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 La prise de la Bastille ou le récit d'un naufrage. [PV Shobu]

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MessageSujet: La prise de la Bastille ou le récit d'un naufrage. [PV Shobu]   Ven 8 Juil - 1:00

Un hurlement.

Un hurlement déchirant.

Un cri lancé tel une supplique faite aux cieux, mais qui ne trouvera aucun écho ici-bas.
Rien ne saurait nous sauver dans cette nuit noire, dans les ténèbres de cet immeuble à demi-effondré. Des grognements. Le bruit des corps qui se traine, voraces insatiables à la recherche du moindre souffle de vie. Ils vont, s’en viennent, repartent et gémissent inlassablement. Qu’est-ce qui les anime ? Qu’est-ce qui les pousse à avancer, toujours, toujours, toujours ?

Et…

Et il y a moi.

Recroquevillée à même le sol, serrant mon bras ensanglanté. La sueur jaillit de mon corps, furieusement. J’ai chaud, j’ai froid, j’ai peur. Atrocement peur. Peur de ce qui pourrait advenir. Peur que la mort viennent me prendre, ouvre cette porte et se jette avidement sur moi. Je sais qu’il sente que je suis là. Je sais qu’ils savent que je suis là.

Je...

Je n’aurais qu’à ouvrir cette porte… Je n’aurais qu’à… Je….
Mon souffle hachuré, ma gorge sèche. Aucun son ne sort de mes lèvres, mais au combien je souhaiterais pouvoir hurler. Me décharger de toute cette crainte. Mais rien. Ma voix m’a déserté. A quand le tour de ma foi ?  

Le souvenir des horreurs me poursuivant leur bras telles des serres, tentant de me happer me revint en mémoire. Non ! Rien à faire non !

Nouvel hurlement.

Je me pris la tête entre les mains, mes yeux affolés s’agitant follement. Je ne vois rien et pourtant… Dans cette noirceur absolue mon esprit me joue des tours : des formes fantastiquement horrifiques se trémoussent narquoises.

Recentre-toi. Recentre-toi. RECENTRE-TOI BORDEL !

Du rugissement de mon âme, mes automatismes se réveillent enfin. Fermant les yeux, je tente de contrôler mon souffle et les battements furieux de mon cœur alors que des râles d’une agonie atroce me parviennent.

Rien à faire, je ne finirai pas ainsi ! Concentre-toi. Souviens-toi. Comment es-tu arrivée là ?  
Mon sang coule, poisseux, sur mon bras. Je le sens s’écouler en minces filets jusqu’au sol où du bout de mes doigts il tombe, goute à goute, bruit mélodieux au milieu de cet enfer. Au rythme de leur chute, ma respiration se synchronise et avec, les souvenirs des quelques heures passées me reviennent.
_______________________________________________________________________________

Les munitions… Tel était notre but.

Sous les airs désenchantés et camés de Cratos se cachent un tacticien expérimenté.

Un meneur d’homme assidu, rompu à une certaine forme de diplomatie. Personne au sein des Hyènes n’était sans savoir que notre grand ponte fricotait avec la Citadelle et ses maitres. Bien nous en fument. Ses relations nous permettaient de maintenir la peur que nous exercions sur le reste des groupes en présence sur Paris. La peur… Quelle délicate et puissante amie. Seulement, cette réputation était incontestablement difficile à tenir sur le long terme. Nous avons besoin d’armes et pas de vulgaires javelots ou couteaux traficotés. Au final, les armes se feront de plus en plus rares, leurs munitions avec et que vaut une arme blanche face à un semi-automatique ? Même moi, face à une arme à feu, je ne faisais pas le poids. De fait, les munitions sont devenues des trésors… Des trésors, source de contrôle pour la Citadelle, principal fournisseur de ce monde minable. Or cette suprématie ne plaisait à personne et surtout pas à Cratos.

C’est dans ce contexte, qu’une expédition d’une dizaine d’individus fut montée pour en trouver en grandes quantités.

Je me portais volontaire. Cratos et Burel décidèrent de recentrer les recherches sur un secteur bien précis qui ne m’était pas inconnu : le quartier de la Bastille. A la frontière avec le centre ville… Nous savions tous ce que cela sous-entendait : des infectés à en perdre la raison. Aux mines sérieuses et à l’absence remarquée de la verve habituelle des Hyènes, tous sentaient que ce ne serait pas une partie de plaisir. Cratos et Burel ne participeraient pas à cette mission d’envergure, accaparés par leurs autres obligations. Ainsi, ils nommèrent comme responsable un homme d’une grande taille, aux épaules solides et à l’expérience plus que suffisante. Quelqu’un de fiable et à la poigne suffisamment imposant pour canaliser les plus jeunes coqs qui viendraient. A la vue de leurs regards brillant rivés sur Cratos, je pressentais que ça n’allait pas être de la tarte : ils n’allaient avoir qu’un but, prouver leur valeur. Ce n’était pas le l’objectif de cette mission, mais ces têtes brulées n’avaient pas grand-chose dans le ciboulot…

Je plissais les yeux, soucieuse.

Après que les derniers ordres furent donnés, une forte effervescence s’empara du campement. Chacun souhaitait prendre part aux préparatifs, excités à l’idée des futurs trésors que nous ramènerions. Car cela ne faisait pas de doute, nous serions victorieux et peu importe les dangers de cette zone méconnue. A mesure que je traversais le camp, j’assistais aux embrassades d’amants se séparant, aux cris de joie des amis pour leurs proches sélectionnés, à la tension croissante des intendants qui distribuaient à force de cris, les rations de vivre et de matériel. Cela faisait bien longtemps qu’il n’y avait pas eu de sorties de cette envergure et c’est comme si nous sortions d’une longue hibernation. Tous se réveillaient, tous espéraient. Je ne savais qu’en penser.

Toute cette vitalité me laissait amère : elle me renvoyait à ma propre solitude.

Une fois mon paquetage préparé, je rejoignais la troupe à l’entrée de l’usine. Nous partîmes ainsi, le pas vif et dynamique avec en arrière fond les cris d’encouragement de l’ensemble des Hyènes.
_______________________________________________________________________________

Que nous étions fiers et pompeux, la chute n’en fut que plus cruelle.

Bien vite en arrivant dans le secteur, nous nous aperçûmes que nous avions sous-estimés la concentration des infectés. Ils avançaient en horde, emplissant les rues de leur macabre présence. Après avoir subie deux premières pertes dans une vaine tentative d’y aller au culot, le chef décida de jouer la prudence : il nous fallait nous faufiler le plus discrètement possible. Il eut alors l’idée de passer de bâtiments en bâtiments. Face à leur dégradation, il était possible de faire le trajet ainsi. Certains trouvèrent l’idée lumineuse, d’autres dont moi, étions septiques. Les dangers s’accumuleraient : les infectés, l’obscurité, les ruines. Qui sait ce qui se trouvait dans ces bâtiments osmaniens branlant ?

Il ne tint pas compte des objections que nous purent lui dire.

Au début, nous redoublâmes de prudence et cheminâmes jusqu’à apercevoir au travers des fenêtres brisées, l’enseigne d’une armurerie. Galvanisés à cette vue, les plus inconscients exultèrent. Une fois le bâtiment en face de nous, le chef décida que 5 d’entre nous courrions jusqu’à l’entrée de la boutique au milieu des horreurs mutantes. Quelle idée… Il fallait être silencieux et je fus sélectionnée.

Nous nous élançâmes alors.

De mutants en mutants, je poursuivais mon but sans bruit, laissant derrière moi un sillon de cadavres. Je fus la première à me faufiler sous la herse à demi-baissée. Tout était ouvert, ce qui n’était pas plus mal. Je fus rejointe par le chef, qui s’avança sans attendre dans la pénombre du commerce. J’allais lui emboiter le pas quand tout à coup, un hurlement terrifié me stoppa net. Une jeune conne cherchant à se pavaner venait de se faire attraper et déchiqueter le bras par un infecté.

Je lâchais un juron copieux et la panique nous prit tous.  

Sous les beuglements atroces de la gamine, la masse grouillante se mit en mouvement. Et bientôt elle fut submergée. Les plus impressionnables d’entre nous face à ce spectacle se mirent également à crier et à courir vers la boutique.


A partir de là tout ne fut que chaos et désespoir.

Ma course m’amena jusqu'à cette pièce. En chemin je dus me faire mordre ou me blesser sur du verre, mon bras en tout cas n’en sortis pas indemne.


Et me voilà ici… Ne sachant pas encore quoi faire.

Je n’avais même pas de quoi m’éclairer dans cette pièce hermétique. Où étaient les autres ? Où était le chef ?

Tout à mes pensées, je ne remarquais qu’au dernier moment que la porte s’ouvrait et que le silence c’était fait.

Providence ou la faucheuse : sur qui ou quoi allais-je tomber ?



Dernière édition par Sarrah le Lun 11 Juil - 20:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La prise de la Bastille ou le récit d'un naufrage. [PV Shobu]   Ven 8 Juil - 15:30

Vous aimez les jeux de zombies ? Résident evil, Dead island... Moi aussi, et vous savez quoi ? J'ai même pas besoin de console ! Car en fait... Heeee bien j'ai juste a sortire de 'chez moi'. Bon, au cas où vous avez dormis en cryogénie ses dernières années, c'est la putain d'apocalypse ici, on sais pas trop pourquoi, mais un jour, un virus est arrivé d'on ne sais où et c'est répendus sur terre, les grandes villes ont été le premier foyer d'infection et l'épidemémie c'est rapidement rependue, malgré les efforts de l'armée pour contenir se merdier, et..
"Hey Shobu ! T'a finis de parler tout seul ?"
Me dit un grand mec a l'allure bourrus cachée par un masque a gaz, je marchais a coter de lui et avait débiter mes pensées a voix haute. Ce type, c'est Boris, un collègue de travail, un mec plutôt sympathique. Quel travail je fait ? Disons que je sauve le monde, je suis une sorte de super héros et... Nan je déconne, je travail a l'armée et on sécurise les environs du centre où on vit.
"Oups, désoler, j'était perdu dans mes pensées..." Fit je pour me justifier, histoire de pas paraître fous a lier.
"Ouais... Bas essaye de rester concentrer, j'ai pas envie de me faire mordiller le mollet par un truc mutant dégueulasse."
Hum, il n'avait pas tord, en ce moment même, on était dehors, dans ce monde hostile et sauvage qu'est devenu paris, autour de nous, il n'y avait que des ruines et des grognements se faisait entendre de part en part, je pouvais voir mon camarade jeter un regard alerte autour de lui tendis que je marchait derrière lui d'un pas nonchalante, vous auriez compris, je suis l'opposer du militaire parfait, je suis asser réticents aux ordres et pas spécialement motivé pour servir de chaire a canon pendant que les officiers se grillent une clope dans un bunker. Je lâcha un soupire derrière mon masque a gaz, vivement que l'on puisse rentrer... Mon ordinateur m'attendait sagement sur mon bureau. Je releva la tête vers mon coéquipier,
"On fait quoi ici déjà ?" Demanda je avec un grand sourire, cacher par mon masque.
"On patrouille, on cherche des trucs utile et des survivants et on définis une carte de la zone, tu peut faire ça au moins ."
Pfff, pour qui il me prenait, bien sur que je pouvait faire ça... Je passa un main dans le sac a dos que je portait et fouillait un instant a l'aveugle avant de trouver mon bloc note et un critérium.
Nous étions enfin arriver au quartier qui nous intéressait aujourd'hui, ceux du douzième arrondissement, des ruines hostiles, grouillante de divers machins mutants prêt a vous sauter dessus, une joie pour vous dire. Au moins, étant deux, on était plus discret et nous purent avancer lentement aux milliers des décombres, évitant de trop s’approcher des infectés. Bordel, ça puait tellement... J'avait beau sortir régulièrement, l'odeur de la décomposition que dégageait ses choses me donnait toujours envie de vomir, soudainement, mon camarade s'arrêtait et je faillit me cogner contre lui, par geste, il me désigna un groupe de survivants, certain tatoué et habiller de manière asser tribales, une partie était cacher dans des ruines tendis que quelques un courraient vers le magasin en face pour se réfugier, une armurerie ? C'était ça qui les intéressait ? Ils pouvait pas tout simplement acheter des armes a la Citadelle au lieu de venir se suicider ?
Et c'est a ce moment là que les choses ont dérapé... Une fille un peu trop fier avait apparemment décider qu'une morsure de zombie serait du plus belle effet sur son corps, ce qu'elle n'avait pas prévus, c'était que les zombie ne se contentait pas d'une morsure, mais généralement, le reste du corps suivait avec... Je retient de me facepalm et me mit en position de tir tendis que le reste du groupe fuyait dans tout les sens en pleine débâcle, merde ! Ces cons allait attirer les infectés sur nous ! Ce qui ne tarda pas, rapidement, quelques zombies nous repérèrent et foncèrent sur nous en grognant, tel un pantin désarticuler.
"MERDE ! TIRE PUTAIN !" Hurla Boris dans la panique.
J'épaulait mon fusil et tira trois balles dans la direction d'un zombie, éclatant son crâne, dont le contenue se dispersa sur le mur d'en fâce, heureusement, le chemin avait été tailler par quelques un des membres du groupe précédent dont certain cadavres commençait déjà a se faire dévorer...
"L'armurerie ! Maintenant !" Criait je pour me faire comprendre dans ce concert de râle et de grognements divers avant de m'élancer dans la meute grouillante, me frayant un chemin a coup de crosses et de tir avant de finir par une glissade sous la herse, rapidement rejoint par Boris.
"Ho putainputainputain... C'est la merde ! Tu porte la poisse saleté d'albinos !" Sympa, faut dire que avoir des long cheveux blanc neige et des grand yeux rouges, ça aidait pas vraiment les superstitieux... Je me releva et jeta un rapide coup d’œil autour de moi, un cadavre, la gorge déchirée... Le coupable devait être dans les environs je suppose étant donner que le cadavre, de celui qui semblait être le leader du groupe précédent, était frais... J'avançais rapidement jusqu’à une porte en métal, ne voyant pas le corps de la fille qui avait trouver refuge ici, qui qu'elle sois, elle pouvait s'avérer être une bonne alliée pour s'en sortir. pensait je en ouvrant la porte.
"Salut, c'est le livreur de pizza !"

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MessageSujet: Re: La prise de la Bastille ou le récit d'un naufrage. [PV Shobu]   Lun 11 Juil - 0:03

Crissement insupportable des gonds de la porte métallique.

Que je hais ce genre de choses…

Ajouté à mon imagination féconde lors de ces derniers instants, je sentais mon cœur prêt à exploser, face à cette situation horrifique. Tétanisée, je contemplais alors dans l’embrasure de la porte un être à l’allure tout droit sorti d’un bon film de série B. De taille moyenne, des cheveux d’une couleur plus blanche que la neige la plus pure en hiver et des yeux…

Des yeux rouges sang qui me hérissèrent le poil.

Bon diou ! J’étais folle. Ça y est. Sarrah, il est temps de te faire à l’idée… Ce n’est pas possible ! Est-ce un infecté ? Depuis quand ils peuvent ouvrir des portes ? Serait-il possible que ce soit un mutant ayant évolué comme ceux dont les rumeurs au sein des Hyènes circulaient ? Si c’était le cas, j’avais peu de chances de m’en sortir seule, en étant blessée.

Toute à mes élucubrations, mes instincts reprirent leurs droits : me mettant en garde, je faisais face, plantant mes yeux plissés dans ceux de cet « autre ». Difficile de distinguer quoique ce soit d’autre de cet être, si ce n’est ce visage qui me regardait à travers les ténèbres de cette pièce.

« Salut, c'est le livreur de pizza ! »

Je me figeais sous la surprise. Littéralement. Un être humain. Conscient. Je secouais ma tête pour tenter d’enlever le voile qui obscurcissait mes raisonnements. Rien n’y faisait. La douleur à mon bras pulsait à chaque battement de mon cœur effarouché et m’empêchait  d’avoir les idées claires.

Il faut que je me calme. Respire.

C’est alors que je me rendis compte du bruit que je faisais : je soufflais bruyamment, à bout de forces. Depuis quand étais-je dans cet état-là ?

Profitant du peu de lumière qui sourdait de la porte ouverte, je jetais un œil à mon bras. Ce n’était pas beau à voir : plusieurs estafilades de belles tailles s’étendaient sur toute sa longueur. Je perdais pas mal de sang. Je n’allais sans doute pas allé bien loin comme ça. Je grimaçais méchamment : il faut absolument que je survive ! Pour autant, je n’avais rien dans mon sac qui me permettrait de calmer le saignement… Bordel !

La panique me submergea de nouveau.

L’homme me fixait calmement, un léger sourire aux lèvres. C’eut le don le réveiller ma fierté et je repris peu à peu le contrôle de moi-même. De fait, je dégainais mon couteau de ma main valide et le brandissais face à lui. La tension augmenta d’un cran.

« Qui es-tu ? » Fis-je le plus calmement possible.

« Dans quel camp es-tu ?» Aurait sans doute été une question dangereuse, l’obligeant à se positionner. Je devais être prudente. M’accommodant enfin au peu de clarté, je distinguais mieux ses traits et sa silhouette.

Je grimaçais de nouveau.

L’Espoir…Bordel, ça n’aurait pas pu être ces loqueteux de Sauveurs ?

Arborant l’uniforme soigné et propre de l’armée, une arme à feu au poing, il n’y avait peu de doute à avoir… Il semblait plus vieux que moi, bien que sa peau très pâle rendît approximative toute estimation de son âge. Dans tous les cas, revoir le visage d’un soldat ne me plaisait guère… Et me rappelait de biens mauvais souvenirs. Ayant assisté à la débâcle de l’armée tout au long de cette apocalypse, je ne la tenais pas en grande estime. D’ailleurs, depuis qu’elle se retranchait, ses restes et les scientifiques, au sein de sa forteresse, l’animosité que je ressentais ne c’était pas améliorée. Pour autant, il devait avoir pas mal de trucs utiles sur lui… Lui ne disait rien, me dévisageant.

Tant mieux, ça me donnait du répit pour mieux évaluer la situation et faire un choix : le tuer ou non ?

Il ne semblait pas spécialement belliqueux et pouvait peut-être m’aider, mais mon jugement de par mon état pouvait être faussé. De plus, il était curieux qu’il se trouve ici et seul… Il devait y en avoir d’autre quelque part. M’en servir comme otage ? Trop incertain : là encore mon état ne me permettait pas d’agir avec finesse… Il devait bien savoir que je fessais partie des Hyènes, pourquoi ne m’attaquait-il pas dans ce cas ? Quel étrange personnage… Bien loin de ce que j’ai pu croiser pour le moment ici-bas. Telles étaient mes réflexions sur l’instant.

Quelle décision prendre ? Tenter le tout pour le tout ou essayer de dialoguer avec lui ?

C’est dans ce silence d’outre-tombe d'où émanait une tension prudente qu’une violente détonation surgit. Dans les secondes qui suivirent, tout ne fut plus que chaos : le souffle de l’explosion balaya les vitres intactes restantes et fit trembler les murs du bâtiment où nous étions. Je tombais à genoux, imité très vite par l’homme paniqué. Tout tanguait. Des pans de plafond et de murs commencèrent à tomber. Je vis alors le sol derrière l’homme se fissurer à une vitesse inquiétante.

Ni une ni deux, je me propulsais vers lui et l’attrapant, l’attirais vers moi.

Nous tombâmes lourdement et ma tête heurta violemment le sol. Hagarde, je vis sans vraiment le voir le couloir et les étages du dessus s’effondrer tandis qu’une puissante déferlante de poussière et de gravats nous recouvra.

Une seconde de plus et il aurait sombré avec le reste de cette partie du bâtiment…

Toute la pièce trembla, du sol au plafond. Des fissures se formèrent sur ce dernier…

Ainsi donc tout se termine ici… Allongée, le regard vers les cieux et un inconnu m’écrasant de son poids… Bordel…

«Eric…» Soufflais-je.

La dernière chose que je vis avant que ma prise sur la réalité ne se disséminât dans les ruines fut le ciel azur sans nuages qu’occupait autrefois l’autre partie de la bâtisse. Les rayons lumineux de l’astre solaire caressèrent mon visage tandis qu’à mes oreilles, le bruit du passage d’un avion laissa une trace incongrue dans mon esprit.

Black out.


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MessageSujet: Re: La prise de la Bastille ou le récit d'un naufrage. [PV Shobu]   Mar 12 Juil - 17:48

J'observait la fille qui me faisait face, elle avait l'air asser jeune, la vingtaine peut être ? Mon regarda passa en revus les menaces qu'elle pouvait représenter et je remarquait qu'elle était mince mais semblait musclée, sans doute pratiquait elle un genre de box-thaï ? Son regard d'un bleu vif semblait me scruter pour m'évaluer autant que je le faisait avec elle, le silence pesant qui nous séparait parut durer une éternité et j'entendait a peine les grognements des infectés et els pas de mon camarade dans le magasin tant la tension était palpable, soudainement, elle brisa la fragile distance qui nous séparait en brandissant un couteau vers moi, ce qui me fit remarquer l'état de son deuxième bras, rien de trop grave et je pourrait la soigner facilement, lui donnant une raison de me laisser temporairement en vie.
"Qui est tu ?" Demanda t'elle d'une voix d'une voix calme et posé mais légèrement tremblante, sans doute du au choc et au stress, je fut tenté de répondre, mais un sifflement me fit hausser un sourcil et je fut projeter au sol par l'explosion qu'y s'en suivit, le souffle couper.
Mon masque heurta violament le sol de ciment avec un bruit sec, le choc se répercutant dans mon crâne et me donnant une légère cécité pendant quelques instants et un long sifflement emplie mes oreilles pendant un temps que je ne put déterminer, je repris conscience en entendant le bruit des morceaux de verre s'écrasant sur le sol et le choc des morceaux de plâtre de détachant du plafond pour nous tomber dessus et nous recouvrir d'une terne couche blanchâtre. Tendis que je me remettait péniblement, un craquement me fit frémir et je sentit quelque chose, ou quelqu'un... M'attirer violament, me faisant rechuter au sol rendis qu'un tonnerre post apocalyptique recouvrit tout mes sens... Puis le silence... Seul le bruit d'une respiration perce les ténèbres dans lequel je suis plongé, puis un léger chuchotement...
"Eric..."
Soudain, la lumière. Sans prévenir, la vision me revint, ainsi qu'un mal de crâne de tout les diables, je m'écarte du corps sur lequel j'était allongé et souris.
"Toujours vivant Dieu... Désoler." Dit-je avec l'ironie qui m'était familière. Je m'adossa contre un mur et regarda autour de nous. La porte avait été écraser sous les décombres et notre salle était maintenant totalement close, seul le plafond détruit donnait une ouverture sur le monde extérieur. Parfait, cela nous donne l'occasion de nous reposer un peu... Pour changer.
Je défit les sangles de mon sac l'ouvrit, sortant un flacon de mercurochrome qui avait miraculeusement résister a tout ce bazar, ainsi qu'un bandage. M'approchant de mon compagnon d'infortune, je prit son bras entre mes mains ganté et nettoya la plaie a l'aide d'un coton, puis désinfecta le tout et passa un bandage autour, le serrant asser pour qu'il ne se défasse pas sans pour autant entraver les mouvements. Cela fait, je sortit mon couteau et me mit face au mur, commençant péniblement a tailler des marches de fortune dans le fragile mur de plâtre, laissant nonchalamment le sac et mon arme appuyer dans un coin.

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MessageSujet: Re: La prise de la Bastille ou le récit d'un naufrage. [PV Shobu]   Mer 20 Juil - 0:16

Les bombardements.


Le bruit des bâtiments qui s’effondre tout autour de nous.


Eric dans mes bras. Ensanglanté. Murmurant ses derniers mots. Qui me transcende. Qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire.

Réveil.


Le bleu du ciel rencontre l’azur de mes yeux. Étincelle. Prise de conscience. Je suis en vie.

Grande inspiration. Mon regard éparpillé tente de recoller les morceaux des derniers moments que je viens de passer. La fuite, l’homme blanc, l’écroulement et l’avion. Je me redresse : tout n’est que poussière blanche des gravats. Même moi, j’en suis recouverte. Léchant mes lèvres, le gout plâtreux  m’aide à reprendre pieds.

La porte a disparu. Il ne reste plus que des murs sans plafonds. Extraordinaire de s’en être sorti sans plus de problème que de ne devoir se hisser au-delà de ces murailles.


L’homme aux cheveux blancs est là également.


De dos, il ne semble pas le moins du monde se soucier de moi ou du risque que je peux représenter. Quel étrange être. Son sac et son arme sont dans un coin. Inconscient. Sais-tu combien il me serait facile de me saisir de cette dernière pour la pointer sur toi et te tuer ?

Une irrépressible envie de rire me vint alors. Et sans tarder je la laissais s’exprimer. A gorge déployée, je ne peux m’en empêcher. Brisant le silence des ruines de ces lieux, mon rire s’en va haut, vole vers les cieux.


Stress, peur, soulagement d’être vivant, tension contenue et continue.


Mon rire exprime tout cela et tellement plus. Depuis quand la rencontre avec quelqu’un ne m’avait pas entrainé dans de telles emmerdes sans queue ni tête ? Depuis quand ? C’était rafraichissant. Paradoxalement rafraichissant. Bien qu’il ne soit pas l’instigateur de l’ensemble des événements qui s’étaient déroulés ici, cet homme albinos n’en restait pas moins un grain de sable inattendu, unique. Extra-ordinaire. Qu’en aurait pensé Eric ? De laisser couler et d’en profiter sans penser aux conséquences. Mon fou rire s’accentua et je rencontrais les pupilles rubis du militaire.  

Folie, coup de tête, amusement ? Que penses-tu de cela cher inconnu ? Que penses-tu que mon rire soit pour toi ?


Un hurlement m’interrompit. Nette cassure. Le temps reprend ses droits. Ce cri était humain. A n’en point douter. Plus que de la peur, il exprimait de la douleur. L’inconnu lui aussi tendait l’oreille concentré. J’en profitais pour inspecter mon bras. On l’avait proprement bandé. Cela me rassura J’allais m’en sortir. Il le fallait.

Le hurlement se poursuivait par intermittence.


A ce rythme, son émetteur allait rameuter un ras-de-marré d’infectés. Il fallait sortir de là et faire taire cette personne par tous les moyens. Sinon, nous ne pourrons pas sortir de cette prison de ruines. Je devais également retrouver les Hyènes de mon groupe, vivantes ou non pour ramener une preuve de cet échec retentissant. Que nous avions été bêtes, mais bêtes ! A croire que nous régressions dans nos réflexes… Envoyer des bleus pareils, personne n’avait idée de la bêtise que cela représentait… D’ailleurs, sans survivant comme témoin de mes dires, est ce que l’on me croirait ?

Épine.


Je me mordis la lèvre en proie à une intense réflexion. Le hurlement se fit plus aigu. Plus urgent. Oula… Il allait falloir se presser. Que faire de cet homme ? Il m’avait aidé, je l’avais aidé. Nous étions quittes. Pour autant, lui faire du mal ne m’intéressait pas. Mieux valait que nous entraidions. Sortir d’ici n’allait pas être une mince affaire.

Me relevant, je m’avance vers l’albinos.

Celui-ci se recentre sur moi.

« Ton nom ? »


Un grognement proche de nous.


« Dépêchons-nous de sortir de là. Cette personne doit se la fermer si nous ne voulons pas nous trouver coincés ici. Viens m’aider. »

Sans attendre de réponses, je le dépassais et m’intéressais au mur qu’il contemplait auparavant.

Il était sans accroche sur une bonne hauteur, mais il était ensuite possible de se hisser grâce à quelques prises tout en haut du mur. J’avais juste besoin que l’on me fasse la courte échelle. C’était là la solution la plus rapide.

Je me retournais et dit au militaire :

« Fais-moi la courte échelle. Tu entends, les horreurs se rapprochent. Mettons de cotés nos différences « claniques », fis-je ironique, du moins pour un temps. Nous sommes encore en vie grâce à une entraide mutuelle. Poursuivons un peu. Nos routes se séparons ensuite.  Je ne te ferais pas un coup fourré. Vu la zone, pas besoin de s’entretuer en plus. »

Le beuglement se fit supplique. Il y avait urgence. Allais-tu acquiescer en toute sincérité ou allais-tu me piéger ?  

La balle est dans ton camps. Et ça ne me plaisait guère.


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MessageSujet: Re: La prise de la Bastille ou le récit d'un naufrage. [PV Shobu]   Dim 24 Juil - 11:41

J'était tranquillement en train de tailler mes marches dans un mur en béton, ce qui au passage, ne marchait pas vraiment, quand soudain j'entendit un rire éclater derrière moi, perturbé dans mes réflexions sur le sens de la vie, de notre existence et de ce qu'il y allait avoire a manger ce soir au self, je me retourna rapidement, observant la fille que je venait de soigner quelques minutes plus tôt en train de rire comme un singlée... Bordel, je me suis pas engager pour jouer le héros dans une nouvelle de Lovecraft... Soudain, mon regard croisa le siens et elle sembla m'interroger mentalement, levant les yeux au ciel, je m'apprêtait a lui dire de se lever et de se magner si elle voulait sortir mais un cri n’interrompit. Quoi encore ? Y'a encore un imbécile,ou une imbécile, qui s'était fait choper ? Rhaaa... Je lâcha un soupire. Quelle galère. Mon regard revint vers l'inconnue qui observait le bandage que je lui avait fait, c'était du bon travail, ça devrait tenir asser pour qu'elle rentre chez elle. Enfin normalement... On est jamais sur de rien dans cette ville de merde. Soudain, elle s'avança vers moi,
" Ton nom ? "
Je faillit répondre 'Dieu' mais un grognement ne m'en laissait pas le temps, sérieusement, je peut jamais parler où quoi ? Pensait je tendis qu'elle enchaîna rapidement :
" Dépêchons-nous de sortir de là. Cette personne doit se la fermer si nous ne voulons pas nous trouver coincés ici. Viens m’aider. "
Je la vit me dépasser et observer le mur derrière moi en soupira,
"Oui madame..."
Elle se retourna et dit d'un ton assuré :
" Fais-moi la courte échelle. Tu entends, les horreurs se rapprochent. Mettons de cotés nos différences ' claniques ' Nous sommes encore en vie grâce à une entraide mutuelle. Poursuivons un peu. Nos routes se séparons ensuite. Je ne te ferais pas un coup fourré. Vu la zone, pas besoin de s’entretuer en plus. "
Je leva les yeux au ciel encore une fois et atrappa mon sac, sortant un pistolet d'une poche et le lui lança,
"Tient, prend ça, sa sera plus efficace que tes petits poings je pense. Et ne t'inquiète pas, évidement que je vais t'aider. Je suis pas con au point d'essayer de m'en sortire seul... Putain, je déteste les enfoiré qui restent tranquille dans leurs bunker..."
Je mit le sac sur mon dos après l'avoir refermé et passa mon arme en bandoulière sur le coter de ce dernier. Puis je me mit dos au mur, croisant les mains de façon a lui donner un appuie,
"C'est bon vas y."

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MessageSujet: Re: La prise de la Bastille ou le récit d'un naufrage. [PV Shobu]   Dim 28 Aoû - 22:30

« Tiens, prends ça, ça sera plus efficace que tes petits poings, je pense. Et ne t'inquiète pas, évidemment que je vais t'aider. Je ne suis pas con au point d'essayer de m'en sortir seul... Putain, je déteste les enfoirés qui restent tranquilles dans leur bunker... »

Une grosse blague.


Soit cet homme était fou, stupide, ou inexpérimenté, mais utiliser une arme à feu dans un quartier comme celui-ci ne nous attirerait que plus d’ennuis. Comprenez : plus d’infectés. Etait-il réellement un militaire ayant l’habitude du terrain ? Je commençais à en douter. Pour autant, face à toute cette situation, il était resté calme, lucide avec un bon état combatif. Étrange. Paradoxal.

« Es-tu sûr d’avoir toute ta tête ? La grande faucheuse sera plus que ravit de nous voir utiliser cette arme. Garde là. Pas la peine d’attirer plus de mutants. » Lui répondais-je incisive. Réajustant mes poings américains, j’ajoutais : « Continue donc de sous-estimer mes poings, mais j’espère pour toi que tu ne finiras pas par avoir affaire à eux. A moi. »

Sans plus faire attention à lui, je pesais violemment sur la courte échelle qu’il avait faite et me propulsais jusqu’au sommet du mur. S’il fit une grimace, je ne m’en aperçus pas, ni n’entendis le moindre grognement face à mon poids. J’étais tout simplement trop sonnée par le spectacle qui s’offrait à moi.


Un champ de ruines et de gravats.


Bien que Paris ne ressemble plus qu’à un enchaînement d’immeubles défoncés et branlants, les voir tous à terre à cause des bombardements, me choqua. Pas que je sois très attachée à cette ville, mais le contraste était saisissant. Je connaissais très bien le quartier de la Bastille : je m’y étais taillée une sacrée réputation dans le sang durant ma carrière clandestine. Un élan de nostalgie me prit d’un coup à la vue des bâtiments démolis et des zombies blancs recouverts de poussières déambulant autour d’eux. Le Chat Noir ne devait pas être loin…  


Le crissement d’ongles sur le béton m’empêcha de formuler plus loin ce début de pensée.


Deux infectés tentaient de m’atteindre par tous les moyens, en vain. Pas de têtes qui m’étaient connues. Peut-être trouverais-je des survivants ? Je l’espérais. Très fortement. Si j’avais pu être croyante, j’aurais supplié, prié, promis dévotion et foi : une Hyènes vivante et pas mal d’ennuis me seraient épargnés dans le futur. A mon retour. Mais, qui donc aujourd’hui pouvait bien croire en quelque chose de supérieur ?

Je jetais un coup d’œil à mon acolyte. Il me regardait de ses pupilles rouges sangs, se demandant sans doute ce que j’attendais pour l’aider à grimper. Il se fondrait parfaitement dans la masse grouillante des Sans-vie avec la blancheur de son teint et de sa chevelure… Lui tendant mon bras valide, il se hissa à mes côtés et prit le temps d’observer les parages. Il espérait sans doute repérer dans la masse informe des rues et des débris son collègue. J’étais davantage préoccupée à chercher d’où pouvais bien provenir les hurlements que nous avions entendus. Je scrutais, m’attardant quelques instants sur les bras agités de soubresauts des crevards ensevelis. Ceux encore sur leurs jambes m’intéressaient davantage : ils allaient tous dans la même direction, sur notre droite. Un imposant mont de gravats nous empêchait de voir ce qu’il se cachait derrière. Donnant un coup de coude à mon voisin, je lui désignais du doigt sa direction. Il nous fallait aller là-bas.

« T’as un couteau ? » Chuchotais-je, des grognements de plus en hargneux en arrière-fond.

Le militaire hocha la tête.


Sans attendre plus longtemps, je sautais du mur et tombais pied en avant sur l’un des mutants.


Sa tête éclata, aspergeant le sol blanc de matières grises nauséabondes. Restant à genoux, je passais en dessous de la garde du second, avant de lui envoyer un puissant uppercut, le propulsant contre le mur. Il s’affaissa. Autour de moi, il y avait de plus en plus d’infectés allant là où nous voulions nous rendre.  

Un cri retentis de nouveau.


Je jurais avant de commencer à courir, passant de mutants en mutants, vers le monticule de ruines. L’homme aux cheveux blancs me suivait, zigzaguant entre les mains tendues des ensevelis. Quel paysage horrifique… Et cette sensation d’urgence qui me nouait les tripes.

Quoique nous découvririons, une fois atteint cette butte, ça n’allait pas me plaire…

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MessageSujet: Re: La prise de la Bastille ou le récit d'un naufrage. [PV Shobu]   Jeu 1 Sep - 16:14

"Oui j'avais un couteau"
pensais-je après qu'elle m'est posée cette question, mais j'avais aussi un M4A1 munie d'un silencieux dont je savait me servir, pas avec la précision d'un chinois fabriquant une Nike, mais asser pour loger quelques balles dans la tête du premier enfoiré qui viendrait me faire chier, et en ce moment, j'était pas vraiment d'humeur a laisser un zombie me mordiller le poignet. Je remis la sécurité du flingue qu'elle m'avais rendus et le remis là où il était, me remémorant sa remarque acide, évidement que j'était au courant des dangers d'utiliser une arme a feu, mais en dernier recours, c'est plus simple de s'exploser la cervelle avec une balle qu'en se l'éclatant contre un mur. On pouvait aussi viser les infectés, on m'a dit que ça marchait bien... Trève de plaisanteries, Je jeta un coup d'oeuil dans la direction qu'elle m'avais indiquer et lâcha un long soupire, c'était loin, il y avais des zombies qui se regroupait dans cette direction et on n'avais aucune vision sur ce qui pouvait se trouver derrière... Résultat, ça puait la mort comme idée, a mon avis. J'allait proposer de fuir dans la direction opposer quand la jeune femme sauta du mur en balançant un drop kick, ou truc du genre dans la tronche d'un infectés en bas.
"Et merde !" Jurais-je avant de sauter derrière elle, attendrissant plus maladroitement, je rangea mon arme derrière mon dos et courus a sa suite, dégainant mon couteau dans le même mouvement. J'esquiva rapidement quelques infectés qui essayèrent de m'attraper et finis par arriver près de la butte, accompagnée par la fille, sans réfléchir je plongea derrière et dégaina mon arme, silencieux vissé sur le canon et vérifia la présence d'infecté autour de nous. Bonne nouvelle, il n'y en avait pas. Mauvaise nouvelle, il y avais un mec, adossé a un mur, et qui pointait une lance de fortune sur mon estomac. Il était dans un piteux état, apparemment mordu a plusieurs reprise, au bras gauche, a la jambe droite et plus légèrement a la hanche. On ne pouvait pas l'amener avec nous, il serait trop lent. Et il ne semblait pas me vouloir que du bien. Je ne lâcha pas mon arme, mais écarta légèrement le canon de sa direction, montrant que je ne lui voulais rien, puis dit rapidement.
"Du calme, je ne te veut rien, je suis médecin."

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