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 Anaïs Delaunois (terminée~)

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MessageSujet: Anaïs Delaunois (terminée~)   Lun 14 Déc - 19:16

Delaunois Anaïs
ft. ... de ...

Âge : 21ans
Groupe : Sauveurs
Nationalité : Française
Signe particulier : ...
Caractère

À première  vue, Anaïs ne semble pas être quelqu’un de très sociable. Et ce n’est pas totalement faux, dans un sens… En effet, c’est une jeune femme qui ne recherche pas le contact des autres. Elle préférera rester seule dans son coin plutôt que de chercher la compagnie de ses pairs. Cependant, cette tendance à l'isolation n'est pas due à un quelconque refus de communiquer, là est le malentendu ! Lorsque l'on vient la trouver, Anaïs accueille volontiers d'éventuels interlocuteurs, pour peu bien sûr que le moment soit opportun. Elle ne ressent juste pas le besoin d'aller vers les autres, lorsqu'elle n'a pas de raison précise de le faire. Cependant, même elle aura parfois envie de chercher une présence amie, lorsque les jours sombres deviennent trop pesants pour sa personne… Car bien qu'Anaïs soit quelqu'un de psychologiquement et émotionnellement fort, elle n'en reste pas moins une jeune femme, avec ses limites, comme tout être humain.

À cela s’ajoute le fait que son visage parait inexpressif de prime abord. En effet, on la voit le plus souvent afficher une expression neutre. Mais Anaïs est loin d'être une personne dénuée de toute émotion ! Si elle n'est pas particulièrement expansive, il n’est pas difficile de la voir manifester les diverses émotions humaines, qu'elles soient positives ou négatives. D’ailleurs, les joues de la demoiselle se colorent régulièrement d'une délicate nuance de rouge lorsqu'on la complimente ou lorsque la situation s'y prête. Car la demoiselle est facilement gênée, à bien des égards... Notamment en ce qui concerne la nudité : Anaïs est très pudique, elle n'aime pas se retrouver en tenue légère, et ce, même avec d'autres représentantes de la gente féminine. Cela vient de son manque de confiance en ses charmes féminins. En effet, son manque de courbes féminines lui donne l'impression de n'avoir aucun potentiel de séduction, et ne souhaite donc pas exposer ce qu'elle estime ne pas avoir. Et si elle a du mal à exposer certaines parties de son anatomie à la vue des autres, il en est de même, si ce n'est pire, lorsque quelqu'un le fait devant elle... Et cette fois encore, elle ne fait pas dans la discrimination sexuelle !

S'il est vrai qu'Anaïs a tendance à se faire discrète, cela ne l'empêche pas de venir en aide aux autres si elle est en mesure de le faire, sans pour autant devenir le larbin de ses frères d'infortune. Il n'est même pas nécessaire de lui en faire la demande, si elle voit un problème qu'elle est en mesure de résoudre, et qu'elle en ressent l'envie, elle le fera de son propre chef, parfois de façon à ce qu'on ne sache que c'est elle qui l'a fait. Même, il lui arrive de se mettre en danger pour arracher des personnes d'un funeste sort, surtout s'il s'agit d'une personne de son entourage. Car même face aux dangers, la demoiselle se montre courageuse ! Prendre des risques ne l'effraie pas, même là où les plus enhardis préférerait rester sur la touche. Un trait de caractère qu'elle a déjà pu tester enfant... Cependant, elle n'est pas non plus du genre à se jeter dans une cause perdue. Elle sait voir lorsque la situation est perdue d'avance, et ne se jettera alors pas vers sa propre mort. Et cela, grâce à sa capacité à garder son sang-froid même dans les situations précaires. Il n'est pas facile de la faire paniquer, même lorsque la grande faucheuse se manifeste. Aussi, sera-t-elle à même d'estimer calmement la meilleure solution face à une situation où la panique s'avérerait la plus mortelle des ennemis...

Attention toutefois : n'allez pas croire que la discrétion avec laquelle elle se comporte fasse d'elle une personne sur laquelle on peut marcher sans rien craindre. Si elle ne cherche pas les conflits, elle n'est pas non plus du genre à s'écraser. Lorsqu'elle veut faire valoir son avis, elle le fera, quitte à devoir sortir de sa réserve habituelle. Impossible également de lui faire faire quelque chose qu'elle ne veut pas, à moins peut-être d'évoquer une raison qui pourrait lui faire changer d'avis. Mais sans arguments valables, vous n'y arriverez pas... Sachez qu'elle ne craint pas de recourir aux poings lorsque la situation l'impose, et malgré qu'elle soit une femme, elle fait une adversaire redoutable. C'est ça, d'avoir grandi avec deux grands frères...

Voilà un comportement que l’on n’associe pas souvent à la féminité... En effet, il n'est pas faux de dire qu'Anaïs ressemble à un garçon manqué ! Si son style vestimentaire est le plus parlant, certains traits de son caractère reflètent également cette tendance... Outre son recours aux poings au besoin, Anaïs est également férue de mécanique. Depuis toute jeune déjà, elle mettait les mains dans l'huile pour aider son père à réparer le tracteur de la ferme. Par la suite, c'est les motos familiales qui devinrent son terrain d'entraînement. Et depuis, c'est resté l'un de ses hobbys... Elle est également assez bricoleuse, ayant l’habitude de devoir rafistoler l’une ou l’autre chose dans un souci d’économie. Voilà autant de raisons pour que la confusion des genres s'installe.

Et justement, ce côté garçon manqué a eu une conséquence non négligeable dans la vie de la jeune femme : elle n'a jamais eu de relation amoureuse ! Ce n'est pourtant pas faute de l'avoir souhaité... En effet, Anaïs n'a pas un cœur de pierre, et elle a déjà eu l'occasion de s'enticher de l'une ou l'autre personne... Malheureusement pour elle, enfant, son côté garçon manqué était si prononcé que les garçons pour qui naissait une amourette ne la voyait pas autrement que comme "un copain"... À contrario, lorsque c'était une jeune camarade du même sexe qui faisait battre son coeur, cette dernière ne pouvait faire abstraction du fait qu'elle était une fille, elle aussi. Vous l'aurez compris, Anaïs apprécie autant le charme masculin que celui de la gente féminine. À cause de cela, elle a perdu confiance en son potentiel séduction, malgré qu'en grandissant, son charme féminin devint plus prononcé. Et par conséquence, jamais elle ne trouva le courage d'aller encore avouer ses sentiments à quiconque. Difficulté qui est toujours d'actualité, d'ailleurs...

Physique

L’apparence physique d’Anaïs est quelque chose qu’elle n’aime pas évoqué. En effet, certains éprouvent une certaine confusion quant à son genre… Bien qu’elle ait un visage et une silhouette féminine, nombre parviennent à la confondre avec un représentant de la race masculine. Il faut dire, à leur décharge, que la demoiselle a plusieurs critères pouvant mener à cette confusion…

Tout d’abord, Anaïs est relativement grande : du haut de son mètre quatre-vingt-six, elle est plus grande que la majorité des femmes qu’elle a pu croiser, ainsi que certains hommes. Ajoutons à cela que la demoiselle n’a pas été particulièrement bien gâtée en ce qui concerne la taille de sa poitrine. En effet, son petit bonnet A laisse parfois penser qu’elle n’a pas de poitrine du tout. Mais pourtant, sous ses vêtements, cette preuve de sa féminité est bel et bien présente… Aussi, la demoiselle dispose d’une musculature bien développée. Bien que non saillants, quiconque peut toucher ses muscles n’hésitera pas à croire qu’elle possède une force physique conséquente, acquise par de longues années de travaux de la ferme. De ce fait, Anaïs a une force des plus correctes, ainsi qu’une très bonne endurance, ce qui fait d’elle une excellente collecteuse de ressources diverses. Cela est bien pratique lorsqu’il s’agit de porter des objets lourds… Enfin, la demoiselle porte les cheveux courts, de beaux cheveux bruns ne lui arrivant pas jusqu’aux épaules. Un ensemble d’éléments qui, à eux seuls, suffisent déjà à faire naître le doute…

Et pourtant, à y regarder de plus près, quelques indices en disent long sur sa nature féminine : sa taille, par exemple, montre de jolies incurvations qui, pour qui sait l’observer, aideront à dissiper les doutes. Son visage, aussi, est bien plus proche de celui d’une demoiselle que pourrait l’être celui d’un jeune homme. C’est d’ailleurs au milieu de celui-ci que se trouve l’élément le plus envoûtant de la jeune femme : deux yeux brun-gris, dont le regard insondable lui donne un air des plus mystérieux…

Mais ce qui est le plus trompeur chez Anaïs, c’est son style vestimentaire… En effet, on est loin des jupes courtes et chemisiers révélateurs ! Non, la demoiselle a tendance à s’habiller comme le ferait un homme : chemise à manches longues, pantalon, bottes de marches, long pardessus… Jamais de sa vie elle n’a porté de tenues typiquement féminines, et de son avis, mieux vaut ne pas s’y essayer, le résultat serait catastrophique. Mais qu’en serait-il vraiment ? Toujours est-il qu’elle se cantonne à ce style qui ne la met pas vraiment en valeur…

C’est donc cette apparence androgyne qui est à l’origine de la confusion des genres dont elle est fréquemment la victime. Et vous, comment la verrez-vous ? Comme un garçon manqué, ou bien comme un homme quelque peu féminisé ? Quoi qu’il en soit, il reste encore quelques détails à aborder : tout d’abord, lorsqu’elle quitte le confort de son abri, Anaïs n’oublie jamais d’enfiler son casque de moto. Eh oui, la demoiselle sait comment chevaucher ces engins, et c’est d’ailleurs au guidon de l’un d’eux qu’elle a rejoint la capitale. Ce casque est un vieux modèle, qui a malgré tout le mérite de protéger sa tête de bien des chocs. Ce dernier est surmonté d’une paire de lunettes de protection, ayant pour vocation de protéger les yeux de son porteur de la poussière. Enfin, un autre accessoire qu’elle ne manque jamais de garder à porter de main est… un revolver. Ce dernier est en réalité une antiquité ayant cessé de fonctionner depuis bien avant sa naissance. Cependant, bien qu’inutile en tant que moyen de défense, cette arme est un très bon moyen de dissuasion : en effet, croyant se retrouver face à un modèle fonctionnel, nombre d’humains sentiront la menace qu’elle représente. Ne soyez donc pas surpris de la voir se promener avec cette dernière à la ceinture…


Histoire

L’enfance d’Anaïs n’est pas teintée de la couleur du drame, bien que les circonstances de sa naissance, elles, le furent. En effet, alors que la fillette poussait ses premiers braillements, sa mère, elle, rendait son dernier souffle. Elle deviendrait la dernière engeance de ses parents, la dernière d’une fratrie de trois membres. Ce triste jour, qui aurait pourtant dû compter parmi les plus heureux, resta une date à la signification aigre-douce : tandis que l’on fêtait les années passant de la fillette, on ne pouvait ignorer cet autre évènement qui s’était déroulé ce jour-là… Cependant, nul ne reprocha jamais à Anaïs d’avoir été la cause de cette perte tragique. Encore que, dans ses premiers mois de vie, son frère aîné n’appréciait guère son existence. Mais le temps passant, la blessure du gamin finit par se refermer, et il se comporta comme n’importe quel grand frère protecteur avec sa petite sœur.

Ce fut donc dans un foyer chaleureux que grandit la fillette. Chaleureux, et exigeant. Car Anaïs était la fille d’un fermier, et chaque membre de la famille se devait d’aider l’entreprise familiale. Tout le monde faisait ce qu’il pouvait selon son âge : que ce fut ramasser les œufs dans les jeunes années ou bien aider aux récoltes lorsque cela devenait possible, aucune tâche n’était épargnée aux enfants. Cela aidait à forger le caractère, mais également le corps… Si bien que même enfant, Anaïs avait plus de force que la plupart des garçons de son âge.

Malheureusement pour la fillette, vivre entourée exclusivement de mâles eut un impact non négligeable… Sans figure féminine dans  son entourage, Anaïs calqua son comportement sur celui de ses deux frangins. Le résultat : elle devint un vrai garçon manqué ! Les vêtements pour filles ? Connaissait pas… D’ailleurs, elle aurait été bien en mal d’en enfiler, son paternel ne sachant pas comment vêtir une fille après avoir vu grandir deux garçons. Mais même dans son comportement, la fillette avait tendance à agir comme un vrai petit garçon. Là où les filles de son âge auraient préféré jouer avec des poupées et autres jouets du genre, elle préférait aller à la chasse aux insectes et grimper dans les arbres. Lorsque l’on venait embêter ses amis, elle n’hésitait pas à s’interposer, quitte à devoir user de ses poings pour les défendre. Elle se retrouva ainsi prise plus d’une fois dans une bagarre, ce qui accentuait encore une fois son côté garçon manqué. Il en était de même là où il s’agissait de prendre des risques : si les garçons voulaient frimer en montrant « qu’ils n’avaient pas peur », Anaïs les surclassait en en faisant plus qu’eux. Il faut dire que ses deux grands frères, bien que très protecteurs envers leur petite sœur, prenait un malin plaisir à la taquiner depuis bien longtemps. Aussi, était-elle rôdée en matière de mauvaises farces, et ce n’était pas les blagues de gamins qui pouvaient encore l’émouvoir…

Bref, c’est sous cette image de garçon que grandit Anaïs, qui dans un premier temps, ne s’en formalisait pas le moins du monde. Au contraire, elle s’en amusait même ! Cependant, avec l’âge, elle prit conscience que cette facette de sa personnalité allait lui jouer de mauvais tour. Car la demoiselle n’était pas à l’abri des coups de cœur… Aussi, vint le jour où elle eut son premier béguin pour l’un de ses camarades. Malheureusement, lorsqu’elle lui avoua la nature des sentiments qu’elle ressentait, la réponse fut sans appel : un non catégorique. La raison ? Elle ressemblait trop à un garçon ! De ce fait, il n’arrivait pas à la voir comme une fille… Pour la première fois de sa vie, Anaïs regretta de ne pas ressembler davantage à ses amies… Mais les amours d’enfance sont aussi fugaces qu’innocents, si bien qu’elle s’en remit sans peine. Malheureusement, le scénario se répéta encore et encore… Vint le jour où, pour la première fois, elle ressentit une attirance plus qu’amicale pour l’une de ses amies. Bien que surprise de ressentir ce genre de sentiments pour quelqu’un du même sexe, elle finit par se dire qu’à force de ressembler à un garçon, elle en devenait vraiment un ! Malheureusement, la fille en question ne l’entendait pas de cette oreille… S’il était vrai qu’elle la trouvait « beau », elle n’oubliait pas qu’elle était une fille, et cela était donc rédhibitoire… Aussi, Anaïs finit-elle par se dire qu’elle n’était pas faite pour plaire, et cessa-t-elle de voler droit vers des échecs amoureux. À tort ? Cela, nul ne le saura jamais… Les années passant, l’allure générale d’Anaïs finirait par tendre vers la jeune fille qu’elle était en réalité.

Les années passèrent, et Anaïs grandit tout autant. Désormais adulte, elle continua à travailler à la ferme en compagnie des trois hommes de sa vie. Tout se passait bien, et la vie de la jeune femme semblait toute tracée. Jusqu’à ce jour fatidique… Un matin, le chef de famille, qui avait pourtant une santé de fer, se réveilla avec une forte fièvre. Inquiets, les enfants firent venir le médecin du village. Après auscultation, il déclara que la situation dépassait ses compétences. Il craignait en effet qu’il fut atteint de cette étrange épidémie qui touchait le monde. La seule solution était donc de l’emmener en urgence à Paris, afin qu’il soit admis dans le tout nouveau centre de recherche spécialement mis au point pour traiter de ces cas. Malgré les protestations du principal concerné, c’est ce qui fut décidé. Seulement, on ne pouvait le laisser y aller seul ! Aussi, après discussion entre les trois enfants, c’est à Anaïs qu’incomba la tâche de se rendre à la capitale avec leur paternel. Les deux frères, eux, resteraient à la campagne, et continueraient de faire tourner la ferme. Tous ignoraient alors que c’était la dernière fois qu’ils voyaient leur père…

C’est ainsi que la demoiselle se retrouva sur Paris, en alors que l’année 2021 se mourrait. Quelques jours à peine après son arrivée dans la capitale, le chaos s’installa sur la ville… Il fut décidé que les infectés devaient être abattus,  afin de garantir la sécurité de tous. Aussi, bien qu’elle n’assista pas à son exécution, le sort de son père ne fut en aucun cas un mystère… Sans plus de raison de rester à Paris, il ne lui restait plus qu’à rentrer à la ferme, auprès de ses deux frères… Cependant, le destin en décida autrement. En effet, mettre le nez dehors était devenu proche du suicide : des gens se mirent à déambuler dans les rues, attaquant tous ceux qui avaient le malheur de se trouver sur leur route. Il s’agissait-là des infectés, devenus des êtres dépourvus d’humanité, et extrêmement agressifs envers les personnes saines. La décision de l’armée prenait désormais du sens… Face à la panique collective, la pauvre Anaïs se trouva coincée dans cette ville dont elle ne connaissait rien… La décision la plus sure consistait alors à éviter autant que possible de sortir, si bien qu’elle resta barricadée dans son abri. Les premières journées furent ponctuées de cris d’horreur de ceux qui tombaient sous les assauts de ceux qui avaient cessé d’être humain…

Le temps passa, et le besoin de chercher comment survivre s’imposa. Sortir était toujours dangereux, les hordes d’infectés n’ayant pas miraculeusement déserté la zone… Cependant, pour qui voulait survivre, c’était là un risque à prendre ! Au bout de quelques semaines, à force d’exploration diverses en quête de vivres, Anaïs rencontra un petit groupe de survivants. Il y avait là un homme d’âge mûr portant un masque à gaz, une femme qui devait avoir son âge, ainsi que deux adolescents. Voyant une autre survivante, ils l’invitèrent à rejoindre leurs rangs : une paire de bras en plus serait la bienvenue ! Bien qu’hésitante dans un premier temps, la demoiselle n’était pas sans savoir qu’en temps de crise, l’entraide était une valeur fondamentale qui pouvait augmenter les chances de survie. Malheureusement, toutes personnes n’étaient pas bonnes à fréquenter ! Mais cela, elle ne l’apprendrait que plus tard…

Anaïs passa les mois suivants en compagnie de ses compagnons d’infortune. Il était agréable d’avoir un peu de compagnie, même si la demoiselle n’était pas particulièrement loquace. Bien qu’il s’agissait là d’étrangers, la jeune femme s’entendait relativement bien ave chacun d’eux, et commença à éprouver une certaine forme d’attachement envers eux. Et puis, vint ce jour d’avril 2022, où l’ordre d’évacuer la ville fut donné. Une chose plus facile à dire qu’à faire, car les infectés, eux, ne s’écartaient pas du passage pour le simple plaisir des personnes saines… Cependant, à la grande surprise d’Anaïs, ce ne serait pas les infectés qui représenteraient l’obstacle principal réduisant ses chances de quitter cet enfer… Peu après l’annonce exigeant l’évacuation des survivants, tous commencèrent à s’organiser pour l’expédition à venir.

Lorsque tout le monde eut empaqueté les quelques affaires qu’ils possédaient, le petit groupe se mit en route. Au départ, tout se passa pour le mieux : pas d’infectés à l’horizon ! Ils évoluèrent lentement, en silence, guettant chaque mouvement un peu suspect pour pouvoir s’enfuir au moindre danger. Ils avaient marché depuis une heure environ quand tout bascula : un cri retentit, et une silhouette apparut au détour d’une rue. Une survivante, cherchant probablement elle aussi a évacué, était poursuivie par une horde d’infectés. Et elle se dirigeait droit sur eux… Le cri de la survivante rameuta d’autres infectés massés dans les environs, si bien qu’en quelques instants, ils se retrouvèrent encerclés par ces créatures. Heureusement, il restait toujours quelques passages possibles, et le petit groupe ne perdit pas de temps à se diriger droit sur le plus proche. C’est alors que la cruelle réalité de la nature humaine se manifesta… Alors qu’ils étaient sur le point d’échapper de justesse à une mort certaine, le doyen du groupe, qui était en tête, repoussa ceux qui le suivaient, les faisant chuter brutalement sur le sol. Il prit ensuite la fuite seul, hurlant que les autres n’avaient qu’à servir de repas aux infectés pour qu’il ait le temps de s’enfuir… Et malheureusement, c’est bien ce qu’il se passa pour les deux adolescents, qui furent trop lent à se relever. Les infectés fondirent sur eux, ne leur laissant aucune chance d’en sortir vivants… Anaïs, par contre, fut plus prompte à se remettre sur ses pieds, et tira de justesse la dernière survivante des griffes de ces monstres. Elles prirent alors la fuite, parvenant de justesse à passer entre deux groupes d’infectés…

Cependant, leur sort laissait encore à désirer : si le début de leur expédition avait été libre de tout infecté, désormais, elles en croisaient à chaque coin de rue… Finalement, une échappatoire se présenta à elle : une bouche de métro ! Certes, rien ne garantissait que l’endroit ne serait pas bondé d’infectés également, mais cela ne pouvait pas être pire qu’à l’extérieur… Elles se précipitèrent donc vers cette unique chance de survie, manquant de peu de trébucher dans les marches. Enfin, une fois descendues, elles virent une rame de métro à l’arrêt. Forçant difficilement les portes, elles s’y engouffrèrent, laissant avec soulagement les portes se refermer derrière elles…

Le souffle court, toutes deux se rendaient bien compte de la chance qu’elles avaient d’être toujours en vie. Cependant, leur situation restait précaire : dans leur fuite, elles avaient dû laissé leurs affaires derrière elles, y compris les quelques provisions dont elles disposaient. Il était cependant hors de question de quitter leur abri précaire, car en dehors, nombre d’infectés rôdaient… Il serait toujours temps d’attendre quelques heures pour envisager de s’enfuir… Cependant, loin de partir, les infectés restaient là, à attendre, comme s’ils savaient que des proies étaient dissimulées non loin. Les heures passèrent, ensuite les jours… La faim et la soif commençaient à se faire douloureusement ressentir, mais les infectés semblaient ne jamais vouloir quitter cette station métro… L’avenir ne semblait réserver que deux options aux deux survivantes : mourir de faim dans leur abri, ou bien mourir dévorées par les infectés… Aucune de ces perspectives n’étaient vraiment attrayantes… La compagne d’infortune d’Anaïs semblait, pourtant, en avoir trouvé une troisième… Au matin du 4e jour, celle-ci finit par se dire qu’il y avait bel et bien de la nourriture dans leur abri. En la personne d’Anaïs… Sans crier gare, elle tenta de se jeter sur la demoiselle, une lueur de folie dans le regard. Bien qu’affaiblie par son jeun forcé, Anaïs repoussa la jeune femme, qui tomba sur son fessier quelques mètres plus loin. Et ensuite, tout s’enchaîna…

Il y eu un grand bruit au loin, et puis un autre, et encore un autre. Soudain, le sol se mit à trembler tandis qu’une explosion retentissait juste au-dessus de leurs têtes. Des morceaux du plafond se détachèrent, perçant le toit de la rame de métro, écrasant au passage la cannibale en devenir… Quelques petits débris heurtèrent Anaïs, lui procurant ecchymoses et écorchures diverses, sans qu’elle ne subisse sort plus tragique. Lorsqu’elle posa son regard autour d’elle, elle vit que nombre d’infectés avaient subi le même sort que son ancienne camarade. La chance lui souriait-elle, à sa façon ? Sans prendre d’avantage de temps de réflexion, et se lança en dehors de la rame de métro, à travers l’ouverture du toit qu’avait créé les gravats. La liberté s’offrait à nouveau à elle, tout comme la solitude…

Les mois passèrent à nouveau, cette fois dans une ville ravagée par la destruction. Désormais, quitter la ville était devenu impossible. Anaïs était devenue particulièrement méfiante à l’égard des autres, pour peu qu’il y en ait… En effet, elle n’avait croisé qu’une poignée de survivants depuis ce jour où les bombardements avaient frappé la capitale. Combien étaient-ils encore ? Elle n’en avait pas la moindre idée… Malgré tout, elle préférait éviter d’entrer inutilement en contact avec d’autres personnes. Cependant, les rouages du destin en avaient décidé autrement…

Lors d’une expédition en quête de vivres, Anaïs entendit des cris : un mélange de pleurs d’enfants ainsi que de railleries. Bien que la prudence recommandait de ne pas s’approcher, elle ne put s’empêcher de s’approcher de l’endroit d’où parvenait ces bruits. Le spectacle auquel elle assista lui arracha un frisson : deux corps sans vie gisaient dans une mare de sang. À leurs côtés, deux enfants, un garçon et une fille, étaient serrés les uns contre les autres, tremblant de tous leurs membres. Et autour d’eux, un groupe de trois jeunes à l’apparence extravagante qui leur tournaient autour comme des requins sur le point de fondre sur leur proie. Ces derniers avaient l’air de se régaler de la scène, leurs rires sadiques se réverbérant le long des murs environnants. Et le tuyau en métal couvert de sang frais que tenait l’un d’eux ne laissait aucun doute sur ce qui venait de se passer…  ni sur ce qui allait bientôt se passer. Anaïs n’avait aucune raison d’agir : elle ne connaissait pas ces bambins, et ne leur devait rien. Elle pouvait très bien faire demi-tour, et disparaître comme si elle n’avait rien vu. Dans le chaos qui régnait désormais dans la ville, qui pourrait bien lui reprocher pareille conduite ? Malgré tout, ses pas la portèrent en avant, et elle dégaina l’arme accrochée à sa ceinture. D’une voix forte, elle intima aux agresseurs de s’écarter de leurs victimes. L’arrivée d’un bon samaritain ne manqua pas d’amuser les trois jeunes, jusqu’à ce qu’ils voient l’arme braquée sur eux. La main assurée d’Anaïs, ainsi que son expression déterminée ne laissaient voir aucune forme d’hésitation dans son geste. Cela donnait l’impression qu’elle savait se servir de cette arme, et qu’elle n’hésiterait pas à le faire. Cependant, tout cela n’étant que du bluff, il n’y avait aucune garantie que cette comédie atteindrait son but… Raison pour laquelle elle s’efforçait de ne montrer aucune faiblesse.

Et heureusement, cela fonctionna ! Sous la menace de ce qu’il pensait être une vraie arme, et une personne capable de s’en servir, les trois jeunes s’écartèrent, laissant le libre passage aux enfants qui, sous l’invitation de la main libre d’Anaïs, coururent à sa rencontre. Lentement, ne lâchant pas des yeux les agresseurs, ils reculèrent, jusqu’à disparaître de leur vue…

Cependant, si elle les avait sauvés, la demoiselle ne savait pas comment elle allait faire pour gérer deux enfants. Il leur faudrait un abri sûr, des gens pour les surveiller, pour s’occuper d’eux… Ils étaient trop jeunes que pour être livrés à eux-mêmes… Si elle se sentait prête à les aider, elle ne pourrait les protéger efficacement, notamment lorsqu’elle partirait en quête de nourriture. Heureusement, une solution inattendue lui apparut : les deux enfants connaissaient un endroit où nombre de survivants s’étaient rassemblés, et où l’entraide était de rigueur. C’était d’ailleurs là qu’ils se rendaient avec feu leurs parents, avant de tomber sur ce groupe de fous furieux qui leur avaient défoncé le crâne… Les Sauveurs, du nom de ce groupe de survivants, accueillaient quiconque se présentait à eux, qu’ils fussent enfants ou adultes. Une formule qui avait de quoi séduire, mais qui malgré tout suscitait une certaine méfiance de la part de la jeune femme. Car elle n’avait toujours pas oublié ce qu’il s’était passé avec ses derniers compagnons… Cependant, elle décida d’au moins accompagner les enfants jusqu’à cette piscine où les Sauveurs s’étaient réunis. Elle serait ensuite libre de reprendre sa route, si tel était son désir… Cependant, après avoir atteint la dite piscine, Anaïs fut surprise de voir combien ce qu’avait dit les enfants étaient vrais. Des bambins, il y en avait partout ! Des jeunes, des moins jeunes, ainsi que quelques adultes. Et tous semblaient relativement en bonne santé, pour autant que l’on puisse l’être dans l’enfer qu’était devenue cette ville. Après quelques instants d’hésitation, et sous l’insistance des gamins qu’elle venait d’amener, la demoiselle finit par se dire qu’il ne serait peut-être pas si mal d’accorder sa confiance à ce nouveau groupe de survivants…

Arrivée depuis quelques semaines à peine, Anaïs commence à se faire sa place au sein de la communauté. Elle participe fréquemment aux expéditions de recherche de ressources, cherchant à participer du mieux qu’elle peut à la survie de ce groupe d’âme en peine. Mais bientôt, un nouveau bouleversement allait se produire : les Sauveurs voulaient changer de repère, la piscine ne répondant plus aux exigences de leur groupe…

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MessageSujet: Re: Anaïs Delaunois (terminée~)   Lun 14 Déc - 19:21

Bienvenue à toi mon amie Smile
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MessageSujet: Re: Anaïs Delaunois (terminée~)   Mar 15 Déc - 5:21

Hey ! Ton histoire est impeccable, le reste aussi d'ailleurs, du coup je te valide et t'ajoute la couleur bleu ! Bienvenue.

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MessageSujet: Re: Anaïs Delaunois (terminée~)   Mar 15 Déc - 19:07

Merci pour cette validation rapide, ravie d'être parmi vous ~
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MessageSujet: Re: Anaïs Delaunois (terminée~)   

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