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 Marchandage {3ème partie} (pv)

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MessageSujet: Marchandage {3ème partie} (pv)   Sam 6 Fév - 17:11

Malgré qu’elles aient parlé à voix basse, le jeune homme les ayant jusque-là accompagnées semblait avoir sa petite idée des intentions des deux sauveuses. Doutant fort qu’il soit doué d’une ouïe surdéveloppée, Anaïs misa davantage sur le fait qu’il avait dû deviner leur décision finale. Car il n’hésita pas à exprimer, non sans une certaine forme d’humour noir, la conclusion à laquelle il était parvenu. Tout comme son estimation sur leurs chances de survie… En effet, il n’était pas difficile de déceler derrière ses propos qu’il n’avait pas grand espoir de les voir passer la nuit. Cependant, dans ce monde où tous ne disposaient pas d’un abri pour la nuit, les expéditions nocturnes étaient parfois un mal nécessaire…

Alors que le jeune homme retournait s’enfoncer dans les profondeurs de la Citadelle, Donatella exhorta Anaïs pour qu’elles se mettent en route. En effet, elles n’avaient perdu que trop de temps… Partir dès à présent était donc une nécessité, si elles voulaient avoir encore une chance d’atteindre la piscine avant qu’il ne soit trop tard. Aussi, elles se lancèrent vaillamment dans les rues obscurcies par le crépuscule qui s’avançait de plus en plus…

Par chance, celles-ci semblaient avoir été désertées de toutes formes de vie, du moins, si l’on pouvait le dire ainsi… Marchant à un rythme soutenu, sans courir pour autant, les deux jeunes femmes avançaient avec un seul objectif en tête : rejoindre leur « home sweet home » avant que la nuit ne les rattrape. Malheureusement, les choses n’étaient pas faites pour durer… Était-ce là un signe du destin, qui avait décidé qu’elles ne pourraient rejoindre la piscine en temps et en heure ? Ou bien un simple caprice d’une structure affaiblie par les bombardements et les intempéries ? Toujours est-il qu’alors qu’Anaïs et Donatella déambulaient dans les rues, toute une partie d’une habitation choisit le moment précis où elles passaient pour s’effondrer. Pour peu, on aurait pu croire que quelqu’un se trouvait derrière tout ça… En tout cas, dans leur malheur, la chance sourit aux demoiselles : elles réussirent de justesse à éviter de se retrouver coincée sous les décombres. Elles ne purent cependant échapper au nuage de poussière que souleva l’amas de brique et d’autres matériaux ainsi tombés. Toussant à en cracher ses poumons, Anaïs ne voyait pas grand-chose de ce qui se passait autour d’elle. La seule chose qu’elle savait, c’était que Donatella aussi avait réchappé à un funeste sort, sentant sa présence à ses côtés.

Et puis, ce qui devait arriver arriva : des râles typiques de ceux qu’elles voulaient éviter commencèrent à se rapprocher d’elles. Avec le boucan provoqué par la chute des décombres, il était évident que les infectés alentour allaient rappliquer ! Ni une ni deux, Anaïs plaça les lunettes de conduite qui surmontait son casque afin de pouvoir ouvrir les yeux sans que la poussière ne les lui irrite. Peut-être y avait-il suffisamment peu d’infectés que pour qu’elles puissent les éviter, et ainsi poursuivre leur route ? Malheureusement, la vérité était tout autre : où qu’elle posait les yeux, elle pouvait voir des ombres inquiétantes prendre forme à travers le nuage de poussière qui recommençait à tomber. S’enfoncer aveuglément là-dedans pouvait réserver de très mauvaises surprises… Aussi, lorsqu’Anaïs vit un espace dégagé, agrippa-t-elle le poignet de Donatella et s’élança-t-elle dans ses directions. Au bout de quelques mètres seulement, elles sortirent du nuage de poussière, mais la demoiselle n’arrêta pas sa course pour autant : les infectés n’en finissaient plus de converger dans leur direction !

C’est seulement après quelques minutes de course qu’Anaïs estima sûr de ralentir l’allure. Il y avait encore des infectés qui rôdaient autour d’elles, mais ceux-ci n’étaient pas plus d’une poignée, rien qui n’était ingérable, que ce fut par la discrétion ou même la force. Le problème était que ce petit épisode avait eu deux conséquences négatives : premièrement, Anaïs regardait chaque façade de bâtiment, ne pouvant s’empêcher de craindre que celles-ci ne leur tombent dessus, elles aussi… Et surtout, elles venaient de faire un détour non négligeable, réduisant ainsi à néant leurs chances de rejoindre l’abri des Sauveurs avant que la nuit noire ne transforme la ville en véritable champ de mines. Et inutile d’espérer pouvoir reprendre leur route initiale : elle devait grouiller de tellement d’infectés qu’il serait surement impossible de pouvoir les compter… Dès lors, il n’y avait plus qu’une seule option qui s’offrait à elles : chercher un abri pour la nuit. Ou bien servir d’en-cas pour les infectés, ce qui ne tenterait surement aucune des deux jeunes femmes…
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MessageSujet: Re: Marchandage {3ème partie} (pv)   Dim 7 Fév - 8:03

Alors que leur progression sur la route du retour semblait bien partie, un imprévu impensable vint mettre un terme à leur espoir d’être rentrée à la piscine avant la tombée de la nuit. Les bombardements, l’état insalubre des bâtiments, les pillages et les déferlements d’infectés, tout cela avait fragilisé énormément la ville. Dès lors il ne fallait guère plus s’étonnait que certains bâtiments endommagés s’effondrent sous leur propre poids. Mais pour que cela se passe pile poil au moment où ces dernières se trouvaient à proximité, il y avait de quoi se poser des questions. La bâtisse qui s’était effondrée, en plus d’avoir fait un vacarme monumental, avait soulevé un énorme nuage de poussière. Fermant les yeux tout en ne pouvant s’empêcher de tousser, Donatella essayait au mieux de se protéger le visage. Lorsque ses quintes incessantes se calmèrent, elle s’empressa de mettre ses lunettes de protection sur son nez. Ses yeux encore rougis se retrouvaient désormais protéger de la poussière qui planait encore tout autour d’elle. Il n’y avait aucun doute dans le fait que dans leur malheur, elles avaient toutes deux eu de la chance. Car si elles avaient été blessées, elles n’auraient eu aucune chance face au nouveau danger qui se présentait à elle. En effet tout ce fracas avait rameuté un bon nombre des indésirables de la ville, et c’était sans peine qu’on pouvait désormais entendre leur râle horrible.

Ce fut alors que Donatella se sentit brusquement attrapée par quelque chose, grosses palpitations et gros moment de frayeur avant de se rendre compte qu’il s’agissait d’Anaïs qui l’entraînait avec elle loin de leur position actuelle. Il était clair que c’était le bon réflexe à avoir afin d’éviter de se retrouver complètement encerclées. Mais courir à tue tête en étant aussi chargée fut des plus éprouvants, surtout lorsque chaque profonde inspiration vous faisait avaler des nuages de poussières. Mais entre çà et se faire dévorer par des infectés, le choix était vite fait. Ce ne fut qu’au terme de plusieurs minutes de course qu’elles purent ralentir le rythme, il y avait toujours des infectés dans les environs, mais désormais ces derniers ne convergeaient plus d’office vers elles. De ce fait, en la jouant bien, elles pouvaient continuer à avancer sans attirer leur attention.

Par contre, prenant le temps de regarder autour d’elle, Donatella ne pouvait que constater l’énorme détour que cet incident les avait obligé à prendre. Rentrer à la piscine avant la nuit leur était désormais chose impossible, surtout avec cette masse grossissante d’infectés dans les alentours. Car si le bruit qu’avait causé l’effondrement avait cessé, ce dernier s’était fait entendre sur plusieurs centaines de mètres. Dans une ville où le calme régnait en maître, ce genre d’évènement se faisait entendre sur une grande échelle. Dès lors Donatella supposait que les infectés présents n’étaient que ceux se trouvant à proximité, et que d’autres peut-être plus nombreux encore pouvaient toujours converger vers leur position. Elles n’avaient donc plus d’autres alternatives que de trouver un endroit sûr à consolider.

« On ne regagnera pas la piscine avant la nuit, c’est mort pour aujourd’hui. Il faut trouver un endroit sûr avant que la situation ne dégénère encore. »


Les yeux de Donatella cherchaient activement un lieu salutaire pouvant les abriter. L’avantage de l’effondrement de toute à l’heure était que le bruit avait dû faire sortir la majorité des infectés des bâtiments. De ce fait ces derniers ne devaient plus grouiller autant de zombies, peut-être juste deux ou trois coincés dans une pièce, mais rien d’ingérable, il fallait l’espérer. Mais bon si un bâtiment venait de s’effondrer, qu’est-ce qui leur garantissait que les autres encore debout autour d’elles ne feraient pas de même ? Cela allait se jouer à l’intuition, zieutant dans les alentours immédiats, Donatella mit de côté tous les bâtiments bancals qui présentaient déjà une forte inclinaison. Ce fut alors qu’entre deux petits immeubles réduits à l’état de gravats Donatella en vit un troisième fortement endommagé certes, mais qui cependant ne menaçait pas de s’effondrer dans l’immédiat. Complètement ceinturé de débris, ce dernier demeurait stable et relativement sûr en comparaison de leur situation actuelle. Son rez-de-chaussée était pas contre inaccessible à cause des débris des bâtiments voisins. Des débris qui ne faisaient malheureusement pas un talus assez haut pour leur permettre d’atteindre à première vue l’étage. Mais soit, Donatella ne voyait pour le moment pas d’autres abris potentiels, dès lors elle pointa du doigt le dit bâtiment afin qu’Anaïs puisse elle aussi voir leur prochain point de rappel.

« On va se diriger vers cet immeuble là-bas, il n’y a pas beaucoup d’infectés et si on arrive à atteindre l’étage de ce dernier, on devrait être en sécurité. »


L’immeuble devait avoir à l’origine cinq ou six étages, mais les derniers s’étaient effondrés. Ainsi à vue d’œil seuls les étages allant du premier au troisième semblaient encore habitables. Au dessus de troisième, il n’y avait qu’un petit amas de débris témoignant du fait que la majorité des gravats avaient trouvé place au sol. Pas de risque donc que le troisième étage cède sous le poids des autres. Mais cela, Donatella n’y avait pas encore pensé. Et puis tout ce qui l’importait, c’était que ce bâtiment tienne juste le coup une nuit afin de les mettre hors d’atteinte de ces mains et crocs morbides.
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MessageSujet: Re: Marchandage {3ème partie} (pv)   Dim 7 Fév - 17:47

Rapidement, Donatella prononça à voix haute la conclusion à laquelle Anaïs était déjà parvenue : retourner à la piscine serait dorénavant impossible. Dès lors, il leur fallait absolument se mettre à la recherche d’un abri, et au plus vite ! Car malheureusement, rien ne garantissait que la tâche serait accomplie à temps avant que la nuit ne les rattrape… En effet, il n’était pas aisé de trouver un endroit offrant suffisamment de sécurité que pour se permettre d’y dormir du sommeil du juste. Déjà, il fallait que ce dernier soit suffisamment préservé que pour qu’il ne s’effondre pas au moindre pas, et comme toutes deux venaient d’en faire l’expérience, ce n’était pas évident au premier regard… Ensuite, il fallait pouvoir atteindre le dit endroit : que ce soit gravats ou bien infectés, des obstacles pouvaient se dresser devant elles ! Et là encore, fallait-il que ce lieu offre suffisamment de remparts contre ces pseudos êtres vivants que pour qu’il vaille la peine de prendre le risque d’y pénétrer… Car nul ne pouvait savoir si les lieux n’étaient pas « habités »…

C’était donc une tâche passablement ardue qui les attendait, et ce dans un temps plus que limité. Elles risquaient fort de devoir tester la qualité de plusieurs abris avant d’en trouver un convenable, à moins que la chance ne leur sourit. Pour l’heure, un premier bâtiment avait retenu l’attention de Donatella, qui désigna  ce dernier. Sans plus attendre, elles se mirent à zigzaguer entre les quelques infectés qui parsemaient les environs, préférant éviter un conflit qui risquait fort d’attirer l’attention d’autres zombies.

Finalement, au bout de quelques minutes angoissantes, elles arrivèrent devant ce potentiel abri. L’accès était plutôt difficile, à cause du rez-de-chaussée impraticable, mais le premier étage n’était pas vraiment difficile à atteindre, pour peu qu’on y mette de l’huile de coude ! Qui plus est, c’était là une sécurité non négligeable si elles parvenaient à y poser le pied toutes les deux. Étant plutôt grande, et avec de bon bras, Anaïs pensait ne pas avoir trop de mal à s’agripper à un rebord et à se hisser jusqu’à destination. Mais qu’en était-il de Donatella ? Ignorant de quoi elle était capable, cela demandait réflexion. Cependant, il n’était pas difficile de savoir comment agir en pareille situation ! Aussi, la demoiselle dit-elle :

- Je peux t’aider à atteindre le premier, et après, je t’envoyer les sacs avant de monter. Enfin, on ne sait pas ce qu’il y a là-dedans, donc il faudra que tu sois prudente…

Avant de réceptionner le moindre sac, il faudrait d’abord que Donatella soit sure de pouvoir tourner le dos sans que cela ne lui coûte la vie. Une inspection rapide des lieux ne seraient donc pas du luxe, tout comme le fait de posséder une arme… Pour peu que la demoiselle adhère à ce plan, bien sûr. Car cela l’obligeait à mettre la première les pieds dans un endroit inconnu et potentiellement dangereux. Encore que, rester à l’extérieur n’était pas sans risque non plus… Elles pouvaient toujours inverser les rôles, aussi, Anaïs devrait pouvoir attraper la main de Donatella et la hisser si cette dernière sautait suffisamment haut.
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MessageSujet: Re: Marchandage {3ème partie} (pv)   Lun 8 Fév - 10:12

Elles avaient couru vers ledit bâtiment à défaut de ne pas avoir d’autres alternatives plus intéressantes. Certaines infectés s’étaient mis sur leur chemin, mais elles les avaient subtilement contournés et esquivés. En effet le temps jouant contre elles, nos deux camarades n’avaient guère le luxe de se livrer à un massacre gratuit, surtout qu’un tel massacre risquait fort de les condamner dans leur situation actuelle. Quoi qu’il en soit à présent qu’elles se trouvaient face au dit bâtiment, Donatella se rendait compte que pénétrer à l’intérieur de ce dernier allait se révéler plus ardu qu’elle ne l’avait estimé. Comme supposé, le rez de chaussée était inaccessible à cause de tous les gravats. Toutefois ces derniers pouvaient les aider à atteindre une fenêtre d’un premier étage, mais il aurait fallu que le tas de débris soit plus conséquent pour cela. Ici, toute seule Donatella ne pouvait guère atteindre le rebord de la fenêtre. Ce fut alors qu’Anaïs se dévoua pour l’aider à atteindre le premier, cette spontanéité de sa part lui alla droit au cœur. Tant parce que cette dernière la libérait du poids d’une décision, tant cette dernière lui témoignait de la confiance qu’Anaïs lui portait. Cependant si monter la première la mettait plus vite à l’abri des infectés déambulant derrière elle, rien ne lui garantissait qu’à l’intérieur de la bâtisse que la situation leur soit plus favorable. On pouvait donc estimer que les risques étaient plus ou moins identiques. De ce fait, Donatella se défit rapidement de tous ses sacs pour ne prendre qu’avec elle sa hachette de combat qu’elle glissa à sa ceinture. De cette façon, il allait lui être plus facile de passer la fenêtre et elle donnerait en même temps moins de mal à Anaïs.

« C’est bon je suis prête, on peut y aller. »

Donatella attendit alors qu’Anaïs se place correctement pour lui servir de tremplin, mais ce n’était pas simple de conserver un certain équilibre sur ces gravats. D’autant plus que la moindre chute risquerait de rameuter les infectés des alentours par le bruit qu’elle ferait. Il ne fallait donc pas se rater. Une fois prête, Donatella posa un pied sur les deux mains jointes d’Anaïs, cette dernière lui insuffla alors suffisamment d’élan pour qu’elle puisse atteindre le rebord de la fenêtre. N’étant pas une adepte de ce genre de cascade, Donatella manqua de peu de ne pas réussir à s’accrocher. Mais heureusement, notre amie avait de la force dans ses bras, et au prix d’un certain effort elle parvint à se hisser jusqu’à l’intérieur. N’ayant pas de lampe de poche avec elle, elle remerciait le soleil couchant d’éclairer encore suffisamment la pièce dans laquelle elle venait de débarquer. Il s’agissait d’une petite cuisine qui demeurait dans un désordre monumental, on ne pouvait y accéder que par une porte et cette dernière était fermée. Il n’y avait donc pas de danger immédiat, il aurait peut-être été bon d’explorer un peu plus loin pour s’assurer de la sureté du bâtiment, mais Donatella se refusait à laisser trop longtemps Anaïs dehors. De ce fait, elle revint rapidement vers la fenêtre afin d’être au point au niveau de la situation extérieure. De son nouveau point d’observation, elle pouvait clairement voir la masse d’infectés qui déambulaient au loin. Seule une demi-douzaine était assez proche pour nécessité une certaine vigilance mais rien d’extrêmement urgent et vital. Le tout était à présent de ne pas faire de bruit en chargeant leurs affaires. Se penchant un maximum vers Anaïs tout en gardant un point d’accroche pour éviter de tomber, Donatella tendit une main vers sa camarade, il était temps de mettre en sureté leur personne mais aussi toutes leurs possessions.

« Tu vas commencer à me passer ce qu’il y a de plus lourds, si les infectés se rapprochent trop, on abandonne le reste et je te fais monter illico. »

Oui, Donatella préférait avoir toutes leurs armes avec elles, mais si jamais la situation le nécessité, elles pourraient toujours les laisser en bas et les surveiller. Quoi qu’il en soit, après avoir tracté tous les sacs et toutes leurs armes en hauteur, Donatella tendrait une main forte à Anaïs pour la hisser jusqu’à elle et leur permettre ainsi de souffler un peu.
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MessageSujet: Re: Marchandage {3ème partie} (pv)   Mer 10 Fév - 19:18

Lorsqu’elle fit sa proposition, Anaïs crut voir passer une lueur dans les yeux de sa comparse. Était-ce de la reconnaissance ? Pourtant, elle ne pensait pas avoir dit ou fait quoi que ce soit qui en soit digne… Certes, il était vrai qu’à priori, elle serait celle qui prendrait le plus de risques, en restant dehors. Qui plus est, rien ne lui garantissait que Donatella ne préfère l’abandonner une fois qu’elle serait mise à l’abri. Cependant, elle doutait fort qu’elle agisse de cette façon. Tout d’abord, elle aurait besoin d’elle pour transporter tous les sacs contenant les armes et autres marchandises non échangées qu’il restait. Mais surtout, et peut-être était-ce là un résidu de sa naïveté d’avant la catastrophe qu’était devenue sa vie, elle doutait fort que la demoiselle agisse de la sorte. Qui plus est, elle aussi devait malgré tout lui faire suffisamment confiance que pour accepter de la laisser seule avec toutes leurs affaires : rien ne lui garantissait que, le temps qu’elle s’assure que les lieux soit sûr, qu’elle ne file pas avec les sacs sur l’épaule, gagnant ainsi nombre d’objets utiles pour sa survie. C’était donc une confiance mutuelle basée sur aucune évidence… Chose à laquelle Anaïs s’était pourtant promis de ne plus céder…

Toujours est-il qu’après s’être débarrassée de son fardeau, Donatella se prépara à monter à l’étage. Aussi, Anaïs joignit-elle ses mains devant elle, offrant à la demoiselle ses paumes réunies afin qu’elle dispose d’un appui sûr pour son escalade. Il ne restait plus qu’à espérer que cette dernière se déroule sans anicroche… Car malheureusement, le tas de gravats sur lequel était posé Anaïs n’était pas vraiment un exemple de stabilité. Cependant, elle s’arrima aussi solidement que possible, et attendit que Donatella ne pose son pied sur ses mains. Lorsque ce fut fait, et que la demoiselle prit son élan pour gagner en hauteur, Anaïs augmenta l’ampleur du geste. Elle était à peu près aussi légère qu’elle l’avait imaginé, un poids qui correspondait bien à sa silhouette féminine… Elle gagna donc le premier étage sans encombre. Malheureusement, comme cela était à craindre, ce mouvement fit glisser quelques gravats, donc le crissement, pourtant léger, fit malgré tout tourner la tête de plusieurs infectés proches. Ces fichus monstres avaient une de ces ouïes ! Heureusement, tandis que Donatella faisait une fouille rapide des lieux, Anaïs elle se saisit d’une des grosses pierres qui constituaient le tas de gravats, et le lança avec force un peu plus loin. Cette nouvelle source sonore eut tôt fait d’attirer les affamés dans cette direction plutôt que dans celle d’Anaïs. Cependant, tout risque n’était pas écarté pour autant… Aussi, fut-ce avec un soulagement manifeste qu’elle accueillit le retour de Donatella, qui semblait avoir fini d’inspecter les lieux.

Comme elle le demanda, elle attrapa les sacs les plus lourds, avant de les lui passer en leur donnant une légère impulsion pour éviter que la soudaine augmentation de poids ne la fasse basculer en avant, ou pire, que le point d’accroche sur lequel elle se tenait en se penchant ne cède avec grand bruit. Si elle pouvait toujours rattraper Donatella pour qu’elle ne fasse pas une mauvaise chute, elle ne pourrait rien faire concernant le bruit que cela provoquerait… Cependant, rien de tout cela n’arriva. Ainsi, tous les sacs furent hisser jusqu’à l’intérieur, mais cela ne se fit pas sans bruit. En effet, le contenu des sacs faisait du bruit, lorsque les objets cognaient l’un dans l’autre… Aussi, les infectés recommencèrent-ils à affluer lentement dans leur direction, et ce fut avec empressement qu’Anaïs fit un bond pour s’accrocher au rebord de la fenêtre, avant  de se saisir de sa main libre de celle que lui tendait sa camarade. Et enfin, elle fut à l’intérieur, elle aussi…

- Merci…

Dit-elle alors qu’elle finissait de s’engouffrer par la fenêtre. Des paroles qui lui vinrent spontanément, preuve que sa vie actuelle ne l’empêchait pas de se rappeler les règles de politesse qu’on lui avait enseignées étant enfant. Mais aussi une façon subtile de remercier Donatella de ne l’avoir effectivement pas abandonné à l’extérieur, dans les griffes des infectés.

- Pas mécontente d’être à l’intérieur…

Ne put s’empêcher de marmonner Anaïs. En effet, la pénombre du crépuscule faisait de plus en plus place à l’obscurité de la nuit, et dans quelques minutes, elles n’y verraient plus rien. Aussi, préférait-elle se trouver entre quatre murs plutôt qu’à l’air libre en pareille situation… Malheureusement, rien ne garantissait que l’intérieur offrait toute la sécurité que les demoiselles pouvaient bien lui demander. Car l’inspection de Donatella avait été sommaire, si bien qu’il était temps d’approfondir quelque peu les recherches… Sortant une lampe torche d’une poche intérieure de sa veste d’une main, et de sa matraque de police nouvellement acquise de l’autre, Anaïs était fin prête à en découdre au besoin…
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MessageSujet: Re: Marchandage {3ème partie} (pv)   Ven 12 Fév - 17:11

Donatella avait envie de dire que le plus dur était derrière elles, mais ne sachant pas ce que recélait leur abri du moment, il était encore bien trop tôt pour se permettre de se relâcher. Bon si elle faisait le point sur la situation, il n’y avait pratiquement plus aucun risque que le danger vienne de dehors. Donatella avait testé par elle-même l’accessibilité de cette fenêtre au premier étage, et elle doutait fort que les infectés se montrent assez agiles pour l’atteindre. De plus ces derniers dénués de cerveau ne risquaient pas de coopérer entre eux. En somme tout ce que notre infirmière avait à faire était de refermer cette fenêtre. Bon la vitre était brisée par endroit, mais les bouts de verre tranchant suffiraient à retenir momentanément un improbable infecté et à les prévenir de son intrusion. Toutes leurs affaires rassemblées dans un coin de cette cuisine, il leur fallait désormais profiter du peu de lumière pour explorer le bâtiment. Gardant sa hachette à sa ceinture, Donatella se saisit de la pelle, dans l’actuelle situation elle préférait avoir le plus d’allonge possible. De son côté, Anaïs avait sorti une lampe torche, le fait qu’elle en ait une en sa possession fut une heureuse surprise pour notre camarade.

« L’immeuble n’est pas très grand, il y a moyen que nous l’explorions complètement avant la tombée de la nuit. J’espère que nous sommes biens seules. »

Oui car sinon il y avait de fortes chances qu’elles se voient rattrapées par les ténèbres de la nuit, mais là n’était pas le pire à redouter. Dans tous les cas, vu qu’Anaïs avait leur seule source de lumière sûre, il valait mieux que ce soit elle qui prenne les devants.

« Désolée de te demander cela, mais j’aimerais que tu passes devant avec ta lampe. Si cela te dérange, je veux bien te la prendre et passer en première. »

C’était là aussi une autre alternative, mais si elles optaient pour cette dernière, Donatella irait sûrement attacher la lampe à sa pelle histoire de pouvoir toujours la manier à deux mains. Dans tous les cas, même pressées par le temps, si infectés il y avait, elles se devaient d’être silencieuses histoire de ne pas rameuter toute la clic sur elles. Ayant bien conscience de leur situation, le cœur de Donatella battait à plus de cent la minute.
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MessageSujet: Re: Marchandage {3ème partie} (pv)   Sam 13 Fév - 18:03

La clarté du crépuscule baignait la pièce d’une faible lueur, juste assez pour que les deux jeunes femmes puissent y voir à quelques pas devant elles. Ce n’était pas un périmètre très étendu, mais faute de mieux, elles devraient bien s’en contenter… Dès lors, lorsque Donatella pronostiqua qu’elles avaient le temps d’inspecter tout le bâtiment avant que la nuit ne tombe, Anaïs acquiesça. Si elles voulaient vraiment profiter de cette faible luminosité qui n’allait que décroître dans les minutes à venir, il valait mieux si mettre tout de suite. Surtout que les espoirs de Donatella d’être les seules à se trouver dans ce bâtiment pouvaient ne pas être exaucés…

Cette dernière, justement, demanda à ce qu’elle ouvre la marche. Étant la seule en possession d’une source de lumière, il était logique que ce rôle lui incombe… Mais, manifestement, Donatella répugnait à exprimer cette idée. Elle alla même jusqu’à proposer de prendre sa place, pour peu bien sûr que ce soit elle qui tienne la lampe. Cependant, il était inutile pour elle de s’inquiéter : Anaïs ne craignait pas de marcher en tête. Même, elle était préparée à le faire, la preuve étant, elle fixa rapidement la lampe torche à son casque. Ainsi, en plus d’avoir les mains libres, le faisceau de lumière suivrait les mouvements de sa tête, presque comme si c’était ses yeux qui le projetaient. Cela serait bien pratique, au détour d’un couloir sombre… Une fois cette étape accomplie, elle adressa un sourire rassurant à Donatella, avant de lui dire :

- Ne t’inquiètes pas, ça ne me dérange pas de passer devant. Je compte sur toi pour couvrir mes arrières.

La tâche ne serait pas aisée, car le désavantage d’une lampe torche, c’était que son faisceau n’était dirigé que vers l’avant. Idéalement, il leur aurait fallu une lanterne, qui diffusait la lumière tout autour, même si son intensité était moindre… Soit, elles devaient faire avec les moyens du bord, et elles s’enfoncèrent dans les entrailles de cette bâtisse…

Le silence qui régnait était particulièrement oppressant, couplé à l’obscurité des lieux. Quittant la cuisine par laquelle elles étaient entrées, les demoiselles entrèrent dans un couloir, qui n’offrait aucune forme de source lumineuse extérieure. C’était comme si la nuit était tombée soudainement, les privant de cette faible luminosité dont elles disposaient encore… Il n’y avait que deux-trois fins traits de lumière visibles un peu plus loin, qui indiquaient la présence d’une porte pour chacun d’entre eux. Autant de possibilité de mauvaise surprise cachée derrière… Anaïs balaya son regard, et le faisceau de sa lampe torche, dans tous les sens, son cœur cognant un peu plus fort chaque fois qu’elle croyait voir se dessiner une silhouette de forme humaine. Mais aucun être vivant, et surtout non vivant, ne déambulait dans ce couloir… Il était temps de s’attaquer aux différentes pièces sur lequel il débouchait !

La première porte, qui s’ouvrit avec un grincement dont Anaïs se serait bien passé, ouvrait sur un living-room dans un état de désordre considérable… Des armoires étaient renversées, leur contenu répandu sur le sol. Des bris de verre jonchaient les environs, après que les portes vitrées qu’ils formaient auparavant n’aient explosé sous l’effet d’une force inconnue. Des livres et autres bibelots, parfois brisés, parfois intacts, se mêlaient à tout ce capharnaüm… L’impact de l’explosion qui avait détruit les étages supérieurs devait être la cause de tout cela. Par contre, aucun infecté à déclarer, ce qui fut une nouvelle des plus réjouissantes.

Laissant derrière elles cette pièce inoffensive, les deux exploratrices s’attaquèrent à la seconde… qui était verrouillée. Anaïs fit peser délicatement son poids dessus, mais elle ne céda pas. Cela ne lui plaisait guère de ne pas savoir ce qu’il se cachait derrière, mais il y avait peu de chance que celle-ci cède face à un infecté. Qui plus est, après avoir plaqué son oreille contre le bois de la porte, Anaïs n’entendit rien. Elle en conclut qu’il ne devait rien y avoir d’inquiétant derrière. Ou du moins, rien de menaçant…

La troisième porte, elle aussi, était verrouillée. Cependant, contrairement à la précédente, elle s’ouvrait de leur côté. D’ailleurs, la clef était toujours sur la serrure. Les quelques verrous fermés, ainsi que le judas apposé dessus indiquait clairement que c’était la porte d’entrée de cet appartement. Inutile donc de la passer, du moins pas avant d’avoir fini d’inspecter le reste de cette habitation d’abord. Il ne restait donc plus qu’une porte…

Celle-ci ouvrait sur une chambre. Un lit double, couvert de poussière, trônait en son centre. À sa vue, Anaïs ne put s’empêcher de pousser un soupir d’envie. Depuis combien de temps n’avait-elle pas dormi dans un vrai lit ? Certes, elle pouvait se passer de ce genre de luxe, mais le confort d’un matelas était quelque chose qui ne pouvait que manquer à qui n’en possédait pas. Mais elle n’avait pas le temps de contempler ce dernier, aussi fit-elle aller son faisceau de lumière tout autour de la pièce. Là encore, il n’y avait rien à signaler, si ce n’était que les rideaux avaient été tirés, ce qui bloquait la lumière crépusculaire, et rendait la pièce plus inquiétante… Il restait encore à vérifier sous le lit, ainsi que dans la garde-robe… Cette dernière était remplie de vêtement divers, et peut-être d’autres trésors intéressants si elles prenaient le temps de la fouiller, mais ce n’était pas en quête de ressources qu’elles étaient, mais bien d’un refuge. Aussi, Anaïs commença-t-telle à s’aplatir devant le lit…

Ce fut à ce moment-là seulement qu’un fait pourtant évident la frappa. La vision de la porte d’entrée lui revint… Tous ces verrous… ne pouvaient décemment pas s’être fermés d’eux-mêmes. Et ne pouvaient être fermés de l’extérieur… Interrompant son mouvement, Anaïs sentit une sueur froide se répandre dans tout son corps. Si cette porte était verrouillée, elle devait l’avoir été de l’intérieur. Ce qui impliquait qu’à ce moment-là… il devait encore y avoir quelqu’un dans l’appartement !!! Au moment même où elle parvenait à cette conclusion, une main surgit de sous le lit, lui saisissant le poignet. Sous la soudaineté du mouvement, Anaïs ne put empêcher sa tête d’heurter violemment le parquet. Elle parvint tout juste à éviter de s’écraser le nez sur ce dernier, et ce fut son casque qui prit le coup. Sous le choc, la lumière de la lampe torche vacilla, avant de s’éteindre. Plonger soudainement dans l’obscurité, Anaïs aurait donné cher pour pouvoir voir quelle était la chose qui essayait de la traîner sans succès sous le lit, plutôt que d’entendre ses cris gutturaux… Au lieu de quoi, d’un mouvement vif du bras, ce fut elle qui parvint à extraire la créature de sa cachette. Pivotant sur elle-même, elle se retrouva sur le dos, ses pieds dirigés vers le lit… Un mouvement au niveau des rideaux laissa suffisamment de lumière pénétrer dans la pièce pour qu’elle puisse voir la tête d’un infecté sur le point de mordre dans sa jambe…
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MessageSujet: Re: Marchandage {3ème partie} (pv)   Dim 14 Fév - 9:23

Anaïs avait accepté de se porter volontaire pour ouvrir la marche exploratrice de l’étage. Face à sa décision, Donatella s’était contentée d’acquiescer et de terminer de se préparer aussi bien niveau équipement que mentalement. Notre amie ressentait une horrible angoisse à l’idée d’explorer un endroit si confiné. Mais elles n’avaient pas le choix, il leur fallait s’assurer de la sureté de leur abri et pour cela il n’y avait malheureusement pas trente six milles méthodes. Quitter la cuisine la plongea dans un état de vigilance accrue, marchant derrière Anaïs qui éclairait leur chemin avec sa lampe torche, Donatella se montrait attentive à tout ce qui pouvait se révéler être un danger. Conserver son calme n’était pas une mince affaire, les battements de son cœur dans sa poitrine maintenaient une telle cadence qu’ils en devenaient gênants et douloureux. Si un infecté était planqué dans cet appartement, il faudrait qu’elles soient les premières à agir, car dans le cas contraire les conséquences pourraient être fortes désastreuses. Il avait été démontré que les morsures et autres blessures d’infectés n’entraînaient plus de propagations de la maladie. En général les personnes qui succombaient après une attaque d’infectés perdaient la vie pour une toute autre raison. Une hémorragie trop importante due à la section d’une artère, une plaie s’infectant à cause de l’insalubrité des lieux, bref, il ne semblait plus avoir de risques de devenir l’un d’entre eux. Mais franchement, cela ne les rendait pas moins dangereux selon Donatella, cela lui donnait juste espoir qu’une fois tous exterminés que les humains rescapés pourraient reconstruire le monde et leur vie d’antan.

Le grincement de la porte de la première pièce qu’elles avaient décidé de fouiller donna des sueurs froides à Donatella. Ce fut bien simple alors qu’Anaïs partait à l’exploration de ce qui semblait être un living, notre infirmière était restée postée à l’entrée guettant le moindre changement dans le corridor. Mais rien, pas le moindre bruit, pas la moindre porte cédant sous les assauts d’un infecté alerté par le bruit. Apparemment il n’y en avait pas à proximité, ou tout du moins s’il y en avait dans les environs il se trouvait dans un endroit où il ne pouvait les entendre distinctement. Alors qu’elle était demeurée attentive à son environnement, Donatella fut un peu surprise par la lumière de la lampe d’Anaïs qui était revenue dans son dos. Visiblement cette pièce était aussi sûre que la cuisine, elles allaient donc pouvoir passer à la suivante. Bien, Donatella laissa donc sa camarade reprendre les devants de leur progression.

La porte de la deuxième pièce demeura close malgré leurs tentatives. Aucun bruit ne se faisait entendre de l’autre côté, cela laissait supposer qu’aucun danger ne les guettait dans celle-ci. Donatella se disait qu’elles pourraient essayer de la défoncer après s’être assurées que le restant du bâtiment était sûr. Oui, car une telle opération allait sûrement générer un boucan pas possible et rameuter tous les infectés du bâtiment, si infectés il y avait. D’un commun accord, nos deux comparses décidèrent de passer à la pièce suivante, cette dernière était en fait que la porte d’entrée de l’appartement, cette dernière avait été verrouillé de l’intérieur par plusieurs verrous. Anaïs ne sembla pas vouloir si attarder, il valait mieux explorer la dernière pièce qui leur restait avant de s’aventurer plus loin. Toutefois le fait que la porte soit verrouillée de la sorte laissait pensive Donatella, en tant normal les gens auraient plutôt fui les infectés et le bombardement, dès lors il aurait été plus logique de trouver cette porte déverrouillée ou même défoncée. Mais pas le temps de faire part de ses inquiétudes, focalisée sur son inspection Anaïs l’avait déjà distancée. Donatella la rattrapa tout juste lorsqu’elle pénétra dans ce qui semblait visiblement être une chambre à coucher.

Cette dernière semblait à première vue exempte de tout danger, et Donatella doutait fort qu’un infecté ait l’idée de se planquer sous un lit. Toutefois il valait mieux être prudente à l’excès dans ce genre de situation, aussi Anaïs poussa la vérification au maximum et bien et mal lui en prit. Car aussitôt eut-elle fini de s’aplatir devant le lit qu’elle se fit attrapée par ce qui avait semblé être une main. Tout cela avait été si vite, que Donatella n’avait pas eu le temps de voir, et désormais tout ce qu’elle voyait c’était une Anaïs qui se débattait avec un ennemi inconnu. Armant sa pelle pour se préparer à asséner un bon coup à cet ennemi, Donatella guettait l’occasion où ce dernier se mettrait à découvert et où elle ne risquait pas de toucher Anaïs en attaquant. Cette dernière parvint à se dégager de l’emprise de son agresseur, se faisant elle vint à arracher quelques points d’attache du rideau ce qui laissa filtrer un peu de lumière dans la pièce. Mais Anaïs avait beau s’être éloignée à reculons du lit, son adversaire revenait à la charge en lui attrapant la jambe. Mais cette fois-ci ce dernier avait dû sortir de sa cachette, complètement à découvert et exposé à la lumière, Donatella n’eut pas à réfléchir que son corps bougea de lui-même. D’un mouvement à la fois ample et rapide, la pelle vint frapper l’infecté à la nuque, le décapitant d’un coup sec et faisant s’arrêter là son attaque. Un jet de sang sur le parquet partait du corps décapité jusqu’à la tête perdue qui s’en était allée se coincer entre le mur et une table de nuit. Ce coup-ci elles avaient fait suffisamment de bruit pour alerter tous les infectés du coin, d’ailleurs au-dessus de leur tête, nos deux camarades pouvaient entendre du bruit désormais. Cet infecté était visiblement qu’une prémisse à ce qui les attendait.

« Anaïs, est-ce que çà va ? »

Donatella s’était vite approchée d’elle, et avant de s’accroupir à ses côtés, elle avait d’un geste rapide ouvert les rideaux pour baigner la pièce dans le plus de clarté qui leur était encore possible d’avoir. Mais cette dernière demeurait désormais bien faible, si bien que même s’il y avait d’autres infectés dans le bâtiment qu’il valait mieux pour elle de consolider leur position et de reporter leur exploration au jour de demain. Il y avait après tout suffisamment de meuble pour faire barrage à la seule voie d’accès de cet appartement.
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MessageSujet: Re: Marchandage {3ème partie} (pv)   Dim 14 Fév - 18:29

Par pur réflexe, Anaïs ramena sa jambe vers elle, évitant ainsi de se faire arracher un morceau de chair dont elle ne voulait pas se passer… Malheureusement, elle fut moins prompte à en faire de même avec la seconde, si bien que l’infecté parvint à s’en saisir. Elle essaya de la dégager, mais la prise de la créature était telle qu’elle ne parvint qu’à la remuer légèrement… Cette fois-ci, elle était fichue… C’est ce que pensa Anaïs, jusqu’à ce qu’un éclat métallique jaillisse. L’infecté cessa d’essayer de la traîner sous le lit, sa tête venant de se détacher de son corps… Donatella, d’un coup de pelle salvateur, venait de mettre un terme au danger qui avait bien failli coûter cher à Anaïs…

Le cœur de la demoiselle battait si fort dans sa poitrine qu’il lui en faisait mal, comme s’il était littéralement sur le point d’exploser. Son souffle était court, comme si elle venait de courir des kilomètres sans s’arrêter. Ses membres étaient comme électrisés, perclus de picotements tandis qu’elle cherchait à se remettre de la frayeur qu’elle venait d’avoir. Le danger écarté, elle était comme pétrifiée… Comme par magie, la lampe torche se ralluma, et la lueur blanche du faisceau lumineux lui apparut comme une lumière venant du ciel lui-même. Seulement alors, elle ressentit la douleur au niveau de sa jambe. Bien que définitivement morte, la créature continuait de la lui enserrer avec force, suffisamment pour que son pied commence à s’engourdir. Mais Anaïs était bien à mal de réagir… La décharge d’adrénaline passée, elle avait l’impression que ses forces l’avaient abandonnée, et aucun de ses muscles ne semblaient vouloir obéir à sa volonté…

Et finalement, un coin de son cerveau entendit les paroles de Donatella, qui s’enquérait de son état. Non, elle n’allait pas bien… Maintenant que le danger était écarté, elle avait l’impression d’être une loque. Et cette douleur dans sa cheville ne l’aidait pas à se sentir à son aise… Néanmoins, la voix de la jeune femme la ramena à la réalité. Aussi, parvint-elle à articuler :

- Je… Oui, ça va…

Difficilement, Anaïs se redressa, et commença à s’attaquer à l’étreinte des doigts de l’infecté sur sa cheville. Malheureusement, ses doigts tremblants ne rendaient pas la tâche aisée… D’autant plus que cette créature avait une force non négligeable. Au bout de quelques secondes d’effort, un craquement sinistre retentit lorsqu’Anaïs parvint à desserrer un premier doigt. Il en restait encore quatre, cependant, et les bruits parvenant de l’étage indiquaient qu’elle ne pouvait perdre davantage de temps à s’extraire de la prise d’un corps sans vie. Le bruit provoqué par leur altercation avec l’infecté devait avoir fait suffisamment de bruit pour attirer l’attention de ceux qui se trouvaient à l’étage. Il y en avait donc d’autres… Et ceux-ci devaient se diriger par ici en ce moment même ! Elles ne devaient donc pas rester là, les bras ballants. Au mieux, elles devaient barricader la porte d’entrée. Au pire, il fallait fuir… Mais tant que sa cheville restait prisonnière des doigts de l’infecté, Anaïs ne servait à rien. Aussi, lança-t-elle un regard vers Donatella, dans lequel elle essayait de lui faire comprendre qu’elle ne devait pas l’attendre.

Peut-être avait-elle mal compris le sens de ce regard, ou bien au contraire avait-elle refusé de lui prêter crédit, en tout cas, la jeune femme joignit ses efforts à ceux d’Anaïs pour desserrer les doigts de l’infecté. À elles deux, elles y parvinrent rapidement, et ce fut avec un soulagement manifeste que la demoiselle récupéra l’usage de sa jambe. Elle se releva, malgré les fourmis qui parcouraient sa jambe fraichement libérée, et dit d’un ton plein de reconnaissance :

- Merci Donatella… Pour tout…

Elle ne la remerciait pas seulement de l’avoir débarrassé de l’étreinte de l’infecté, mais également de l’infecté tout court. Elle ne s’était pas vraiment montrée très utile, sur ce coup… Mais il était temps que cela change ! Galvanisée par sa liberté retrouvée, Anaïs recouvrit une partie de ses forces, et avait bien l’intention de les mettre au service du renforcement de la porte d’entrée. Les deux jeunes femmes se mirent alors en quête d’objets lourds afin de barricader la seule voie par laquelle pouvait entrer les infectés…
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MessageSujet: Re: Marchandage {3ème partie} (pv)   Dim 14 Fév - 19:15

Difficile d’aller bien après une telle épreuve, Donatella le savait bien, mais l’important ici était le fait que sa camarade était toujours en vie et que légèrement blessée par l’assaut musclé de cet infecté. Ce dernier avait beau être hors d’état de nuire, il continuait de faire misère à Anaïs, son corps semblait s’être raidi suite à la perte de sa tête et avec cela son emprise autour de la jambe de sa victime. Dans un premier temps, Donatella avait regardé son amie tenter de se libérer de cette étreinte, puis voyant sa galère, elle n’hésita pas une seconde de plus et s’agenouilla près d’elle pour l’aider à retrouver sa liberté. Certes les bruits qu’elles entendaient au dessus de leur tête n’étaient pas des plus rassurants, mais Donatella estimait qu’elles avaient encore du temps devant elle. A deux la tâche se révéla nettement plus aisée, Anaïs fut dès lors rapidement libérée et toutes deux purent se relever. Donatella eut alors eu droit aux sincères remerciements d’Anaïs, et ne put que lui sourire en retour. Se sentir soutenue dans ce monde horrible apportait une certaine forme d’espoir dans cette déchéance, et Donatella était bien contente d’avoir Anaïs comme alliée à ses côtés. Mais le temps n’était pas encore aux relâchements, il leur fallait désormais s’activer pour assurer leur survie. Pour Donatella, il était encore hors de question de sortir dehors, le mieux qu’elles pouvaient faire était de consolider leur refuge actuel. Par chance ce dernier n’avait qu’un seul point d’accès atteignable par des infectés, cela allait leur facilité considérablement l’affaire.

« Tu les as entendu comme moi, n’est-ce pas ? Hors de question de retourner d’où l’on vient cependant, dehors ce ne sera pas mieux. »

Donatella en était convaincue car à présent seule l’obscurité complète les attendrait à l’extérieur. Le soleil s’était désormais glissé derrière les façades de maisons et d’immeubles et ne leur apportait guère plus de lumières. Leur unique source de luminosité résidait donc en la lampe torche d’Anaïs qu’elles se devraient d’économiser par la suite, car il avait fort à parier que cette dernière ne puisse guère tenir toute une nuit.

« Il y avait des meubles assez imposant dans le couloir, à nous deux on devrait pouvoir les déplacer et condamner la porte d’entrée de cet appart. »

Aussitôt dit, aussitôt fait, les deux survivantes quittaient à présent la chambre pour s’activer à consolider leur défense. Leur premier choix se porta sur une armoire assez imposante et assez vieille, cette dernière devait être en chêne ou en un autre bois de qualité. Bien qu’une partie de son contenu avait été répandu sur le sol, cette dernière demeurait assez lourde à déplacer. Et à deux, elles parvenaient tout juste à la pousser, engendrant dès lors que d’avantages de bruit auquel répondaient les infectés occupant le bâtiment. Toutefois aucun d’eux ne semblait avoir encore atteint leur étage, et ce ne fut que lorsqu’elles parvinrent à positionner la lourde armoire contre la porte qu’elles entendirent le bruit d’une chute. L’un des infectés venait apparemment de dévaler un escalier, et ne faisant dès lors plus aucun bruit, nos camarades purent le confirmer en l’entendant se rapprocher de l’autre côté de la porte.

« Continuons. »

Il y avait d’autres meubles et commodes pouvant leur être utile, dès lors il ne leur fallait pas hésiter. Elles savaient qu’une fois qu’un infecté se déchainait qu’il pouvait se montrer d’une force redoutable. Et pour le moment tout le bruit qu’elles avaient fait les avait bien excité.
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MessageSujet: Re: Marchandage {3ème partie} (pv)   Mar 16 Fév - 19:21

Heureusement, dans le couloir, une lourde armoire de style ancien trônait dans le milieu du couloir. Cela lesterait grandement la porte, rien qu’à elle seule. Cela serait donc un fameux obstacle à la progression des infectés. Le problème, c’était que si son poids représentait un avantage certain, il constituait également un obstacle conséquent. Car malheureusement, elle n’allait pas se déplacer toute seule… Cependant, en s’y mettant à deux, le meuble alla bientôt obstruer le seul accès disponible pour quiconque voulait entrer dans l’appartement. Cependant, elles ne pouvaient se contenter de si peu : si elles avaient pu bouger ce meuble, les infectés le pourraient aussi ! Aussi, les deux jeunes femmes continuèrent de déplacer d’autres pièces du mobilier afin de barricader l’entrée…

Quelques minutes, et quelques gouttes de sueurs plus tard, un joli tas de meubles divers encombraient le couloir. De l’autre côté de ce tas, on pouvait entendre des coups portés à la porte, coups portés par les infectés qui essayaient en vain de pénétrer dans l’appartement. Anaïs estimait que les chances que ces derniers parviennent à franchir cette barrière étaient presque, voire carrément nulles. Il faut dire que le poids de la barricade était conséquent, mais surtout, c’était une autre conclusion qui rassurait la jeune femme : le rez-de-chaussée étant inaccessible, les seuls infectés présents dans l’immeuble devaient être les personnes qui n’avaient pas quitté le bâtiment. Et en toute logique, il ne devait pas être extrêmement nombreux… Peut-être même n’étaient-ils qu’une poignée ? En tout cas, il y avait peu de chance que ce nombre réduit ne parvienne à mettre à mal leur défense.

Désormais, il leur restait à se préparer pour la nuit. Avec l’amoncellement de meubles, il n’y avait plus que deux pièces d’accessibles : la cuisine, et le living-room. C’était donc dans l’une de ces deux pièces que les deux jeunes femmes allaient séjourner jusqu’à ce que l’aube ne pointe. Pour Anaïs, la seconde pièce était le meilleur choix qui s’offrait à elles. La raison était bien simple, la pièce était la plus grande des deux. Ainsi, cela leur offrirait un confort relatif, ce qui ne serait pas de refus… Ce faisant, elle commença à déblayer les morceaux de verre qui jonchaient le sol à l’aide d’un balai qui traînait dans la cuisine. Un geste aussi banal lui apparut presque ironique, en vue de la situation actuelle… Une fois cela fait, elles disposaient d’un espace suffisant pour qu’elles puissent s’y installer. Maintenant, il restait à voir ce qu’elles allaient faire : allaient-elles chercher le sommeil ? Leur barricade semblait suffisamment solide pour qu’elles puissent se permettre de s’abandonner au repos… D’autant plus qu’elles en auraient surement besoin pour le lendemain. Mais arriveraient-elles seulement à dormir ? En effet, la présence de ces infectés tapant sur la porte en poussant des grognements sonores n’était pas la meilleure des berceuses… Et si elles y parvenaient, ne valait-il pas quand même pas mieux organiser un tour de garde ? Ainsi, elles pourraient aspirer à un peu de sommeil… Mais cela serait-il suffisant que pour qu’elles récupèrent leurs forces ? En tout cas, Anaïs la fatigue ne les emporterait pas dans l’immédiat, aussi Anaïs alluma-t-elle quelques bougies qu’elle avait trouvées dans l’un des meubles qu’elles avaient déplacés. Sa lampe torche avait bien mérité un peu de repos, elle aussi… Ce fut donc à la lueur orangée des flammes que les deux jeunes femmes se retrouvèrent…
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MessageSujet: Re: Marchandage {3ème partie} (pv)   Jeu 18 Fév - 11:26

La porte d’entrée était désormais complètement condamnée, Donatella voyait mal ces infectés parvenir à la franchir. Ces derniers devaient être peu nombreux, et ne devaient pas avoir beaucoup d’espace pour prendre éventuellement un élan qui leur donnerait plus de force pour faire chuter leur défense. Bref Donatella les estimait à présent en sécurité, toutefois leur barricade avait également bloqué l’accès à la chambre à coucher. Enfin vu l’infecté décapité qui y demeurait, Donatella ne se serait pas sentie à son aise pour y passer la nuit. Nos deux camarades jetèrent alors leur dévolu sur le living, et après y avoir fait un brin de ménage et y avoir mis un semblant d’ordre, un canapé somme toute bien conservé avait été libéré pour elles.

« Je vais aller rassembler nos affaires ici, je reviens. »

Donatella s’estimerait plus rassurée d’avoir toutes leurs possessions à porter de bras. En effet, bien qu’elles avaient envisagé pas mal de chose, Donatella partait du principe qu’elles ne pouvaient jamais être à l’abri d’un imprévu. Il fallut deux allés et retours pour acheminer toutes leurs affaires, entre temps Anaïs avait su rendre accessible un nouveau fauteuil. Ce qui faisait que l’une d’entre elles pourraient dormir allongée sur le canapé tandis que l’autre assurerait une garde assise dans le fauteuil. Oui, car il était bien question de rester vigilante jusqu’au bout, mais avant de décider d’un premier tour de garde, un autre problème se présenta à elles.

« Anaïs, tu n’as pas un peu faim toi ? »

Dans leur entreprise de marchandage avec la Citadelle, Donatella n’avait pas pensé à emporter un peu de nourriture avec elle. Il faut dire qu’elle n’avait pas prévu que les choses tournent ainsi. Mais peut-être pouvaient-elles espérer trouver quelque chose de mangeable dans la cuisine. Après tout, si un infecté avait encore occupé les lieux, cela signifiait que ce dernier n’avait pas encore été la victime de pilleurs. Cela valait le coup d’aller fouiner un peu dans la pièce d’à côté.

« Si on allait jeter un œil sur ce qui traine dans la cuisine ? »

Tout en disant cela, Donatella se pencha pour saisir l’une des bougies qu’Anaïs avait disposées dans le living. Inutile de gaspiller les piles de leur lampe-torche dans une situation qui ne nécessitait pas de réelles urgences. S’étant mises d’accord, elles partirent toutes les deux dans la cuisine et commencèrent à farfouiller dans les armoires et les tiroirs.
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MessageSujet: Re: Marchandage {3ème partie} (pv)   Ven 19 Fév - 18:46

Le canapé qu’Anaïs venait de dégager était certes un peu poussiéreux, mais il n’en gardait pas moins un confort on ne peut plus raisonnable. Contrairement à ce à quoi la plupart des Sauveurs devaient se contenter actuellement, on pouvait sans peine affirmer que c’était là un luxe que beaucoup seraient prêt à s’arracher. Bien sûr, cela ne valait probablement pas celui du lit qui avait habilement dissimulé l’infecté qui gisait désormais sur le plancher de la chambre, mais Anaïs ne regrettait pas de ne plus avoir accès à cette dernière : elle préférait attendre le matin et la rassurante lumière du soleil pour avant d’y remettre les pieds…

Donatella étant partie chercher les sacs qu’elles avaient laissés derrière elles dans la cuisine, Anaïs décida de continuer de déblayer un peu le living-room qui leur servirait très certainement de lieu de repos pour cette nuit. Le canapé avait été facile d’accès, mais une grosse étagère renversée, elle, bloquait l’accès à ce qui se cachait de l’autre côté de cette dernière. Un peu hésitante, Anaïs scruta l’obscurité pour voir s’il n’y avait pas une cachette pour infecté qu’elle aurait pu omettre de repérer lors de son premier passage dans cette pièce, mais elle avait beau scruter chaque coin et recoin, rien ne semblait pouvoir dissimuler un corps humain. Du moins, pas en entier…

Chassant ces sombres idées, elle attrapa un rebord de l’étagère, et la repoussa. Elle était passablement lourde, mais heureusement, pas suffisamment pour que la demoiselle ne puisse la remettre sur ses pieds. Avec un léger « poc » de circonstance, la voie était désormais dégagée… Anaïs ne pouvait s’empêcher de se demander quel genre d’objets pouvait recéler cet endroit : à première vue, personne n’était encore venu piller les lieux. Maintenant, il n’était pas impossible que les infectés présents dans l’immeuble ne soient des compagnons malchanceux de pilleurs, abandonnés par ces derniers. Mais certains objets utiles, comme les bougies qui brûlaient en ce moment un peu plus loin lui laissait espérer le contraire. Car si la mauvaise fortune les avaient poussées à devoir faire un détour conséquent, et faire cette fâcheuse rencontre dans la chambre, peut-être que désormais, la chance allait leur sourire ! Un mal pour un bien, comme le disait le célèbre proverbe…

Sous l’étagère se trouvait un fauteuil presque aussi bien conservé que le canapé. Contrairement à ce dernier, il y avait quelques petites déchirures de visibles, mais rien de bien important. Dès lors, cela faisait un autre meuble dont pourrait profiter le duo… À cet instant, Donatella revint avec les sacs qu’elle n’avait pu emporter à son premier passage. Il était rassurant de savoir que leurs affaires étaient auprès d’elles, désormais, d’autant plus que celles-ci recelaient bien des outils utiles. D’ailleurs, Anaïs se promit d’aller chercher le couteau-suisse qu’elle avait pu échanger à la Citadelle, pour qu’il aille rejoindre les autres ustensiles dont elle ne se séparait jamais ou presque. Cependant, avant cela, Donatella souleva une idée intéressante : et si elles essayaient de se mettre quelque chose sous la dent ? Anaïs avait bien quelques barres protéinées qui traînaient dans une poche de son pardessus, mais il s’agissait là de rations d’urgence auxquelles elle ne touchait que si elle venait à se retrouver bloquer, sans nourriture sous la main. Certes, elle et Donatella étaient bel et bien bloquées, mais il n’était pas impossible qu’il y ait des denrées qui trainent quelque part dans l’appartement…

Aussi, elle emboîta à sa compagne jusqu’à la cuisine, se saisissant elle aussi d’une bougie afin de garder une source lumineuse à portée de main. Une fois de retour dans la cuisine, les deux jeunes femmes se séparèrent afin de pouvoir fouiller plus rapidement les divers placards et armoires qui tapissaient les murs de la pièce. Le premier placard qu’ouvrit Anaïs contenait de la nourriture… avariée… Des paquets de biscuits ouverts, des boîtes de céréales entamées, tout cela avait déjà servis de nourriture à la moisissure qui les recouvrait. Hors de question de toucher à cela, elle serait bonne pour aller retrouver ses ancêtres… La suite, cependant, se révéla bien plus prometteuse ! Une armoire contenait là plusieurs boites de conserve ! Les premières étaient des boîtes de pâté pour chat, preuve que le propriétaire des lieux avait auparavant un félin pour animal de compagnie. Ne voyant aucun signe de ce dernier, Anaïs estima que celui-ci avait dû fuir les lieux lorsque la nourriture n’arrivait plus. Ou alors, il était mort, soit écrasé parmi les débris, soit mort de faim dans une rue, sans qu’il n’ait pu trouver de quoi se nourrir. La pire hypothèse était que son propriétaire ait vu en lui une source non négligeable de protéines, aussi…

En tout cas, la suite était déjà mieux : il y avait une boite de cassoulet ! Mais ça en était tout malheureusement pour ce qui était des conserves… Il y avait bien quelques sachets de soupe en poudre, mais sans eau pour leur donner un aspect d’aliment, mieux valait ne pas y penser… Car pas question d’utiliser l’eau de la robinetterie : c’était un coup à se choper une indigestion… Se saisissant du cassoulet, et des deux boites de pâté pour chat, elle s’en alla rejoindre Donatella. Certes, l’idée de manger de la nourriture pour animaux n’était pas particulièrement enthousiasmante, mais pouvait-on vraiment se permettre de faire la fine bouche par les temps qui courraient ?
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MessageSujet: Re: Marchandage {3ème partie} (pv)   Mar 23 Fév - 9:48

Toutes deux commencèrent la fouille de la cuisine assez rapidement, se divisant le travail, elles espéraient dénicher quelque chose d’encore mangeable. Mais il ne fallait pas se leurrer sur les denrées qu’elles pouvaient espérer trouver, après plusieurs mois d’abandon la nourriture conservée dans cet appartement devait plus s’apparenter à de la moisissure. Ouvrant alors le réfrigérateur Donatella put alors le constater par elle-même, ce dernier n’avait plus été alimenté par électricité depuis un bon de temps, et son contenu n’avait plus rien de vraiment sain. En vue de l’odeur qui y régnait, notre amie ne se donna même pas la peine de le fouiller, il ne devait rien rester de comestible après tant de temps. Ouvrant une autre armoire, Donatella trouva un pack d’eau contenant encore trois bouteilles pleines, leur date de péremption n’était pas encore dépassée et elles semblaient avoir été bien conservées. Bien cela faisait déjà une bonne chose de trouvée, mais Donatella aurait aimé mettre la main sur quelque chose de plus consistant.

Malheureusement les autres armoires qu’elle fouilla ne contenaient pour la plupart que des ustensiles de cuisine. Les autres denrées alimentaires devaient sans doute être plus du côté d’Anaïs. D’ailleurs cette dernière revenait vers elle avec son propre butin, une boite de cassoulet, deux boites de pâtée pour chat et plusieurs sachets de soupe en poudre. Bien elles avaient quand même trouvé de quoi se remplir un peu l’estomac et l’eau que Donatella avait su dégoter tombait au final assez bien. Donatella repartit alors vers les armoires qu’elle avait fouillé, et en prit alors des couverts, des assiettes et de quoi manger un minimum sainement.

« On retourne dans la pièce d’à côté ? On ne sera de toute façon rien cuisiner dans cette cuisine. »

Oui sans gaz, sans électricité, il était inutile de croire qu’elles pourraient se mettre quelque chose de chaud sous la dent. Mais bon après plusieurs mois de survie, ce genre de chose n’était plus si dérangeant que cela. On se faisait à tout, même aux pires conditions de vie.
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MessageSujet: Re: Marchandage {3ème partie} (pv)   Mar 23 Fév - 18:51

Lorsqu’Anaïs retrouva Donatella, elles purent faire le décompte de leur récolte, qui s’avérait bien maigre… En effet, si elle-même avait réussi à mettre la main sur un peu de nourriture, sa camarade, elle, n’avait pas pu dénicher la moindre miette. Cependant, et ce n’était pas négligeable, elle avait trouvé des bouteilles d’eau ! Ce qui ne serait pas de refus… Car les demoiselles n’avaient pas pu se rincer le gosier depuis qu’elle avait quitté la piscine, aussi, bien qu’elle ne soit pas au bord de la déshydratation, Anaïs n’allait pas regretter la possibilité de pouvoir déguster une bonne gorgée d’eau. D’autant plus qu’elles avaient dû courir plus d’une fois, et jamais sans avoir une charge conséquente sur le dos… Bref, la découverte de Donatella était aussi bien venue que celle qu’elle-même avait fait plus tôt.

Sur la suggestion de son aînée, toutes deux retournèrent dans le living-room, où elles profiteraient de leur maigre repas. Souvent, Anaïs se demandait combien de temps il serait encore possible pour l’humanité de survivre… Tôt ou tard, les denrées finiraient par disparaître, soit parce qu’elles auraient pourries, soit parce qu’elles auraient été consommées. Et la situation était d’autant plus précaire ici, en ville… Au moins, à la campagne, il restait possible de cultiver des légumes et céréales… pour peu que l’on soit près à servir de repas aux infectés qui rôdaient là-bas aussi !

Lorsqu’elle repensait à la campagne qu’elle avait quittée, Anaïs ne pouvait pas s’empêcher de penser à ses frères ainés. Étaient-ils toujours en vie ? Lorsqu’elle les avait vus pour la dernière fois, ils étaient dans une forme olympique. Cependant, si le virus ne les avait pas touchés, peut-être avaient-ils fini au fond de l’estomac d’un infecté ? Ils étaient costauds, et débrouillards, si bien que quelque part au fond d’elle, elle avait la certitude qu’ils étaient toujours bien vivants. Instinct fraternel ? Ou peut-être tout simplement un moyen de garder espoir dans ce cauchemar…

Donatella ayant emporté un peu de vaisselle, certes un peu défraîchie, mais somme toute toujours utilisable, elles allaient pouvoir savourer ce repas frugal, qui gardait malgré tout des allures de festin. Elles commencèrent par remplir deux bols d’eau, à laquelle elles mélangèrent de la soupe en poudre. Certes, ce n’était pas terrible au goût, d’autant plus qu’elles avaient pris garde de ne pas mettre plus de poudre que nécessaire afin d’épargner leurs maigres réserves de nourriture. Cependant, un estomac vide ne faisait que peu de cas de la saveur de ce qu’on daignait lui offrir ! Aussi, fut-ce avec gratitude qu’Anaïs vida son bol, satisfaite d’avoir chassé la faim pour un temps. Désormais, il ne leur restait plus qu’à attendre que l’aube se lève… Dès lors, il était temps de se mettre d’accord sur qui allait prendre le premier tour de garde. Après quelques minutes passées à profiter d’un début de digestion, Anaïs prit la parole :

- Je vais prendre le premier tour de garde.

Elle avait dit cela avec conviction, tout en se remettant debout sur ses jambes. Certes, elle voulait laisser à Donatella la possibilité de se reposer. Mais cette proposition n’était pas uniquement due à un simple élan d’altruisme… En effet, Anaïs doutait fort de parvenir à s’endormir de sitôt. Elle s’était peut-être bien remise de sa mésaventure avec l’infecté caché sous le lit, mais malgré tout, elle ressentait encore de temps à autre des frissons dans le dos lorsqu’elle se remémorait la scène… Aussi, estimait-elle préférable de s’accorder encore quelques heures avant de chercher le repos…
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MessageSujet: Re: Marchandage {3ème partie} (pv)   Mer 24 Fév - 8:46

D’un commun accord, elles n’avaient décidé de consommer qu’un peu de leur soupe afin de s’assurer une certaine réserve. Dans ce genre de monde, il était courant d’éviter de manger à sa faim afin de préserver sa nourriture pour le lendemain. Rien ne garantissait en effet que la chance du jour allait se répéter le lendemain après tout. Quoi qu’il en soit, après avoir englouti leur soupe, il était temps qu’elles pensent à se reposer. Anaïs se proposa alors spontanément pour prendre le premier tour de garde. Soit, Donatella n’était pas contraire, elle sentait la fatigue l’étreindre et l’enjoindre à rejoindre les bras de Morphée. Si elle manquait cette occasion, elle craignait d’avoir des difficultés à retrouver le sommeil par la suite.

« D’accord, je vais aller alors m’allonger sur le canapé et tenter de dormir un peu. »

Se faisant, Donatella se leva, laissant à même le sol le bol de soupe qu’elle avait vidé. Elle fit ensuite quelques pas pour finalement se laisser tomber sur le canapé. Avant de fermer les yeux et de se laisser aller au repos, Donatella ajouta :

« Réveille-moi d’ici deux-trois heures. »

Oui, d’ici là, elles seraient probablement à la moitié de leur nuit et de ce fait elles pourraient alterner les tours de garde et bénéficier chacune d’un même nombre d’heure de sommeil. Bref après avoir dit cela, Donatella se tourna sur le côté afin de tourner le dos à Anaïs et à la lumière des bougies également. Cette dernière avait beau être vacillante, elle n’en demeurait pas moins rassurante dans cette petite pièce. Le silence se fit alors dans la pièce, et les râles de zombie se promenant dans la rue ne tardèrent pas à se faire entendre. Ceux coincés derrière la porte poussaient également des râles, mais ces derniers s’étaient apparemment calmés et ne tentaient plus de forcer leur barricade. Bien que le danger soit à leur porte, nos deux amies étaient pour le moment en sécurité.
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MessageSujet: Re: Marchandage {3ème partie} (pv)   Mer 24 Fév - 21:27

Donatella accepta la proposition d’Anaïs, et alla s’allonger dans le canapé, non sans avoir précisé auparavant que son petit somme ne devait pas durer plus de trois heures. Acquiesçant face à cette condition, la demoiselle la laissa chercher une position correcte pour s’endormir, tandis qu’elle-même alla s’asseoir dans le fauteuil placé juste à côté. Un tel confort lui avait vraiment manqué…

Les minutes s’écoulèrent, et le silence s’installa dans la pièce, uniquement perturbé par les râles des infectés qui rôdaient dans les rues et de l’autre côté de la porte barricadée de l’appartement. Rapidement, le souffle profond d’une Donatella endormie ne tarda pas à se faire entendre, lui aussi. Anaïs ne pouvait pas voir son visage, étant donné qu’elle était tournée dos vers elle, cependant, elle espérait qu’elle arrivait à trouver la paix dans son sommeil. Le son apaisant de sa respiration calmait l’anxiété qui l’avait jusque-là assailli, si bien qu’elle décida que rester assise dans le fauteuil représentait un risque d’assoupissement non négligeable. Aussi, se leva-t-elle, prenant garde de ne pas faire de bruit. Prise d’une inspiration soudaine, elle ôta son pardessus et le posa délicatement sur Donatella. La température de la pièce n’était très élevée, mieux valait donc éviter qu’elle ne prenne froid en dormant. En faisant ainsi, non seulement elle évitait de faire du bruit en essayant de dénicher une couverture de fortune dans le sac plein de vêtements de la jeune femme, mais en plus, elle offrait la chaleur résiduelle de son propre corps dans son pardessus. Espérant ne pas l’avoir réveiller, elle alla placer une bougie à l’entrée du living-room. Ce faisant, si quelque chose approchait, elle aurait plus de temps pour le voir approcher.

Ces quelques mesures prises, elle alla se poster près de la fenêtre, laissant son regard parcourir les rues de l’autre côté de celle-ci. Des ombres se mouvaient, seule trace visible des infectés qui rôdaient à l’extérieur. Combien étaient-ils ? S’ils étaient trop nombreux, pourraient-elles quitter cet abri le lendemain ? Quand elles étaient arrivées ici, il n’y en avait que peu à dénombrer, mais rien ne garantissait que ce serait toujours le cas d’ici l’aube… Dans le pire des cas, elle pourrait toujours user de ses pétards pour espérer dégager le passage, mais rien ne garantissait que cela ne ferait pas que tout empirer…

Régulièrement, alors qu’elle continuait de scruter l’extérieur, Anaïs jetait des regards vers l’entrée de la pièce, pour s’assurer qu’il n’y avait pas de mouvement. Mais à part la lueur vacillante de la flamme de la bougie, légèrement malmenée par un courant d’air provenant de la cuisine, il n’y avait rien qui bougeait. Et puis, dans la pièce elle-même, elle perçut quelque chose qui remuait… Se tournant vivement, Anaïs fut rassurée de voir qu’il s’agissait simplement de Donatella qui se redressait. Apparemment, le sommeil commençait déjà à la quitter… Attrapant une vieille montre à gousset à remontage glissée dans une poche de son pantalon, elle constata que presque trois heures s’étaient écoulées. Elle aurait encore pu dormir un bon quart d’heure avant d’échanger les places… Est-ce qu’elle avait fait un bruit qui l’avait réveillé ? Ou bien une sorte d’instinct lui avait permis de s’éveiller à ce moment ?

- Bien dormi ?

Dit-elle avec un demi-sourire. Il fallait espérer en tout cas que ce soit le cas, car la journée du lendemain ne serait certainement pas de tout repos. Car le retour à la piscine ne serait certainement pas une partie de plaisir…
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