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 Prier le ciel [PV Etienne Verney // Sairina Kementari]

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MessageSujet: Prier le ciel [PV Etienne Verney // Sairina Kementari]   Dim 25 Oct - 11:22

Précédemment

Carnet de notes

Le Louvre est désert.

À un moment, un groupe de survivants semblait s'y être établi, les "Sauveurs" dont on m'avait parlé. Mais je suis arrivé trop tard, ils ne sont plus là.

Je n'ai pas trouvé de traces de combats. Qui que soient les occupants des lieux, ils sont partis vite mais de leur propre volonté. Sans doute pour un repaire plus sûr, ou offrant plus de ressources.

Les couloirs du Musée sont plongés dans le silence et l'immobilité, si on excepte les quelques infectés qui déambulent ici et là. Heureusement ils sont rares. On trouve aussi quelques restes de vie, mais rien d'utile. L'endroit a été fouillé, avant et après le départ de ses habitants.
Le groupe qui vivait là devait être assez nombreux. Je finirais peut-être par les retrouver, ailleurs en ville. Du moins c'est ce que j'espère.

En attendant une piste, le Louvre constitue un bon abri. Je suis déjà là depuis deux jours. Les rues ainsi que les bâtiments proches ont été fouillés, mais dès qu'on s'éloigne on peut trouver des ressources.

Je ne suis pas le seul à chercher dans le coin. Près des Halles j'ai trouvé un cadavre frais. C'était un gars jeune, à moitié dévoré par les infectés, étendu les bras en croix sur le bitume, fracassé comme un pantin dont on aurait coupé les fils. Manifestement il a chuté du bâtiment voisin. Il avait une casquette rouge, comme son sang.

Je me suis tout de suite demandé s'il était tombé ou s'il avait sauté de son plein gré, pour en finir. C'est le genre de pensées qui me viennent parfois, quand je passe trop de temps seul. On finit vite par se demander quel est le sens de continuer... Alors que tout ou presque a prit fin. Mais ça doit être ce presque qui fait la différence. Je suis encore là, non?

Le gars à la casquette n'avait pas de sac à dos, mais un couteau papillon à la ceinture et une vieille batte rouillée. Donc j'étais sûrement le premier à le trouver. Je suis entré dans le bâtiment le plus proche pour chercher le reste de ses affaires, ou pour comprendre ce qui lui était arrivé, je ne sais plus bien.
J'ai dut tuer pas mal d'infectés là-dedans, avant de retrouver le sac du gamin, abandonné près d'un trou béant dans la façade. Il avait eu le temps de ramasser des conserves et des médicaments, mais je n'ai pas trouvé de quoi passer une nuit dehors. Peut-être qu'il appartient à un groupe, un de ces clans dont on m'a parlé, qu'il a voulu ravitailler en solo. À moins qu'il n'ait planqué ses affaires ailleurs, au cas où il ferait une mauvaise rencontre durant sa collecte.

Si je prend la peine d'écrire tout ça, c'est aussi parce que quand je mourrais, peut-être que quelqu'un lira ces lignes. L'idée de la mort devient plus supportable quand on sait qu'on laissera une trace, même quelque chose d'aussi dérisoire qu'un petit carnet.

Le gamin à la casquette n'en avait pas lui, alors j'écris aussi un peu en son nom.

Il n'a pas sauté. Je crois qu'il était blessé vu les traces de sang à l'étage, cerné par les infectés. Sa fuite a dut lui voler ses dernières forces. Sur le sol traître et inégal, il a sûrement trébuché. La chute l'aura achevé.

Le monde qu'on connaissait a été détruit, la mort rode partout et nous guette tous. Pourtant il reste de la vie et de l'espoir. Et dans le ciel de Paris, les avions volent encore.

J'ai encore une chose à faire ici. Ensuite j'irais chercher ces Sauveurs, s'ils existent encore.

Journal de Dague, Août 2023



La chaleur de l'été montait en même temps que le soleil. En ce matin Parisien, aucun vent ne venait rafraichir la ville. La journée s'annonçait caniculaire.
Éparpillés sur le parvis, les éclats de verre  de la pyramide du Louvre brillaient comme des pierres précieuses. Fracassée par les obus, la structure se dressait toujours au milieu de l'esplanade, témoin estropié des ravages de l'épidémie.
On aurait put croire les ruines silencieuses du château désertes, si des dizaines de draps n'avaient pas été étalés sur le sol inégal de la cour.

Soigneusement fixés au sol par de grosses pierres, les tissus n'étaient manifestement pas là depuis longtemps, ni déchirés, ni usés. Sur le grand rectangle formé par l'assemblage, on avait peint un message à la peinture rouge, trop grand pour être lu facilement depuis le sol.
L'auteur de l'étrange œuvre d'art restait invisible, et la cour du Louvre était déserte. Pourtant une silhouette observait bien les lieux, posté derrière une fenêtre miraculeusement épargnée par le bombardement.

Dague avait choisit un endroit en hauteur d'où il pouvait surveiller la cour, tout en ayant le soleil dans le dos. De cette façon un observateur qui lèverait la tête depuis le sol serait ébloui et aurait plus de mal à le repérer dans la demi-pénombre qui régnait à l'intérieur.
Le survivant s'était assis dans un fauteuil confortable récupéré quelques étages plus bas. De temps en temps il balayait l'esplanade, grâce aux jumelles militaires posées sur ses genoux.
Derrière lui, le bureau de l'ancien propriétaire des lieux prenait la poussière. Mikaël avait dégagé tout ce qu'il y avait dessus, pour ne laisser que son masque à gaz et un gros talkie-walkie noir.

La découverte de cette radio sur un militaire infecté près des Halles avait été le point de départ de son nouveau plan. Bien sûr il avait fallu trouver une batterie compatible, ce qui avait été tout sauf une partie de plaisir. Mais c'était absolument nécessaire. Les sauveurs et les soldats dont on lui avait parlé n'étaient pas ici, et il avait déjà eu maille à partir avec les Hyènes. Plus question d'arpenter la ville au hasard en espérant tomber sur des survivants.

Les avions, eux, étaient partout. Toute la difficulté était de les contacter...

Le Louvre formait un bon point de repère, visible du ciel. Malheureusement en l'absence de vol nocturnes il ne pouvait pas utiliser de lumière qui aurait immédiatement attiré l'attention.
Après deux jours d'efforts, il avait finit de rassembler les éléments nécessaires, draps, peinture et surtout radio fonctionnelle.
Maintenant que son message était en place, il n'avait plus qu'à attendre qu'un avion survole les lieux. Le reste dépendait entièrement de la réaction du pilote en lisant les quelques mots lancés vers le ciel.

Survivants non infectés – contacter sur FR-10-25-2


Bien sûr ils pouvaient ignorer le contact. Mais quoi qu'ils cherchent pendant leurs survols, un relais au sol ne pouvait être qu'utile. D'autant que d'après les solitaires qu'il avait croisé, l'activité s'était beaucoup intensifiée dernièrement.
Il avait environ trois heures de batterie. Pas le droit à l'erreur.

L'attente se prolongeait en silence, quand un mouvement en contrebas attira soudain l'attention de Dague. Cela avait été plutôt rapide, mais il lui avait bien semblé avoir vu une silhouette se déplacer avant de disparaitre de son champ de vision.
Il attendit un petit moment, jumelles balayant la zone, puis il décida de descendre. Peut-être n'était-ce qu'un infecté, ou un survivant pacifique. Mais il ne pouvait pas prendre le risque que "on" s'en prenne à son message.

Au plus fort du chaos, l'armée avait bombardé la capitale sans pitié. Chez les survivants, il doutait que ces avions soient très populaires, et son message pouvait lui faire des ennemis. Sans compter que les draps le signalait à d'éventuels pillards hostiles. Ils sauraient sans erreur possible qu'au moins un autre être humain se trouvait dans le Louvre.

Après avoir vérifié son pistolet, Mikaël se leva. Il attrapa son masque à gaz dont il recouvrit son visage, et après un instant d'hésitation, il mit la radio dans la grande poche arrière de son gilet tactique. La priorité restait toujours de contacter les avions...

-Ça aurait été trop facile, grommela-t-il sous son masque.

Malgré la chaleur qui allait en augmentant, il portait toujours son capuchon noir et était entièrement couvert. Il souffrait peu de la température et préférait la protection qu'offrait ses vêtements plutôt que d'exposer sa chair.

Il s'engagea dans le dédale de couloirs et d'escaliers qu'il commençait à connaitre, tout ses sens en alerte, prêt à dégainer. Malgré ses efforts de discrétion, il lui semblait que chacun de ses pas résonnait comme un coup de feu. Dans les couloirs déserts de l'ancien musée, le silence était lourd et collant. Quelque chose qui n'aurait jamais put exister avant la fin du monde.

Le Louvre était immense, et même avec une vague idée de l'aile où chercher la silhouette qu'il avait aperçu, Dague aurait put tourner des heures sans croiser l'intrus ou l'intruse. Sans compter que parvenir à l'autre bout du château d'un pas prudent n'était pas l'affaire d'une minute.
Tout en progressant, il jeta un coup d’œil par une des fenêtres. Son message était toujours là, et la cour semblait déserte. Avec un peu de chance, "on" avait pas remarqué les draps étendus, de loin.

L'inconnu lui était apparu du côté de l'aile occupée par les précédents habitants du château, les sauveurs. Rien d'étonnant, le reste des lieux avait été méticuleusement fouillé et vidés de toute ressource utile. Dague s'était servit des draps stockés dans des dortoirs de fortune pour écrire, mais n'avait pas trouvé grand chose là bas non plus. Les pillards étaient passés, de nombreuses fois avant lui.

Il était au premier étage et avançait, sur ses gardes, quand un bruit attira soudain son attention, non loin de lui. Quelqu'un ou quelque chose avait remué un objet. Sans même y penser il avait dégainé son pistolet silencieux.
Suivant la provenance du son, il s'approcha doucement, rasant les murs.

Une fois qu'il fut sûr de la pièce où se trouvait l'intrus il risqua un rapide coup d’œil à l'intérieur. Une seule personne. Humain ou infecté? Ami ou ennemi?

Dague décida de ne pas prendre de risque. Il entra, pointant son arme sur l'inconnu.

-Bonjour, lança-t-il poliment. Retournez vous lentement, les mains en évidence.

Conscient du caractère brutal de ce premier contact, il ajouta après quelques secondes de réflexion:

-S'il vous plais. Je veux juste voir à qui j'ai affaire avant de ranger mon arme. On est jamais trop méfiant de nos jours.

Le moment de la rencontre entre survivants était toujours délicat. Un rien pouvait faire basculer une discutions paisible en tentative de meurtre. La plupart de ceux qu'il avait rencontré s'étaient révélés pacifiques, mais sa mésaventure avec les Hyènes le rendait plus prudent.
Mais celui qu'il avait devant lui semblait appartenir à la première catégorie. Pas de tatouages ou de style agressif qu'il avait vu sur les pillards de la Tour. Il baissa son arme, sans la ranger.

-Je m'appelle Dague, lança-t-il plus cordialement. Qu'est ce que vous faites ici?
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MessageSujet: Re: Prier le ciel [PV Etienne Verney // Sairina Kementari]   Sam 31 Oct - 21:34

Partir prendre l’air était ce dont il avait besoin, cela faisait bien trop longtemps qu’Etienne était confiné dans la piscine, sa répugnance envers les enfants ne l’aidait pas bien au contraire, il se retrouvait souvent enfermé dans ce qui lui servait d’atelier pendant des journées entière ne sortant que pour prendre des nouvelles des autres avant de replonger dans son antre, en soit seul la compagnie d’Ebi le sortait de son habitude. C’était donc par une matinée plutôt ensoleillée qu’il avait décroché son fusil du mur et c’était habillé en conséquence : ses chaussures de marche son treillis gris et son demi-masque.  Le jeune homme avait porté à sa ceinture une cartouchière dans laquelle il avait rangé quelques lames chargeur, une vingtaine de balles au total sans compter celle dans l’arme elle-même. Ce n’était pas une sortie de combat donc dans sa propre vision cela suffisait amplement. C’est donc d’un pas décidé qu’il franchit les portes de la piscine, le fusil sanglé dans le dos et la baïonnette à la ceinture. Les sauveurs qui surveillaient l’entrée ne firent aucune difficultés à le laisser passer de toute façon ils savaient très bien que rien n’arrêterai le jeune homme
Etienne parcouru les rues désertes pendant un bon moment, les zombies se faisaient rare voir quasiment inexistant, à croire que quelqu’un c’était amusé à les chasser de la zone, errant donc au détour des rues de Paris il finit par tomber au bout d’un moment devant le Louvre, l’ancien sanctuaire des sauveurs. Malgré la catastrophe il était encore un bon état, à croire que les bombes l’avait évité. Pendant un petit moment l’artisan se tînt devant le musé avant finalement de se décider à rentrer dedans. Fixant d’un mouvement sec la baïonnette il franchit les portes brisées.
Le bâtiment était poussiéreux à souhait à croire que les sauveurs n’avaient jamais pensé à faire le ménage, ou bien que la poussière revenait en très peu de temps. Les bottes de l’armurier crissaient sur les gravats, dans un bruit qu’il aurait préféré éviter, et les quelques lames chargeur dans ses cartouchières tintaient désagréablement à ses oreilles, pour lui il faisait autant de bruit qu’un orchestre symphonique au complet. De plus son fusil bien trop long le gênait, de par son poids et par sa longueur qui faisait parfois frotter le bout de la baïonnette contre un mur. C’était d’ailleurs pour ça qu’Etienne marchait de préférence dans les larges couloirs. Les puits de lumière permettaient de voir les contours dans la pénombre, bien que difficilement. C’est pour cela qu’il faisait régulièrement des pauses pour écouter les alentours. Les zombies n’étaient pas vraiment discret et l’armurier pouvait faire jouer de son titre avec les autres  car mieux valait un artisan en vie que mort ces temps-ci. Fort heureusement les zombies n’étaient pas attirés dans cet endroit et les pilleurs semblaient avoir vidé l’endroit depuis longtemps si bien que c’était le plus souvent le silence qu’il entendait excepté de temps en temps la cavalcade d’un rat paniqué par la présence du jeune homme.Etienne prit bien soin d’éviter la cours principale du Louvre passant d’une fenêtre à l’autre du plus rapidement qu’il put. Mais au bout d’un moment une voix s’éleva derrière lui avec le bruit distinctif d’une culasse armée
Etienne devant l’arme levé du reconnaitre son impuissance et leva le canon du mosin-nagant en l’air, l’arme était ridiculement grande avec sa baïonnette en place, si bien qu’il ne pouvait pas vraiment lever les deux mains en l’air, il se contenta juste de poser l’arme sur une de ses épaules et de montrer l’autre main à l’homme en face de lui. Ce dernier était un peu plus grand que lui et pointait vers lui un pistolet automatique de modèle militaire vers lui .Étonnamment il n’avait pas la tenue caractéristique de l’Espoir ce qui éveilla la curiosité du jeune homme. Le masque antiparticule encore sur le visage  il s’empressa de répondre à la question.


-Etienne Verney, ex-armurier et peut être ex-sauveur, en somme je ne vous veux aucuns mal enfin même si dans le cas présent je ne suis pas vraiment en position pour. Dans tous les cas je ne suis pas des Hyènes ou des zélotes religieux du coin.

Venait donc la question pour laquelle il n’avait pas vraiment de réponse…  Qu’est-ce qu’il faisait là au juste ? De l’exploration ? De la détente ? Ou bien même du pillage ?  Pour dire vrai il n’en savait strictement rien il était venu dans cet endroit par pur hasard, errant au milieu des rues dévasté à la recherche de quelque chose. À croire que tout ce temps passé chez les sauveurs lui avait retiré toute motivation. Bon bien sûr il y avait Ebi, la seule raison qui le maintenait encore chez les sauveurs…

-En fait je crois ben que je suis là totalement par hasard, j’ai juste vu un drap en passant par là. Vous tentez de prévenir les avions qui passent ? Vous connaissez les gars qui sont là-haut ?

C’était peut-être la raison de son équipement aussi inhabituel, quoi qu’il en soit Etienne eut pendant un court moment un petit espoir de sortir de là, même si malgré les apparences de gentillesse de Dague Etienne gardait un petit recul. On ne savait jamais ce qui se passait dans la tête d’un survivant
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MessageSujet: Re: Prier le ciel [PV Etienne Verney // Sairina Kementari]   Mar 3 Nov - 18:00

Profitant de la lumière qui filtrait de l'extérieur, Mikaël examina son "hôte". Le survivant portait une tenue militaire grise camouflage. Il était un peu plus petit que lui et son visage était à moitié couvert par un masque de protection. De grosses lunettes renforcées étaient relevées sur sa tête.
Mais ce qui attira immédiatement le regard de l'ancien militaire, c'est le long fusil à la crosse en bois que possédait l'inconnu. Un fusil de précision à la conception ancienne et surmonté d'une baïonnette réglementaire. Il retint un sifflement admiratif. Alors qu'il travaillait encore au stand de tir, avant l'épidémie, il avait vu défiler des armes de collection, mais celle-ci avait un grain particulier: elle était en activité, toujours prête à tuer bien longtemps après la mort de ses concepteurs.

L'autre ne fit même pas mine de s'en servir, obéissant aux injonctions qu'il lui avait donné et répondant poliment aux questions de celui qui le menaçait un instant plus tôt. Ex armurier et ex sauveur? Ça expliquait au moins son fusil, même si le reste n'était pas clair. Mais bientôt, il se mit à son tour à poser des questions.

Vaguement gêné, Dague décida de rester flou. Il ignorait encore à qui il avait affaire, et vu les ravages causés par les bombardements, son interlocuteur pouvait aussi bien haïr les appareils qu'espérer leur secours.

-Y a pas grand chose à perdre à essayer, non? lâcha-t-il en prenant une pose plus détendu, l'arme vers le sol. En fait j'étais surtout venu ici à la recherche des Sauveurs... Puisque tu n'es pas venu faire un truc précis, peut-être que tu peux m'aider?

Il était passé au tutoiement, estimant que la distance de politesse n'avait plus vraiment de raison d'être. Tout en parlant il observait la réaction de l'autre à la mention de son "peut-être" ancien clan.
Après quelques secondes de silence, Mikaël ajouta:

-Je ne suis pas en ville depuis longtemps, et j'avoue que j'aurais bien besoin d'informations. Par exemple qui sont ces... "Zélotes"? On ne m'avait parlé que des Hyènes et des Sauveurs jusque là. Et qu'est ce qui s'est passé pour qu'ils foutent le camp comme ça?

Il hésita à sortir la photo de Johanna, mais préféra attendre de pouvoir mieux observer son "nouvel ami".

-Écoute Étienne, t'as l'air plutôt sympa. On pourrait rester ensembles jusqu'à ce qu'un avion nous survole et que j'essaie de le contacter? J'ai même à manger pour deux si t'as faim. En échange si tu me parlais de la ville?

Sa proposition était murement calculée. Il ne pouvait pas laisser l'autre repartir, et risquer qu'il n'ameute d'autres survivants si il était hostile à son idée ou tout simplement pour lui prendre ses affaires. De plus ça lui donnait une bonne occasion d'en apprendre plus sur Paris et le survivant...
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MessageSujet: Re: Prier le ciel [PV Etienne Verney // Sairina Kementari]   Sam 7 Nov - 17:09

Etienne ne put s’empêcher de remarquer le regard de Dague sur son arme, il était vrai que l’arme était vénérable, fabriqué en Russie en 1940, alors qu’un conflit mondial ravageait encore le monde. L’arme avait fait un long chemin avant d’atterrir entre les mains du jeune homme. Surement beaucoup d’années à attendre dans une caisse qu’un nouveau propriétaire ne lui permette à nouveau de tirer. Cela avait été sa première arme, car  à l’époque moins cher que beaucoup d’autre et se révélant tout aussi efficace. Bien sûr il y avait eu quelques amélioration dessus, notamment un changement de chaque composant qui avait semblé corrodé ou défectueux. Si bien que l’arme fonctionnait comme si elle venait de sortir de l’usine. C’était le seul objet qu’il avait conservé depuis son adolescence, une sorte de souvenir qui c’était avéré bien utile ces derniers temps. Même si à son grand désespoir, trouver des munitions était devenu une chose rare. Bien sur là encore l’artisan avait un plan, mais qi devrait attendre un temps plus propice.
Devant les réponses de Dague, le jeune homme adopta une posture similaire, rangeant son fusil dans son dos après avoir pris soin de le désarmer, pas question de gâcher une balle dans un tir involontaire. Concernant la proposition de l’homme il l’a pris plutôt bien.


-Il faut juste espérer que ces avions-là ne nous larguent pas des bombes dessus, mais oui, on ne perdra rien à essayer, ne serait-ce que pour savoir ce qu’ils font depuis un moment. Concernant les sauveurs, ils sont partit, pas trop loin mais il y a un peu de marche…. Et comme tu m’as l’air plutôt sympathique je vais essayer de t’aider au mieux. En quoi puis-je t’aider ?

Il écouta avec attention les questions, visiblement Dague n’était pas ici depuis très longtemps et semblait ignorer l’équilibre des pouvoirs de la région, il se fit donc une joie de l’expliquer.

-Pour les Fils de Jean ? Personne ne le sait vraiment, ils sont partis abandonnant leurs QG du jour au lendemain, le vieux en haut nous l’avait signalé assez tôt mais du peu que j’en sais personne n’en a de nouveau entendu parler… à croire qu’ils ont fini par trouver dieu. Concernant les sauveurs c’est un peu plus sordide : il y a peu de temps les sauveurs étaient dirigée par un jeune homme, dont je ne connais pas le nom, je n’étais pas encore dans le groupe. À ce que j’en ai compris ce dernier a été assassiné et exposé devant le Louvre en guise d’avertissement aux Sauveurs. Bien entendu je te laisse deviner qui a fait le coup. Bref les sauveurs ont décidés de déménager dans un endroit plus vivable.

Dague cachait peut-être quelque chose, mais après les nombreuses semaines d’ennui profond, Etienne ne le remarqua même pas préférant s’enjouer de la proposition de Dague, le genre d’occasion qui ne se représentent pas deux fois.

-Vas pour ! Il y à bien trop longtemps que je suis confiné chez les sauveurs, ça me permettra de chercher comment sortir de tout ça, et j’accepte la proposition du repas, autant en profiter non ? Tu avais un abri dans le coin, car malgré tout je n’aime pas rester trop exposé ici, les zombies ne sont pas les seuls facteurs problématiques ici

Tout en parlant il observait les alentours, les hyène n’étaient en soit pas bien active ici, mais il craignait toujours une mauvaise surprise, qu’elle soit humaine où non.
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MessageSujet: Re: Prier le ciel [PV Etienne Verney // Sairina Kementari]   Dim 8 Nov - 10:54

La discussion entre les deux survivant prit rapidement un tour plus cordial, et la tension retomba d'un cran. Les armes furent rangées et Dague invita son "nouvel ami" à le suivre, tout en écoutant ses explications avec attention, sans l'interrompre. Il était là au cœur de sa mission: analyser la situation de la capitale. Et de ce qu'Étienne en disait, elle ne semblait pas brillante... Les Hyènes étaient apparemment le problème majeur, et Dague avait put constater que la densité d'infecté y était plus forte que partout ailleurs, quoi que les bombardements aient sans doute limité le nombre de cadavres ambulants.

Le sauveur partageait son jugement puisqu'il ne tarda pas à lui demander si ils allaient se mettre un peu plus à l'abri.

-On va remonter dans les étages, expliqua-t-il. De là haut on pourra voir venir les ennuis... Donc pour résumer, si j'ai bien compris ce que tu m'explique, il y a en ville quatre groupes: les Sauveurs, plutôt sympathiques à ce qu'on m'a dit. Les Hyènes, des pillards sanguinaires. Les Fils de Jean qui ont disparu sans laisser de traces, et les solitaires dan mon genre... Mais aucun de ces groupes n'a les moyen d'envoyer tous ces avions, pas vrai? Vous n'avez pas essayé de les contacter?

Tout en parlant, les deux survivants montaient les escaliers. Dague parlait assez fort pour être entendu, mais il avait prit l'habitude de communiquer à voix basse.
Ils débouchèrent bientôt dans un long couloir, où le solitaire s'orienta sans hésiter, avant de s'arrêter devant une porte.

-Voilà mon nid d'aigle. C'est pas Versailles, mais on y sera plus en sécurité.

Son sac était caché dans un recoin de la pièce, un bureau qui avait dut appartenir à un administrateur. Les lieux avaient peu souffert, et étaient meublés avec goût. Les chaises anciennes, le bureau et la bibliothèque prenaient la poussière, mais à part cela, l'endroit était chaleureux. Plus important peut être, la fenêtre faisait un excellent poste d'observation.

Dague alla vérifier que rien à l'extérieur n'avait bougé avant d'aller tirer de son sac un sachet de biscuits militaires salés qu'il posa à côté de son hôte.

-C'est un peu tôt pour un vrai repas, mais ces trucs calent bien, indiqua-t-il avant de retourner à la fenêtre. Prends en tant que tu veux.

Il s'assit dans le fauteuil placé pour lui permettre de surveiller l'extérieur, gardant un œil sur Étienne.

-Je pense rejoindre les sauveurs, une fois que j'en aurais fini ici. Tu serais prêt à me montrer le chemin?demanda-t-il.

Dague marqua une pause avant d'ajouter:

-Ça fait longtemps que tu es avec eux? Je veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais t'as pas l'air de t'y plaire. Quelque chose qu'il faut que je sache?

Tout en écoutant sa réponse, il réfléchissait. Ce gars était une véritable aubaine, mais ce qu'il lui avait appris était plutôt inquiétant. La capitale était un endroit dangereux, contrairement à ce que Damien et lui espéraient au départ. Mais la moindre des choses était d'aller au bout de son enquête.
Il avait évoqué la plupart des questions importantes. C'était sans doute le bon moment pour lui montrer la photo de Johanna.

-Je cherche quel... commença-t-il.

Il ne termina jamais sa phrase. D'abord lointain, le rugissement d'un réacteur grandissait rapidement.
Un avion approchait!
Fébrile, Dague se leva d'un bond et sortit sa radio qu'il poussa au maximum, déclenchant un déluge de grésillement parasites.

-C'est le moment de voir si ils nous parlent ou s'ils nous tirent dessus, lâcha-t-il avec ironie avant d'enfoncer le bouton d'émission. Ici le Louvre. Est-ce que quelqu'un m'entend là-haut?
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MessageSujet: Re: Prier le ciel [PV Etienne Verney // Sairina Kementari]   Dim 8 Nov - 22:22

Le son est mauvais. Après plusieurs secondes sans réponses, une voix parlant un anglais avec un fort accent étranger répond. C’est une seule et même phrase qui est répété. Il faut un moment avant que ça devienne compréhensible.

-Please. Leave. Paris.

La voix, celle d’un homme, paraît bouleversée. Elle répète sans s’arrêter ces trois mots, faisant un effort pour détacher chaque syllabe. Visiblement, il veut que vous compreniez. En revanche, l’avion ne semble pas modifier sa trajectoire.
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MessageSujet: Re: Prier le ciel [PV Etienne Verney // Sairina Kementari]   Mar 19 Jan - 18:45

Etienne suivit Dague, l'homme était plutôt sympathique et surtout il avait l'air de savoir ce qu'il faisait, ce qui n'était pas le cas d’Étienne. A la base il était rentré ici uniquement pour voir l’ancien QG des sauveurs et ce avant de les quitter. C'était une sorte d'ironie malsaine de regarder le dernier refuge de ceux que le jeune homme allait quitter. L'endroit était au final miteux, à peine digne d'établir une petite base. Non décidément ses talents seraient mieux employés ailleurs, et il fallait l’espérer dans un lieu un peu mieux que ce palais de glace.
Il suivit l'ex-militaire dans son nid, haut placé et donc loin des zombies et autres pillard en tout genre, l'endroit avait l'ait bien plus sur, il se permit même de déposer son sac dans un coin conservant son fusil en bandoulière, avant de répondre posément aux questions.

-Exact ! Pour ainsi dire, la ville est revenue à l'age de pierre, l'électricité est très rare, et seul les clans pourraient en disposer s'ils s'en donnaient la peine, en ce qui concerne l'armement c'est encore pire, alors pour ce qui est d'envoyer un avion...
Pas la moindre radio à ce que j'en sais, je n'avais qu'un récepteur et peu importe les fréquence, il n'y avait que du bruit blanc, j'ai essayé longtemps de créer un émetteur, mais je ne suis pas doué pour ces trucs. Je fabrique des armes pas des radios...


L’artisan prit un biscuit dans le paquet que lui tendait Dague, selon lui cela devait le caler pendant quelques temps. Le « goût » de ces biscuits lui firent comprendre pourquoi : car il n'y en avait pratiquement pas. Néanmoins il s' efforça de sourire en mangeant après tout si ces n'étaient pas ignoble c'était déjà ça, et puis par les temps qui courraient, on ne refusait pas une opportunité de se nourrir. Etienne s'installa confortablement près de la fenêtre guettant lui aussi  du mouvement, mieux valait être deux juste au cas où.

-Merci pour les biscuits. Je n'ai malheureusement rien à t'offrir à part le peu d'information dont je dispose.

Ainsi l'homme voulait rejoindre les sauveurs ? Et bien pourquoi pas, il serait sûrement plus utile que  l'artisan, et surtout plus patient avec les enfants que le groupe gardait en permanence, source d’agacement pour beaucoup.

-Si tu le souhaite je le ferai, ils ne seront pas bien dur à trouver, et nul doute que quelqu'un d'aussi pro que toi les intéressera, ce n'est pas le travail qui manque la bas.

Évidemment l'homme remarqua son évident désintérêt pour le groupe, dans un sens ce n'était pas bien difficile à deviner, après tout l'armurier c'était retrouvé dedans pour l'unique raison que sa cachette se trouvait dans la piscine. Il s'appuya contre le dossier de la chaise, frottant la crosse de son fusil avec un soupir.

-Longtemps ? Mmmh pas tant que ça, disons que je suis rentré dedans malgré moi, leur idéal est noble mais leur manière ne me conviennent absolument, j'avoue n'avoir aucune patience avec les enfants et ces derniers sont partout dans le Qg, courant dans tous les sens dérangeant les travaux. C'est très vite épuisant… Enfin ces jeunes sont la raison d'exister du groupe, et disons que même si j'en comprend l'importance c'est une philosophie que je ne suis pas.

Etienne sentit que Dague voulait lui parler de quelque chose, il commença même une phrase avant que les réacteurs d'un avion ne rugissent au loin. L'étranger se jeta sur la radio poussant l’émetteur à son maximum.

-S'ils pouvaient zapper les partie où ils nous larguent des bombes ça m'arrangerait grandement…


Il fallut un bon moment avant qu'un grésillement ne réponde à l'appel de Dague et celui-ci mit un bon moment pour que le message soit compréhensible. Trois mots, après tant d'attente de la part de beaucoup de gens, les deux survivants n'entendaient que trois mots : «Please leave Paris».
Génial ! Maintenant cela ressemblait à une blague….
Etienne s'affaissa contre le mur, un air résigné sur le visage.

-Et bah putain… la cavalerie n'est toujours pas là il me semble… un ans après et on à un pilote qui semble bouleversé d'entendre quelqu'un…


Il eut une brève envie de détruire la radio mais préféra tendre l’émetteur à Dague qui saurait peut être quoi dire.

-Tiens fait toi plaisir, je vois pas quoi lui dire...


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MessageSujet: Re: Prier le ciel [PV Etienne Verney // Sairina Kementari]   Sam 13 Fév - 19:30

Aussi précieuses que soient les informations fournies par Étienne, elles passèrent vite au second plan avec l'arrivée de l'avion. Mais l'appel lancé par les survivants ne reçut pourtant pas l'accueil escompté... Rien qu'une sentence lâchée dans un mauvais anglais, répétée avec soin.
Son "nouvel ami" qui avait prit la radio accusa le coup, et se laissa presque tomber sur le sol. Bien qu'il n'en ait rien laissé paraitre, peut-être avait-il lui aussi placé des espoirs dans ce symbole de civilisation survolant le champ de ruine dans lequel il évoluait. Quoi qu'il en soit, Dague récupéra rapidement la radio. Pas question de laisser filer une chance de grappiller la plus petite info. Enfonçant le bouton d'émission, il articula:

-Pourquoi!? We need to know, why should we leave Paris? Why? We need to know...

Il marqua une pause, et prit d'une subite inspiration, il ajouta en russe:

-Пожалуйста...

Un simple mot, dans une langue qui n'était peut-être même pas celle de l'homme qui les survolait. Un s'il vous plaît lancé en désespoir de cause. Il avait appris les notions de bases pour se rapprocher de ses racines, mais jamais il n'aurait crut s'en servir ainsi...
Un crachotement lui répondit, suivit de bribes difficilement compréhensibles. Il se rapprocha et se concentra au maximum sur ce qu'il entendait, fermant les yeux pour mieux saisir les sons.

-Je crois qu'il a dit... lâcha-t-il dans un souffle, hésitant.

Devait-il dire ce qu'il pensait avoir comprit? Après tout il pouvait se tromper, ou avoir été victime de parasites radio...

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MessageSujet: Re: Prier le ciel [PV Etienne Verney // Sairina Kementari]   Mer 24 Fév - 0:45

Affalé sur le fauteuil Étienne avait définitivement perdu tout espoir, serrant son fusil dans la main en signe de frustration. Il se tourna vers Mikaël avec un regard navré.

-Laisse tomber, je crois qu'il est déjà hors de porté, où que la radio est morte…

Fixant la fenêtre avec un regard morne, il déclara d'une voix privée de motivation.

-On est vraiment foutu…

Il regarda un moment l'homme s'acharner sur la radio, tentant de joindre le pilote, mais rien n'y faisait, et le bruit des réacteurs de l'avion s'éloignait. Peut être qu'il y avait eu une réponse mais Etienne ne l'avait pas entendu, déjà démotivé par la première transmissions.

-Dit moi donc, sait-on jamais.

Revenant sur la discussion avant l'interruption, Étienne regarda avec un peu plus d’intérêt l'homme qui se révélait plus intéressant que de prime abords, après tout il se savait condamné alors autant essayer de l'aider un peu.

-Tu cherche quelque chose ? Quelqu'un peut être ?

Les sauveurs allaient sûrement pouvoir l'aider plus que lui, après tout l'armurier n'avait été là que le temps de leur ouvrir les portes et de réparer quelques systèmes. Il y avait sûrement des gens plus aptes que lui pour cela.

-Mais dit moi comment ce fait-il que tu sois venu ici ? Le reste du pays n'est-il pas un peu plus calme qu'ici ?
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Prier le ciel [PV Etienne Verney // Sairina Kementari]
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