine. Sans que la jeune femme ne s’en rende compte, ses yeux commençaient à lui jeter des éclairs. Peut-être qu’il n’aurait pas dû rappeler son job, elle commençait presque à l’apprécier.

Il évoqua le bombardement et Anna finit par détourner le regard, préférant observer avec une attention toute particulière le carrelage… Est-ce qu’il savait la source de tout ça ? Sûrement… Il devait la juger, Anna en était sûre, il ne pouvait pas comprendre pourquoi elle avait fait ce choix. La femme serra les dents, se retenant de lui sauter à la gorge. Il devait penser qu’elle était un monstre putain. Ce n’était pas le cas, mais impossible de l’expliquer à quelqu’un qui n’avait pas subi ce qu’elle avait subi. Reposant ses pieds sur le sol, l’officier posa ses coudes sur ses genoux et prit ses tempes entre les mains. Anna se concentrait sur sa respiration et sur la voix de Matthew. Il était passé à un autre chapitre de sa vie et elle devrait faire de même. Bien qu’entendre que cet incapable n’avait pas réussi à sauver un de ses hommes ne l’apaisait pas réellement.

« And you, what’s your story, Boss ?»

La mâchoire encore serrée, elle répondit à sa question en le regardant dans les yeux :

«Je suis militaire, je l’étais avant ma naissance et, par les temps qui courent, je me vois mal me reconvertir comme fleuriste. »

À peine avait-elle marqué le point final que l’officier se levait pour s’approcher de la vitre. Appuyant son épaule gauche contre, malgré la douleur liée à l’épisode de la porte, elle réfléchit. Oui, à aucun moment la jeune Anna ne s’était demandée ce qu’elle voulait devenir. Son père était militaire et pour la femme, il était naturel de faire de même. Personne ne l’avait forcé et elle ne regrettait pas son choix. Ça devait quand même être vachement chiant de faire des bouquets toute la journée pour des mecs qui voulaient s’excuser auprès de leur femme pour leurs infidélités…

« Au fait, si vous voulez vous intégrer, faites-vous discret sur votre… Occupation… D’avant. »

Là, sa voix était franchement sèche. Comme si Anna lui en voulait d’être mercenaire. Il avait piétiné le début de confiance qu’elle lui accordait en ressortant ça sur la table. Elle l’avait su pourtant, mais elle était passée outre et là, boum, c’était plus douloureux que se prendre une baie vitrée dans le visage. Ses yeux fixaient le ciel, suivant le mouvement du dernier avion les survolant.


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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Dim 13 Sep - 13:12

L’ambiance s’était refroidie. Anna s’était refermée aussi sèchement qu’à chaque début de conversation. Matthew ne s’en étonnait même plus. Il avait compris le personnage. Elle ne parlerait jamais d’elle et, à l’évocation du fait qu’il pouvait être un mercenaire, elle s’imaginait sûrement un personnage recherchant seulement le profit. Elle devait voir en lui une espèce d’être corrompu par l’argent, un homme qui aimait la guerre et le combat.

Comment réagirait-elle quand elle apprendrait la vérité ? Devait-il seulement lui apprendre ? Il se rendait compte à quel point la situation était plus délicate. Soit il lui apprenait la vérité sur sa première mission, tout en lui faisant savoir qu’il l’avait abandonnée à la chute des mondes, et il perdrait toute possibilité de confiance. Soit il vivait dans le mensonge constant. Chaque possibilité était aussi affreuse l’une que l’autre et devoir gérer cette pression ne l’aidait pas à se concentrer. Analysant en silence, réfléchissant, il cherchait encore une autre solution. Mais il n’en existait aucune. Soit il vivait dans le mensonge et elle apprendrait à lui faire confiance. Soit il lui apprenait son premier mensonge ainsi que la vérité de sa présence et elle ne pourrait jamais lui faire confiance. Soit il devait faire attention à tout ce qu’il disait. Soit il prenait le risque d’être mis au ban.

Aussi, alors qu’elle finissait de se faire cassante, elle se levait à nouveau pour se diriger vers la fenêtre. Un dernier avion survolait encore une ville désertée par les vivants, habitée par les morts. Ou, en tout cas, c’est ce que les avions viendraient encore à croire cette fois-ci.

En effet, il voyait mal la Commandante devenir une fleuriste professionnelle. Sûrement qu’il s’y connaissait peut-être même davantage qu’elle en ce qui concernait ces beautés florales. Aussi, alors qu’elle était dos à lui, il n’avait pu s’empêcher d’un sourire amusé de l’imaginer telle. Anna fleuriste, même lorsque le monde serait reconstruit, ceci ne pourrait se voir. Peut-être même était-elle plus militaire qu’il ne l’avait jamais été. Elle vivait et respirait le soldat dans chacun de ses mouvements. Peut-être avait-il perdu cela lorsqu’il était devenu un « Black Ops ». Ou était-ce lorsque Paris était tombé qu’il s’était mis à penser différemment ?

Alors qu’elle avait le dos tourné, l’Américain n’avait pu s’empêcher d’arrêter son regard sur les fesses de la Commandante. Puis il avait aussitôt relevé le regard. Embarrassé de la regarder, elle, de la sorte. Embarrassé de voir en elle une femme. Il ne devait pas penser à elle comme une femme. Juste une militaire, une soldat, une Commandante. Il s’était un instant demandé comment sa femme gérait la situation ? S’était-elle trouvé un compagnon pour la protéger ? Echangeait-elle ses services corporels pour sa propre protection ? Il redoutait ce que ce monde avait pu faire à sa femme.

Aussi, s’abandonnant à la contemplation, le soldat se releva, remettant la lanière de son arme à son épaule. Il se redressa de toute sa taille et, s’approchant de la porte de sortie, s’arma de son couteau de combat. Il devrait le nettoyer une fois rentré au Centre. Alors qu’elle lui donnait une nouvelle réponse, qui sonnait davantage comme une remarque ou un conseil mal avisé, Matthew se décida à réagir comme elle le faisait avec lui. « D’accord, Boss. »

Il ne dirait plus rien. Il ne ferait que l’écouter et cela s’arrêterait là. Il avait fait un premier pas, voire plusieurs, vers sa partenaire du jour. Elle avait décidé que ce n’était ni le jour, ni le moment et s’était largement refermée. Aussi, écoutant une partie de sa rancune, Matthew vint à réagir aussi froidement qu’elle l’avait jusqu’à maintenant. Il était resté souriant et avait accepté être traité comme un inférieur mais il s’était rendu compte que cela n’avait servi à rien. Elle continuerait de le voir comme telle. Alors, à quoi bon traiter avec ce genre de personnage ?

Patientant devant la porte en silence, il attendait les prochaines directives.
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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Dim 13 Sep - 15:08





Another Day in Paradise
« Oh think twice, ‘cos it's another day for you, you and me in paradise. »


Anna n’avait pas besoin de se retourner pour savoir qu’il s’était levé du fauteuil. Le dernier appareil quittait le ciel de la ville, laissant le silence redevenir maître. Elle le fixait temps qu’elle put, mais il finit par ne devenir qu’un point noir dans le ciel. L’homme derrière elle semblait différent, sa réponse avait été plus brève, plus froide. Il allait bouder comme un gamin parce que la cheffe n’avait pas été douce et gentille avec lui ? Han…L’officier avait bien mieux à faire que traîner avec un vieux mercenaire décontenancé. Elle soupira et se retourna, s’approchant des sièges pour y récupérer ses affaires.

« On nettoie les cuisines et on rentre. Demain, vous serez affecté dans les sorties d’Avery Wright.
»


Et tu n’auras plus affaire à moi. Je te refilerai à mon collègue et tu pourras faire autant le con que tu veux, ça ne sera plus mon souci. Elle n’avait pas besoin de jouer les baby-sitters avec un trentenaire jamais content. Ce comportement l’énervait plus qu’il ne devait et la militaire mit ça sur le compte de la fatigue. Ces dernières heures avaient été mouvementées et lui avait permis de comprendre que malgré ce que le major Larkin lui disait, elle ne parviendra jamais à faire ami-ami avec quelqu’un d’autre que lui.

Le femme parti, la première en direction des cuisines, le fusil en main. Malgré le bandage, elle sentait son poignet gonflé et devenir de plus en plus sensible. C’était bien son jour… En revanche, Anna ne jugea pas bon d’informer son coéquipier de ça. Il boudait, très bien, qu’il reste silencieux. La fatigue, la lassitude et la déception lui faisaient faire des erreurs. Ce n’était pas la première de la journée, il fallait croire que cet Américain lui portait la poisse et l’empêchait de se concentrer. L’Officier s’immobilisa en arrivant devant la porte et se mit en position de tir.

« Ouvrez là, je m’occupe de ce qu’il y aura derrière. »

Le principal atout d’Anna n’avait jamais été sa force. Elle s’était montrée endurante, rapide et agile, mais dans certaines situations rien ne pouvait compenser son poids de petite fille. C’était pour ça qu’elle devait toujours faire équipes avec des hommes plus bruts qu’elle, quitte à ce qu’ils soient machistes ou incapables de prendre une initiative. Il était rare qu’un soldat accepte de faire plus d’une sortie à la suite avec elle… Comme Matthew refuserait certainement de se plier à ses ordres une nouvelle fois. Ça la blessait, sans comprendre pourquoi.


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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Dim 13 Sep - 15:36

Elle lui faisait savoir que, dorénavant, ils ne travailleraient plus ensemble. Sûrement en avait-elle déjà eu assez du personnage qu’il était. Ou elle lui faisait déjà assez confiance pour le filer à quelqu’un d’autre. Etrangement, il semblait au militaire que la première idée était la bonne. Elle ne l’aimait pas et lui avait déjà fait assez ressentir cette impression d’être une personne de trop dans la pièce. Déjà la veille, dans sa cabine. Aujourd’hui, dans cet hôtel. Peut-être était-il plus convenable de prendre de lui-même la porte et de coller à l’image du mercenaire qu’elle devait se faire. Un être crapuleux, égoïste et égocentrique. Elle n’avait pas cherché à le connaitre, mais uniquement ses capacités. Maintenant, il serait affecté ailleurs et elle n’aurait plus à le revoir.

Alors qu’il pensait qu’ils repartiraient en silence vers le Centre, elle décida de nettoyer la cuisine avant de s’en aller définitivement. C’était à lui d’ouvrir la porte de la dernière pièce et elle s’offrirait le luxe de nettoyer les quelques Infectés qui devaient se trouver à l’intérieur, comme on pouvait parfois l’entendre. Hochant de la tête, jouant son rôle de soldat, il répondit. « Compris, Boss Vignet. » Il avait perdu son sourire, jouait le robot qu’elle attendait. Il avait l’enthousiasme qui l’avait accompagné tout le long et se concentrait uniquement sur sa mission et sa sortie. Peut-être en était-elle affectée. Peut-être en était-elle-même heureuse. S’approchant donc de la porte, une main sur sa M16, tenant fermement son couteau, il vérifia que la serrure était bel et bien fermée. Puis, d’un coup de botte, il défonça la porte de ses gonds qui, lentement, s’écroula sous son propre poids. Se repliant derrière le mur, il laissa Anna s’engager la première.

Bon dieu. Qu’elle était jolie.

C’était à son tour de s’engager. Il devait éviter d’user les balles de son arme. Il ne lui en restait plus énormément. Son dernier chargeur. Quand elle s’enraillerait, ce serait définitivement la fin. S’il pensait que ce serait l’histoire de quelques secondes, Matthew s’était trompé sur la blessure de sa partenaire qui semblait en souffrir plus qu’elle n’avait osé lui en parler. *Faut que tu fasses encore ta femme forte, hein !* Il aurait dû se douter que son poignet n’était pas adapté à une telle situation. Aussi devait-il aussitôt réagir.

Mettant son arme à l’épaule, il fit feu. Une balle en pleine tête. Une autre. Un troisième. Un quatrième échappa à sa vigilance et se dirigea vers Anna. Bientôt, dans la cuisine, quelques anciennes casseroles tombèrent. C’est à ce moment-là qu’il se tourna pour découvrir la Commandante dans une position plus qu’inconfortable. Trois. Non, quatre Infectés se dirigeaient vers elle. Elle était cernée. Elle était blessée. Aussi, de trois bonnes enjambées, il posa son arme sur la tempe d’un premier, lui explosa la cervelle qui éclaboussa la visière de son casque et, glissant dans le dos de la jeune femme, planta son couteau dans un puis deux Infectés.

C’était fini. Silence. Un simple regard vers sa partenaire. Aucune fureur. Aucune colère. Juste une profonde empathie pour elle. Il ne put se retenir d’un sourire. Il appréciait les aventures. Pourtant, il garda le silence. C’était uniquement elle, par son comportement, qui avait jeté un froid plus glacière entre eux. C’était à elle de briser un peu sa propre glace. Hochant de la tête, il retira le couteau planté dans la tête du dernier Infecté puis il se mit à attendre les nouveaux ordres.
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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Lun 14 Sep - 23:11





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Anna pouvait reprocher énormément de chose à l’Américain : son arrivée, son caractère souvent insupportable, mais il restait un soldat obéissant et efficace. Vous ne l’entendrez jamais le dire, mais elle le pensait. Il ouvrit la porte comme elle lui avait demandé (ou ordonné) et la militaire put entrer en première, tirant sur le premier infecté en serrant les dents. Sa blessure devait vraiment sensible et douloureuse. Le jet de douleur du premier tir, la surprise et elle faillit lâcher un petit cri. Alors qu’un deuxième s’approcha d’elle, l’appréhension la gagna le temps d’une seconde. L’officier devait l’éliminer, mais la peur de la douleur le ralenti sans qu’elle le veuille. La deuxième balle, tout comme les suivantes partaient à un rythme lent, trop lent.

D’autres détonations. Elles ne provenaient pas de son arme. Anna eut un léger grognement. Il se sentait obliger d’intervenir hein… Au fond, elle savait qu’il avait eu raison. Les infectés s’amassaient devant elle, l’obligeant à reculer. Ses pieds rencontrèrent des ustensiles de cuisine jonchant le sol et eut de mal à garder l’équilibre. Trois de ses balles partirent dans le plafond, la rendant encore plus nerveuse. Elle ne contrôlait rien. Elle n’avait pas pu contrôler l’arrivée de ce type et depuis se produisait une réaction en chaîne. Anna cherchait tellement à avoir la maitrise des choses que tout lui échappait : la sortie, le soldat en lui-même et maintenant son état physique. Après les dernières nuits de merde, la jeune femme aurait dû savoir qu’elle ne devait pas sortir et en temps normal, elle l’aurait compris. Mais ce n’était pas un temps normal et l’officier devait arrêter de rejeter la faute sur lui. Là, c’était elle et elle seule qui merdait, il se débrouillait plutôt bien et sauvait son cul moulé dans sa combinaison pour la deuxième fois de la journée…

Lorsque les deux soldats furent les derniers survivants, les détonations stoppèrent. Anna baissa son arme, mais resta immobile, les yeux dans le vide. Son estomac était noué, elle aurait voulu se tourner vers le soldat pour le convaincre d’une voix un peu plus aigüe qu’à la normale que rien de tout ça n’était dans ses habitudes, qu’elle n’était pas un mauvais soldat et encore moins une mauvaise personne. Elle l’aurait certainement fait si ça avait eu la moindre chance d’arranger son cas et le jugement que Matthew devait avoir d’elle. Sachant que ça ne ferait qu’empirer les choses, elle resta là, immobile, à serrer les dents. Anna ne pouvait pas même contrôler l’opinion des autres à son sujet.

L’émotion redescendant, la militaire se déplaça dans la cuisine, à la recherche d’un sac. Il était plus qu’évident qu’ils trouveraient des choses à ramener et aucun des deux n’avaient de quoi transporter des couteaux et des conserves. Elle se baissa pour en attraper un, abîmé et pas très résistant qu’elle apporta jusqu’à la porte du garde-manger. En évitant soigneusement de regarder le militaire – plus par honte que par mépris – la femme attrapa ce qui était fermé hermétiquement et se penchant pour le ranger dans le sac. Son poignet la ralentissait, mais elle ne se plaindra pas.

«C’est le genre de journée qu’on ferait mieux d’oublier.»

Aucun des deux ne l’oublierait, l’officier ne se faisait pas d’illusion. Matthew garderait cette première impression de la militaire pour toujours, puisqu’il ne travaillerait plus avec elle à l’avenir. C’était peut-être mieux ainsi. Elle devait lâcher prise. Elle était fatiguée par toutes ces erreurs et cet après-midi-là, elle n’aurait plus la force de se battre contre lui.

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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   Mar 15 Sep - 12:44

Le silence s’était abattu dans la cuisine mais ni l’un ni l’autre ne se regardait. Ou plutôt, elle ne préférait pas le regarder. Il avait posé son regard sur elle. Non point un regard condescendant, mais rassurant et délicat. Il ne lui demandait rien. Il savait qu’il n’aurait rien d’elle. Pas un remerciement. Pas une remarque positive. Haussant les épaules, le soldat n’en demandait pas autant. Il avait compris sa Commandante. Alors qu’il faisait le tour des cuisines, vérifiant bien chaque angle, il laissait la femme prendre les victuailles disponibles.

Aucun signe d’un quelconque Infecté. Bientôt, elle lâchait une phrase courte, sur le fait qu’ils devaient oublier cette mauvaise journée. Elle. Pour elle, tout ceci n’avait été qu’une mauvaise journée, sûrement en grande partie à cause de la présence de l’Américain. Aussi, remettant son arme en bandoulière et rangeant son couteau, il se tourna vers elle pour lui répondre. « Une bonne journée. Je ne risque pas d’oublier. Dommage que l’on ne remette pas ça à une prochaine fois. » Car oui, la Commandante avait finalement décidé de l’affecter ailleurs, sûrement pour faire en sorte qu’il ne soit plus une gêne pour elle.

Encore une fois, il lui montrait qu’il arrivait à l’apprécier. Elle avait pu lui rendre la vie misérable et pourrie, il avait gardé le bon côté et se souviendrait de leur sortie. Pour elle, il avait usé autant de balles qu’au cours de ces quatre mois. Mais, ça, elle ne pouvait pas le savoir.

Alors qu’elle se dirigeait vers la sortie, sans lui demander son avis, le soldat lui prit le sac des mains et, montrant la sortie, lâche encore quelques mots. « Je vous couvre. » Il sourit. Comme toujours. Loin d’être de la condescendance, il se montre encore positif en sa présence. Puis, se mettant dos à elle, il se met à réellement couvrir leur sortie. « As I always say, it’s another day in paradise, boss. »
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MessageSujet: Re: Another day in Paradise - Part 2 - Avec un blond un peu beau mais un peu chiant quand meme [Terminé]   

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