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 Marchandage {1ère partie} (pv)

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MessageSujet: Marchandage {1ère partie} (pv)   Mar 15 Déc - 19:10

Cela n’était peut-être qu’une impression de sa part, mais Donatella avait la sensation que l’ambiance au sein du groupe se détériorait ces derniers jours. Il faut dire que leur refuge établi à la piscine ne convenait plus aux aspirations de la petite communauté. L’endroit avait été détérioré en de multiples endroits, que ce soit à cause du bombardement d’avril, des attaques infectés ou du dernier orage, il était un fait que leur chez eux présentait de nombreuses failles. Les sauveurs s’étaient vus obligés d’augmenter le nombre de garde autour de leur camp, ce qui faisait autant de personnes non mobilisées à la collecte de diverses ressources. Pour Donatella, le groupe avait atteint une taille si conséquente que sa gestion en demeurait forte ardue.

** Peut-être qu’il est trop utopique de croire qu’un groupe comme le nôtre puisse encore tenir longtemps dans cette ville morbide. **


Donatella se détestait lorsque ce genre de pensée venait lui parasiter l’esprit, et pourtant il fallait se rendre à l’évidence que depuis que les Sauveurs avaient perdus leurs chefs fondateurs, le groupe stagnait sans réel leadeur. Ici l’autorité était tenue et sommairement maintenue par tous les adultes du groupe, mais la concertation n’était pas toujours de mise entre ces derniers. Si tous voulaient un endroit sûr où vivre loin de ces cauchemars ambulants, les avis sur les moyens à mettre en œuvre pour atteindre cet idéal divergeaient d’une personne à une autre.

** La majorité des autres veulent migrer vers la grande prison, il est vrai que cette dernière est encore debout et relativement intacte et épargnée par les récents évènements. Mais je doute qu’elle soit inoccupée. **

Une telle forteresse devait selon notre amie contenir déjà un bon nombre de survivants, et parmi ces derniers une majorité de prisonniers dont la plupart serait sans doute moins fréquentables que ces infectés trainant dans les rues. Donatella craignait donc que ce choix de la prison soit une mauvaise option, et qu’ils ne les conduisent qu’à un autre enfer. Toutefois, elle avait beau eu faire part de ces inquiétudes à la dernière réunion, elle n’avait obtenu comme réponse que des silences. Tous avaient évité de réagir à ses craintes, préférant sans aucun doute se dire que pareille chose ne risquait pas d’arriver. Donatella, pour sa part, était moins optimiste, et si elle continuait de faire profil bas, c’était bien parce qu’elle savait que si elle montait le ton pour imposer ses idées que la plupart se braquerait certainement.

« Tu fais vraiment une sale tête là Dona, tu as tes règles ? »

A cette remarque indiscrète et indécente, Donatella infligea une pichenette au nez de celle qui avait eu le malheur d’ouvrir son clapet. Il s’agissait de Camille, qui avait su lire son état dans la gravité qu’exprimait son visage. Cette fillette était décidément bien observatrice, et ses remarques avaient toujours eu le mérite de reconnecter notre demoiselle à la réalité. Dès lors, elle se sentait d’humeur à lui parler de son ressenti actuel.

« Je me demandais pour combien de temps on en avait encore à ce rythme. »


A ses mots, Donatella se fit brusquement attrapée par derrière au cou, si le geste l’avait surprise par sa rudesse, l’étreinte qui s’en suivit fut des plus douces et agréables. Au sein des sauveurs, il n’y avait qu’une seule personne assez inconsciente et naïve pour se comporter de la sorte avec elle. Et il s’agissait ni plus ni moins d’Aurélie, l’une des trois enfants qu’elle avait personnellement sous son aile. Cette dernière était la moins réservée du trio, et si elle reconnaissait qu’elle n’était pas la futée du lot, Donatella lui reconnaissait le mérite d’apporter toujours la bonne humeur avec elle.

« Hé ! Faut pas dire cela, tant que je suis là, il peut rien nous arriver de mal. Si un zombi se ramène, je lui ferai sa fête, comptez sur moi. »


Donatella savait qu’elle n’était pas sérieuse, elle ne faisait que blaguer en disant cela. Oui, en ces temps difficiles, toutes avaient appris à rire de tout afin de ne pas perdre le sourire. Après bien sûr, il ne fallait pas s’étonner qu’elles développent par la suite un humour très particulier, pour ne pas dire glauque lorsque Camille s’y mettait. Il n’y avait vraiment qu’avec Déborah que le sérieux était de mise, avec elle il fallait prendre mot pour mot tout ce qu’elle vous disait. Si elle vous annonçait aller faire une tête au carré à un infecté, il était dans votre intérêt et du sien de ne pas l’ignorer et de tout faire pour l’arrêter et la raisonner. D’ailleurs, c’était en vue de son sérieux que Donatella n’hésitait pas à lui confier quelques tâches de confiance, et ici notre camarade l’avait envoyé chercher Anaïs, une jeune femme arrivée au sein des sauveurs à quelques jours d’intervalle de sa propre arrivée. Cette dernière ne lui avait pas paru folle enthousiaste à l’idée de migrer dans la prison, et de ce fait Donatella se sentait plus à même de faire équipe avec elle plutôt qu’avec quelqu’un d’autre pour la sortie extérieure qu’elle prévoyait.

** Ah justement, je la vois qui arrive avec Anaïs. **

Donatella était installée sur un banc de fortune fait à l’aide de débris ramassés rapidement, autour d’elle d’autres bancs du même gabarit formaient avec le sien une sorte de U en centre duquel se trouvait plusieurs sacs. Il s’agissait en tout et pour tout des possessions de Donatella et de ses trois petites protégées. Si Donatella partageait toute la nourriture qu’elle trouvait avec l’ensemble du groupe, elle était plus du genre à conserver pour elle-même et sa petite clique les autres trésors qu’elle pouvait dénicher. Et ici, elle avait en tête de se défaire d’une partie de ces trésors contre des armes plus appropriés et maniables qu’une barre de fer. Pour se faire, elle comptait aller marchander avec la Citadelle. Notre camarade avait déjà proposé à deux autres personnes de l’accompagner dans sa démarche, mais ces dernières avaient refusé. Donatella ne pouvait pas leur en vouloir vu qu’il y avait des risques dans cette affaire, mais elle ne cachait pas une certaine déception. Avec Anaïs, elle tentait une nouvelle fois sa chance, bien décidée à y aller seule si jamais elle aussi déclinait son invitation.

« Salut Anaïs, merci d’avoir accepté de venir. Tu peux t’installer. »

Tout en prenant un ton avenant, Donatella lui montrait l’une des places libres sur l’un des bancs. Et après qu’elle se fut installée, un certain silence se fit, assises sur le banc en face d’Anaïs se trouvaient Camille et Déborah qui avait été la rejoindre. Sur le banc du milieu, se trouvait Donatella avec Aurélie toujours suspendue à son cou. Donatella laissa quelques instants à Anaïs pour dévisager ses différentes interlocutrices, puis d’une voix ferme mais amicale, elle prit à nouveau la parole en choisissant de se présenter elle et sa petite troupe. Elles avaient beau toutes appartenir au groupe des Sauveurs, ce n’était pas pour autant que toutes se connaissaient.

« Je vais nous présenter à nouveau avant de t’expliquer pourquoi je t’ai fait venir. Je m’appelle Donatella, celle suspendue à mon cou, c’est Aurélie. Déborah est celle qui est venue te chercher, et à côté d’elle la petite blonde c’est Camille. Ces trois petites sont mes petites sœurs, raison pour laquelle elles resteront là pour nous entendre parler. »


Une présentation forte sommaire, mais qui avait le mérite d’amener au sujet proprement dit, et ce dernier en vue du timbre de sa voix promettait d’être assez sérieux et délicat à aborder. Mais avant de se lancer vraiment, Donatella avait envie de sonder l’opinion d’Anaïs, dès lors la véritable raison de sa présence parmi elles n’allait être abordée que bien plus tard.

« Dis-moi Anaïs, qu’est-ce que tu penses de l’idée de déménager vers la prison ? »

Cela avait été le sujet de leur dernière réunion de groupe, et c’était également ce qui avait été décidé par la majorité. De ce fait, Anaïs savait parfaitement de quoi parler Donatella, et si notre amie avait clairement marqué son opposition à cette idée, elle se souvenait par contre qu’Anaïs s’était abstenue de prendre parti dans cette décision. Bref il était temps de savoir ce qu’il en était pour elle.


Dernière édition par Donatella Usaï le Jeu 17 Déc - 13:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Marchandage {1ère partie} (pv)   Mer 16 Déc - 17:44

Dans un  coin, Anaïs regardait d’un œil distrait les silhouettes de divers survivants qui s’agitaient. Il y avait de plus en plus d’agitation depuis cet orage qui avait éclaté peu de temps après son arrivée… L’abri vétuste que constituait la piscine dans laquelle tous avaient trouvé refuge se délabrait un peu plus chaque jour, tant et si bien qu’il ne faudrait guère de temps avant que la bâtisse devienne complètement insalubre. Il devenait dès lors plus qu’évident qu’il leur fallait vite trouver un nouvel endroit où ils pourraient survivre…

Cependant, c’était là une chose plus facile à dire qu’à faire ! Les endroits sûrs n’étaient pas vraiment légion, dans cette ville où les infectés se trouvaient à chaque coin de rue… Mais le plus gros problème ne se situait pas vraiment dans le fait de trouver un abri : le vrai souci se trouvait dans la taille de leur groupe. Ils étaient tellement nombreux que maintenir tout le monde en vie relevait de l’exploit, voire du miracle ! D’autant plus que le nombre d’adultes présents était des plus bas en comparaison à celui des enfants… Dès lors, recueillir assez de ressources pour tout ce petit monde était un travail des plus harassants. Heureusement, le labeur, cela la connaissait, mais il n’en était pas forcément de même pour les autres, et les visages fatigués se multipliaient autour d’elle. Dès lors, elle se demandait bien comment ils pourraient bien faire pour parvenir à faire bouger tout ce petit monde sans en perdre la moitié en chemin…

C’était d’ailleurs là le sujet de conversation du moment au sein des adultes du groupe : où pourraient-ils bien aller, et comment ? À sa grande surprise, Anaïs avait été inclue d’office parmi les « leaders » du groupe. En effet, tous les adultes étaient considérés comme tel, même si tous n’en avaient pas l’âme… D’ailleurs, elle-même ne se considéraient pas comme étant la plus apte à assumer ce rôle. Déjà, elle n’aimait guère décidé pour les autres, étant donné qu’elle n’appréciait pas qu’on en fasse de même avec elle. Mais surtout, qu’on vienne lui demander son avis sur les meilleurs lieux où pourraient se réfugier l’ensemble de leur groupe la faisait rire amèrement : sa connaissance des lieux était des plus lacunaires, étant donné qu’elle n’était pas originaire de la capitale… Aussi, se contentait-elle d’écouter les propositions que l’on énonçait sans même savoir à quoi pouvait correspondre chacune d’entre elles… Cependant, une décision semblait avoir été prise, dernièrement : le lieu de leur déménagement semblait être fixé vers une prison. Mais était-ce vraiment décidé ?  Il y avait eu de nombreuses abstentions lorsqu’il avait fallu voter cette décision, et Anaïs faisait partie de ces incertains…

La demoiselle fut soudain sortie de ses pensées par l’arrivée d’une enfant. Ce n’était pas la première fois qu’elle la voyait, étant donné que tous vivaient les uns avec les autres, mais ce n’était pas pour autant qu’elle connaissait son nom… Relevant machinalement la tête en la voyant s’approcher, elle la fixa en gardant le silence. Lui voulait-elle quelque chose ? Ce ne serait pas la première enfant à venir l’interpeller, ces derniers semblant relativement bien l’apprécier sans qu’elle n’ait fait quoi que ce soit pour ça. Elle ne se sentait cependant pas d’humeur à jouer avec quiconque… Finalement, la raison de son arrivée lui fut citée : Donatella voulait lui parler. Bien qu’elle ne pouvait se vanter de connaître le nom de tous les survivants rassemblés ici, ce dernier lui était malgré tout familier. Et pour cause ! Il s’agissait d’une jeune femme qui avait attiré beaucoup l’attention ces derniers temps : en effet, elle n’appuyait guère la décision de déménager vers la prison, et le faisait savoir. Malgré tout, personne ne semblait vouloir l’écouter, si bien que son opposition était tombée à l’eau. Mais la demoiselle se distinguait par autre chose, encore : elle faisait partie des rares adultes ici réunis qui semblaient aptes à vraiment jouer un rôle de leader. La preuve étant, elle n’avait pas hésité à faire part d’un avis contraire à celui de la majorité. D’ailleurs, Anaïs avait cru percevoir une certaine forme de frustration en voyant que, malgré son argumentation valable, on n’avait pas tenu compte de son avis… Mais étant loin d’être une experte en matière de déchiffrage des expressions humaines, elle se disait qu’elle l’avait peut-être tout simplement imaginé…

En entendant que sa présence était requise auprès de cette jeune femme, Anaïs ne put s’empêcher de se demander ce qu’elle pouvait bien lui vouloir… Elle n’avait cependant aucune raison de refuser d’aller à son encontre, si bien qu’elle emboîta le pas à cette gamine qui la dirigea sans mal vers leur destination. Arrivée sur place, Anaïs ne put s’empêcher d’avoir l’impression qu’on allait la sermonner. Cela lui rappelait les fois où elle devait se rendre chez la directrice de son ancienne école, afin de recevoir un savon digne de ce nom après s’être bagarré avec l’un ou l’autre camarade d’école. Heureusement, le sort qui l’attendait était autre, bien qu’elle ne le sache pas encore… Après des salutations auxquelles elle répondit d’un geste de la tête, Anaïs posa ses fesses sur l’un des austères mobiliers confectionnés à la hâte, afin d’avoir l’illusion que l’on ne s’asseyait pas à même le sol. Si elle avait assez de matériel pour se faire, la demoiselle aurait volontiers bricolé une chaise ou l’autre afin d’augmenter un peu le confort de vie de cet endroit, mais elle ne serait pas en mesure d’en procurer à tout le monde… Et puis, l’hiver approchant, il était fort à parier que chaque éclat de bois serait consacré à maintenir une température suffisamment haute pour que tous ne finissent pas complétement gelés…

Laissant de côté ses aspirations de bricolage, elle attendit que Donatella lui fasse part des raisons de sa convocation ici. Car elle se doutait que si elle avait fait mander une tierce personne pour venir la chercher, ce n’était certainement pas pour taper gentiment la causette… Et pourtant, elle prit malgré tout la peine de se présenter, elle et les trois gamines qui se trouvaient autour d’elle. Celle qui était venue la chercher s’appelait donc Déborah… Elle enregistra le nom de tout ce petit monde quelque part dans un coin de sa tête, se disant qu’elle serait peut-être amenée à y avoir recours dans un avenir plus ou moins proche, tout en continuant de prêter attention à ce que lui disait son interlocutrice. Cependant, le but de sa présence ne fut pas directement abordé, à la place, les relents de la dernière concertation d’adultes fut mise sur le tapis. En effet, Donatella voulait connaître son opinion quant à la possible future location de leur groupe. Anaïs ne put s’empêcher de se demander si elle ne cherchait pas à se mettre les indécis dans la poche, en les prenant à part afin de les convaincre en tête à tête. Peut-être, d’ailleurs, n’était-elle pas la première à subir ce genre d’entretien ? Elle s’accorda quelques secondes de réflexion avant de répondre, essayant de mettre des mots sur le ressenti qu’elle avait quant à cette idée…

- Je ne sais pas trop… Il y a du pour, mais également du contre…

En effet, il y avait des avantages certains à aller se planquer dans une prison, mais il y avait également des inconvénients, et même des risques non négligeables… Mais quel lieu pouvait bien se targuer de n’en posséder aucun ? Anaïs reprit la parole, en disant :

- Si je devais trancher, je dirais que… ce n’est pas une bonne idée…

En effet, Anaïs n’avait pas l’impression que c’était la meilleure solution à proposer pour trouver un nouvel abri. Bien qu’elle ait gardé silence jusque-là, elle n’avait pas manqué de réfléchir à cette possibilité, et en avait tiré ses propres conclusions. Aussi, jugea-t-elle bon de détailler le pourquoi de cet avis :

- Je suis d’accord avec toi, il y a de fortes chances que la prison ne soit pas déserte… Et si les prisonniers sont toujours présents à l’intérieur, je ne suis pas sure de vouloir faire leur rencontre. S’il n’était peut-être déjà pas des plus fréquentables à leur arrivée, je doute qu’ils le soient davantage, vu le chaos actuel…

Anaïs n’avait pas oublié ses mésaventures avec les autres survivants qu’elle avait déjà pu rencontrer… Ce sale lâche qui n’avait pas hésité à sacrifier ceux avec qui il avait pourtant passé plusieurs mois pour sauver sa peau, cette jeune femme qui, de désespoir, avait fini par se comporter comme les infectés, ou encore ces barbares qui se faisaient appelés les Hyènes et qui laissaient toute leur folie se manifester contre des innocents… Toutes ces personnes étaient des personnes normales, du moins en apparence, et avait réussi à tourner comme ça à cause de la situation actuelle… Alors, que pouvait-il en être de criminels, ayant peut-être commis des délits, voire des crimes suffisamment importants que pour être condamné à une peine de réclusion ? Le résultat risquait de ne pas être des plus agréables à découvrir… Et même s’il ne s’agit pas de prisonniers, elle doutait fort qu’ils soient les bienvenus, vu leur nombre. Sans compter que rien ne permettait de dire que ces non-prisonniers soient moins dangereux… Mais outre le risque dû aux « autochtones », Anaïs avait plusieurs autres points qui la dissuadait d’approuver cette idée ;

- Il ne faut pas non plus oublier que s’il est difficile de sortir d’une prison, s’y infiltrer ne l’est pas moins… Il serait difficile d’escalader les murs ou grillages, surtout pour des enfants, et je doute que la porte soit grande ouverte… Si elle l’était, on y trouverait probablement plein d’infectés. Et si ces derniers réussissaient à entrer d’une façon ou d’une autre après qu’on s’y soit installé, on risque fort d’être pris au piège. Je doute qu’il y ait des tas de sorties de secours… Enfin, je dis ça, mais je ne sais même pas à quoi ressemble cette prison, donc je me trompe peut-être complètement…

Elle n’était pas fière de l’avouer, mais elle n’était vraiment pas au fait de la géographie de la ville… Si cela se trouvait, elle était peut-être déjà passée devant cette fameuse prison, sans s’en rendre compte ! Avant son arrivée chez les Sauveurs, elle se contentait d’errer au hasard dans la ville, exploitant les environs d’un refuge afin d’être sûr de pouvoir y retourner avant d’opter pour un autre coin lorsqu’elle finissait par devoir s’en éloigner. Elle avait l’impression de manquer cruellement d’utilité, mais pour survivre seule, elle n’avait eu pas besoin de se soucier du quartier dans lequel elle se trouvait. Enfin, il y avait un dernier argument auquel elle pensa en voyant les enfants entourant Donatella :

- Et puis… Je pense aussi que ce n’est pas un endroit fait pour des enfants…

Penser ainsi était peut-être désuet en des temps aussi précaires, mais elle n’en pensait cependant pas moins. Une prison, cela représentait toujours quelque chose de négatif, dès lors, certains des enfants risquaient de mal vivre de se retrouver dans un endroit de ce genre… Et cela allait un peu à l’encontre du désir des Sauveurs d’offrir autant que possible une vie normale aux nombreux enfants composant leurs rangs. Et puis, il y avait d’autres endroits qui pourraient convenir, aussi ! Mais comme elle ignorait en quoi ces idées étaient réalisables, elle n’en avait pas fait part jusque-là, et se garda de le faire ici aussi. Maintenant qu’elle avait fini d’exposer son avis, elle attendait de voir ce qu’en dirait Donatella, et de savoir si elle était libre de vaquer à ses occupations, pour peu qu’elle en trouve…
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MessageSujet: Re: Marchandage {1ère partie} (pv)   Jeu 17 Déc - 13:56

Vouloir connaître son opinion sur leur présupposé nouveau refuge était pour Donatella un excellent moyen par arriver à cerner un peu mieux la jeune femme qui les avait rejointes dans leur cercle. Déjà le fait qu’elle prenne le temps de mesurer ses mots fit comprendre à notre camarade qu’Anaïs avait sans aucun doute soulevé plusieurs fois la question dans sa tête. Si dans un premier temps, elle ne semblait pas vouloir trancher dans un sens ou un autre – sûrement par crainte de se mettre à dos ceux ne partageant pas son opinion – Anaïs finit par prendre le parti de Donatella en affirmant que pour elle la prison n’était pas la solution à leur problème. Ces paroles firent s’esquisser un sourire sur le visage de notre italienne qui était contente d’entendre quelqu’un partager son opinion. Et ce fut sans l’interrompre qu’elle l’écouta respectueusement justifier le pourquoi de sa réponse. A la plupart des points qu’elle soulevait, notre amie ne pouvait qu’acquiescer avec ferveur.

** En voilà enfin une qui a réfléchi sérieusement à la faisabilité de ce plan. **


Donatella avait eu une bonne intuition à son sujet, et désormais elle se disait qu’Anaïs pourrait très bien la suivre dans ses projets une fois qu’elle lui aura exposer toutes ses idées. Quoi qu’il en soit les derniers mots qu’elle avait laissé entendre avaient suscité certaines réactions au sein des petites demoiselles qui les accompagnaient. Et si Déborah et Camille n’avaient fait qu’échanger quelques messes basses, Aurélie, elle, avait clairement pris la parole pour exprimer spontanément son avis sur la question.

« C’est clair ! Tu nous vois avec un costume rayé noir et blanc !? »
« Et puis, cela doit grouiller de crapules prêtes à violer des petites pucelles comme toi. »
« Camille !!!! »


Donatella avait beau s’être habituée au parlé de cette petite demoiselle, cette dernière parvenait toujours à la surprendre au moment où elle s’y attend le moins. Et face à son haussement de ton, la fillette se contenta d’hausser les épaules l’air de dire qu’elle n’avait rien dit de mal. Ce qui n’était pas faux, mais bon il y avait toujours moyen d’exprimer ce genre de chose avec plus de tact. Enfin, cette parenthèse passée, nos camarades pouvaient reprendre le cours normal de leur discussion. Anaïs avait clairement et honnêtement répondu à sa question, c’était à présent au tour de Donatella de lui faire entendre le fond de ses pensées.

« Pour tout te dire Anaïs, j’ai plusieurs idées qui se bousculent dans ma tête. L’une d’elles serait non pas de chercher un seul abri mais bien plusieurs. »


Cela pouvait surprendre d’entendre dire pareille chose, surtout lorsqu’on n’y était pas préparé. Mais Donatella estimait Anaïs apte à la suivre jusqu’au bout de son raisonnement. De ce fait, elle poursuivit de plus belle après s’être assurée d’avoir toujours toute son attention.

« En l’espace de quelques mois, notre groupe a atteint une taille incroyable. On est plus d’une centaine et pour moi ce nombre est notre plus grand handicap. Personne ici a les épaules assez larges pour diriger une telle assemblée. Je veux donc régler ce souci en nous fractionnant. »

Donatella se pencha alors en avant pour attraper l’un des sacs rassemblés devant elle. Attrapant sa bretelle, elle le traina sur quelques centimètres avant de le hisser sur ses genoux et commencer à fouiller à l’intérieur, sous les yeux inquisiteurs d’Aurélie qui suivait l’action par-dessus ses épaules. Ne parvenant pas à mettre la main sur ce qu’elle cherchait, Donatella prit parti de poursuivre les explications qu’elle avait commencées.

« Chercher quelque chose de grand et suffisamment sûr est quelque chose de l’ordre de l’impossible selon moi. Par contre des abris plus petits et plus facilement consolidables, cela peut encore se trouver et se construire assez facilement. Ah la voilà ! »

Satisfaite, d’avoir enfin trouver ce qu’elle cherchait, Donatella sortit de son sac une carte qu’elle déplia rapidement avant de la tendre à son interlocutrice. Sur cette dernière se trouvaient entourés à l’indélébile plusieurs points précis de la ville. Au total, il y avait sept cercles tracés, et ces derniers étaient les résultats de ces derniers jours passés à faire du repérage dans les alentours proches et éloignés de leur piscine délabrée.

« C’est une carte de la ville, il y a déjà pas mal d’annotations dessus, mais concentre toi juste sur les cercles verts tracés à l’indélébile. Il s’agit là de petits bâtiments facilement sécurisables que j’ai pu repérer ces derniers jours lors de mes sorties. »


Des sorties au cours desquelles Donatella avait eu à dénombrer des pertes, ces dernières lui avaient été reprochées par certains prétextant que ce n’était guère le moment pour le groupe de se priver de ses récolteurs. Mais bon comme toujours, ceux qui se plaignaient le plus étaient ceux qui ne sortaient pratiquement jamais de leur planque. Ceux qui oubliait volontairement ou tout du moins facilement les dangerosités qui se promenaient dehors et les priorités auxquelles se retrouvait confronté tout le groupe.

« Il s’agit de petites écoles, de petits commerces, … Certains abritent encore quelques infectés, mais rien d’insurmontables. Avec juste une ou deux voies d’accès, ces lieux pourront facilement être barricadés et protéger de toute intrusion. Et selon moi, en regard déjà de nos conditions de vie actuelles, on peut vivre facilement à quinze, vingt dedans. »

Anaïs devait à présent avoir bien saisi le fond de ses pensées, et c’était là l’idée que Donatella aurait aimé soumettre à la collectivité. Mais notre amie avait bien pu se rendre compte durant leur dernière réunion que la plupart n’était pas prêt à entendre une proposition qui prônait une division de leurs forces. Surtout que le problème serait de faire des groupes équitables, or étant la seule infirmière des Sauveurs, Donatella savait que certains ne seraient pas prêts à se passer d’elle au profit d’un autre groupe.

« Qui plus est, il sera plus aisé de se déplacer en groupe restreint. Mais dans tous les cas, une certaine préparation s’imposera. Et j’en viens donc à la raison de ta présence parmi nous. »

D’un geste, elle balaya l’amas de sac devant elle, il y en avait pour ainsi quatre, cinq à tout casser, et en comptant celui qu’elle avait conservé sur ses genoux.

« Dans ces sacs, j’ai rassemblé tout ce qui peut avoir de la valeur : des vêtements en plus ou moins bon état, des médicaments, de l’alcool, des cigarettes, … J’ai en tête d’aller troquer cela contre des armes auprès de la Citadelle. Nos armes d’infortunes nous sont certes toujours utiles, mais en cas de débordement, avoir en notre possession de vraies armes pourrait nous être d’une grande aide. Anaïs, j’aimerais que tu m’accompagnes là-bas. Je me chargerai des négociations ne t’en fais pas, mais c’est juste que comme tu peux le voir, je ne peux pas transporter tout cela à moi toute seule. »

Donatella n’aurait jamais demandé cela à quelqu’un en qui elle n’avait pas confiance, et cela Anaïs devait sans doute bien le comprendre. Toutefois même après en avoir dit autant sur ses aspirations, il n’était pas encore certain qu’Anaïs accepte de la suivre dans son entreprise. D’autant plus que Donatella ne lui avait pas encore dit le fond de ses pensées, elle s’était volontairement abstenue d’aller trop loin dans ses propos. Elle craignait en effet de choquer son interlocutrice si elle lui faisait part de ce qui lui arrivait de sentir par moment. Ses petites sœurs étaient pour le moment les seules à avoir été mise dans la confidence, et pour le moment cela suffisait. Anaïs n’avait selon elle pas besoin d’en savoir plus pour décider ce qu’il était bon qu’elle fasse désormais. Donatella attendait donc sa réponse.
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MessageSujet: Re: Marchandage {1ère partie} (pv)   Ven 18 Déc - 17:32

Le dernier argument d’Anaïs trouva réponse auprès des principales concernées par ce dernier, bien que ce fût l’humour qui en marqua le ton. L’une d’elle, celle qui s’appelait Aurélie si elle avait bien mémorisé, nota que l’uniforme de bagnard ne leur siérait point. À cela, un mince sourire se dessina sur le visage de la demoiselle, mais ce dernier ne tarda pas à se figer lorsqu’une autre des gamines réagit en évoquant ce que les prisonniers seraient à même de faire subir à des pucelles. Involontairement, de légères rougeurs discrètes apparurent sur les joues d’Anaïs… Elle avait vraiment du mal à entendre aborder ce genre de thème. Pendant un instant, elle se demanda même si la dénommée Camille n’avait pas adressé ce message à son intention, mais il n’y avait aucun moyen qu’elle sache qu’elle n’avait jamais… Enfin, soit…

La conversation reprit un ton plus sérieux sous l’égide de Donatella, qui ne semblait finalement pas en avoir fini avec elle. Elle lui confia alors une partie de ses pensées, en ce qui concernait l’avenir de leur groupe. Au départ, Anaïs crut qu’elle souhaitait chercher divers abris afin d’avoir une gamme de choix plus élevée et surtout différent de la prison. Mais la vérité résidait ailleurs : Donatella estimait que leur groupe ne pouvait plus rester rassemblé en un seul lieu. En effet, leur nombre était leur principale faiblesse, et leur plus gros souci pour ce qui était de trouver un nouveau refuge… À cela, elle ne pouvait qu’acquiescer, car elle n’en pensait pas moins. Cependant, la solution qu’elle proposait lui semblait contenir des lacunes flagrantes… Car en regroupé ou bien scindé, le problème restait le même : il n’y avait pas assez d’adultes que pour gérer autant de survivants… Dès lors, fractionner le peu de personnes qu’ils avaient risquait fort de condamner à mort plus d’un groupe ainsi divisé. D’autant plus que, parmi le lot, nombre d’adultes étaient complètement inaptes à gérer d’autres personnes… Ces mêmes personnes capables de dire quelles choses devaient être améliorées, sans jamais apporter de solutions pour ce faire. Ils étaient légions parmi eux, ceux qui ne risquaient jamais leur vie, laissant le soin aux autres de sortir pour leur permettre de survivre en toute tranquillité… Jamais ils ne seraient en mesure de gérer un groupe composé d’autant de survivants… Quant à ceux qui le pourraient, seraient-ils en mesure d’endosser à eux seuls pareille responsabilité ? Les chances étaient faibles… Dès lors, si raisonnée que puisse être cette solution, Anaïs ne la voyait pas aboutir. Si la motion devait être votée, la grande majorité la rejetterait probablement sans y apporter la moindre considération… Sans compter que le temps ne jouait pas en leur faveur…

Cependant, elle se garda bien de lui révéler ce qu’elle pensait de son idée. Après tout, peut-être se trompait-elle et que cette dernière trouverait écho auprès des autres Sauveurs ? Peut-être que des vocations de leader allaient naître dans l’esprit des moins hardis, et ainsi permettre la mise en œuvre de cette proposition ? Cela lui semblait un peu utopique, mais bon… La conversation s’orienta ensuite vers la véritable raison de la sollicitation d’Anaïs : montrant d’un geste large les sacs rassemblés au milieu d’entre elles, Donatella lui expliqua vouloir aller marchander à la Citadelle des armes contre les diverses marchandises fourrées à l’intérieur. Cela était une préparation nécessaire pour pouvoir envisager le transport des divers survivants vers un nouveau lieu de vie, fut-il divisé ou non. En effet, ils ne disposaient pas de grand-chose réellement digne de s’appeler une arme… Même une simple batte ressemblait à une véritable arme de destruction massive en comparaison… Encore qu’Anaïs n’avait pas trop à se plaindre de ce avec quoi elle assurait sa défense : Une barre d’acier d’un peu plus d’un mètre de long, dont l’une des extrémités était enrubannée d’une lanière de cuir pour avoir une meilleure prise en main et l’autre qui avait été suffisamment taillée que pour être considérée comme pointue. Cependant, elle ne serait pas contre un instrument un peu plus adapté à des temps aussi précaires… Machinalement, elle posa sa main sur l’arme pendant à ses côtés, consciente que certains lorgnaient dessus avec envie. Plus d’une fois, des survivants partant en expédition lui avait demandé de bien vouloir la leur prêter, afin d’augmenter leurs chances de survie. Mais toujours, elle avait refusé… Car bien qu’elle ait rejoint les Sauveurs de son plein gré, elle ne pouvait se défaire de la crainte qu’un jour ou l’autre, il lui faudrait user de celle-ci envers eux, s’ils venaient à perdre la raison. Elle n’avait donc pas jugé utile d’informer les autres que cette arme était inusable, sans quoi, elle perdrait son unique utilité : le bluff. Certains lui avaient d’ailleurs déjà reproché son égoïsme, surtout lorsque des pertes étaient à déplorer pendant une expédition. Il lui brûlait alors de révéler que cette arme n’y aurait de toute façon rien changé, mais se gardait bien de trahir son secret. Et puis, elle savait que les armes à feu étaient des épées à double tranchant, dans ce monde où le moindre bruit un peu trop fort pouvait faire rameuter des hordes d’infectés dissimulés…

Toujours est-il que, pour cette petite sortie commerciale, Donatella sollicitait l’aide d’Anaïs afin de pouvoir transporter davantage de marchandises. En effet, il devait bien y avoir cinq sacs de prêts, Et bien qu’elle n’en connaisse pas le contenu, nul doute qu’il s’agissait là de ce qu’elle voulait échanger. D’après les dires de la jeune femme, il y avait là certaines marchandises dont elle-même ne se serait pas séparé, comme les médicaments ou encore l’alcool qui pourrait servir de désinfectant, mais auraient justement une plus grande valeur marchande. Et comme il s’agissait là de ses affaires, elle était libre d’en faire ce qu’elle voulait… Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était de lui donner sa réponse :

- C’est d’accord.

Elle s’était accordée un court instant de réflexion, non pas tant parce qu’elle répugnait à l’idée de l’aider, mais pour juger du bienfondé de cette démarche, et des risques qui allaient de pair avec. Après quelques secondes, elle avait estimé que c’était là une expédition valable, et ne voyait donc pas de raison de lui refuser son aide. Tout le monde ne pensait pas ainsi, malheureusement… Sur sa lancée, Anaïs prit la peine de rajouter :

- Je dois avoir des choses qui pourraient servir à faire du troc, donne-moi quelques minutes et je reviens avec.

En effet, lors de ses collectes, la demoiselle ne se contentait pas de ramasser les seuls vivres ou médicaments sur lesquels elle parvenait à mettre la main. Lorsqu’elle voyait un objet pouvant s’avérer utile, elle ne se privait pas de l’emmener avec. Car ce que certains pouvaient trouver inutile pouvait s’avérer être un véritable trésor pour qui savait le détourner de sa fonction première ! Cela pesait son poids, il était vrai, mais les épaules d’Anaïs étaient suffisamment solides que pour transporter tout ce barda. D’ailleurs, peut-être était-ce pour cela que Donatella avait fait appel à elle, même si elle se demandait comment elle aurait bien pu le savoir…

Elle se leva alors, et se dirigea vers l’endroit où elle laissait traîner ses diverses affaires. Attrapant un grand sac en toile, elle entreprit de le fourrer des divers objets dont elle pensait avoir des chances de pouvoir obtenir quelque chose en retour : des batteries de téléphones toujours chargées, des allumettes, diverses petites ferrailles, des morceaux de tissus solides, … Rien de vraiment utilisable en soi, mais qui pouvait servir à réparer voire construire des objets utiles pour qui savait le faire. Une fois cela fait, elle enfila son pardessus ainsi que son casque. Elle fourra dans sa poche quelques pétards, dont elle se servait lorsqu’elle devait attirer les infectés dans un coin lorsqu’aucun chemin n’était praticable. Un procédé risqué, mais qui l’avait tiré plus d’une fois d’un mauvais pas… Malheureusement, il ne lui en restait pas des masses, et elle ignorait si elle arriverait à remettre la main sur d’autres de ces petits explosifs bien utiles… Fin prête, elle s’en alla rejoindre Donatella, pour qu’elle puisse se lancer dans cette aventure…
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MessageSujet: Re: Marchandage {1ère partie} (pv)   Sam 19 Déc - 15:23

Contrairement à d’autres, Anaïs l’avait écouté jusqu’au bout et ne l’avait pas interrompue dès qu’elle avait évoqué l’idée d’une division de leur groupe. Toutefois son abstinence de commentaires ne permit pas à Donatella de savoir si elle la suivait ou non dans son idée. De ce fait notre infirmière allait devoir se montrer encore prudente et bien réfléchir à ce qu’elle laisserait filtrer de ses plans. Quoi qu’il en soit, Anaïs avait quand même décidé de l’accompagner dans son affaire de marchandage, mieux encore, elle était même prête à rajouter certaines de ses possessions sur la table des négociations. Et pour cela, elle réclama quelques minutes à Donatella pour qu’elle puisse partir les rassembler. Notre amie les lui accorda sans problème, cela lui laissait également de son côté le temps de réajuster les siennes.

« Tu vas prendre tous ces sacs ? »

Camille venait de prendre la parole après avoir observé Anaïs les quitter, tournant la tête vers elle, Donatella constata qu’elle avait sa tête de sceptique. Etait-ce dû à cause de ces sacs ? Ou est-ce que quelque chose la dérangeait à propos de celle qui venait de les quitter ? Donatella n’en savait rien, et n’avait pas envie de creuser d’avantage l’histoire. Elle ne contenta donc d’hocher négativement de la tête. Il y avait en tout quatre sacs, les prendre tous avec elle était impossible, en plus de la ralentir considérablement, Donatella doutait fort de demeurer suffisamment discrète et habile pour une expédition en ville. Non, notre amie n’allait en prendre que deux : son sac à dos habituel, choisi pour sa grandeur et sa solidité, et un sac en bandoulière qui avait appartenu au départ à Aurélie. Les motifs enfantins que l’on retrouvait sur ce dernier prouvaient en effet cette dernière révélation. Quoi qu’il en soit, Donatella refit un tri parmi ses possessions, et quelques minutes après, notre camarade était chargée et prête à se mettre en route.

Donatella et Anaïs se retrouvèrent devant l’une des sorties sécurisées de la piscine, notre italienne avait mis peu de personnes au courant de la nature de leur expédition. Si bien que la plupart des enfants venus assistés à leur départ pensaient simplement qu’elles partaient récolter des vivres. Le petit trio de Donatella était également venu les voir partir, armée d’une batte de baseball Déborah semblait même vouloir s’inviter au voyage. Toutefois un regard et un signe de tête de notre amie suffit à lui faire comprendre que cette fois encore Donatella n’accepterait pas qu’elle sorte. Après s’être assurée que toutes deux étaient fin prêtes, les deux jeunes femmes saluèrent les leurs et se mirent en route, affutant désormais leurs sens afin d’être promptes à réagir au moindre danger, et Dieu savait combien ces derniers pouvaient être nombreux dans Paris désormais. Et si le début de leur progression se fit dans le silence, Donatella ne tarda pas à le rompre en élevant doucement la voix.

« Je vais sûrement me répéter mais j’aimerais encore savoir ce que tu penses de notre groupe ? Je ne te parle pas de son but, de ses idéaux. Mais des personnes qui le composent. »


Il y avait certains sujets qui n’étaient guère évident d’aborder avec n’importe qui, Anaïs était une personne peu bavarde. De ce fait, Donatella n’avait jamais pu se faire une réelle opinion d’elle sans lui avoir parlé. Et encore maintenant notre camarade avançait à tâtons dans ses questions, elle cherchait dans les réponses qu’elle lui donnerait l’un ou l’autre élément qui la mettrait en confiance pour lui dévoiler encore plus ses pensées.

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